lundi 8 août 2022

Bonnes lectures de l’été (7) : Baldusdottir. Chaque jour un livre parmi mes bonnes lectures de cette année 2021-2022

 

Baldusdottir, de Kristin Marja, le tome 1, L’esquisse d’un rêve, Karitas, et le tome 2, l’art de la vie, Karitas, Grands romans Points

1300 pages, et le voyage commence. Une véritable saga du monde nordique. Plus précisément, nous voilà en Islande. C’est le voyage de vie au long cours, d’une femme, Karitas, durant tout un siècle. Dans un univers particulier, celui de cette petite île de l’Atlantique nord, au climat et au relief difficiles, marquée par la mer et la pêche. Des rapports rugueux entre les êtres où n’est pas absente la solidarité familiale et autre, mais où la tradition est marquée ici comme ailleurs par des rapports de domination de l’homme.

         Et voilà Karitas, une femme, une femme libre dont le parcours va être un chemin de liberté, un chemin semé d’embûches qui ne l’empêcheront pas jusqu’à très tard et jusqu’à la fin d’être cette femme libre. Pas facile, face aux autres, face à la famille, face à la tradition, et face à l’amour. Mais le plus important est cette volonté de liberté.

         Femme libre en Islande au début du XXème siècle, pas facile. Mais n’oublions pas que l’Islande sur ce plan pourrait en remonter aux autres, en tout cas ces dernières décennies.

         Mais il n’y a pas seulement la liberté de cette femme, défendue bec et ongle. Il y a l’art. Une femme créatrice, une femme artiste, cela fait tache dans l’Islande de ces temps rudes. Et de surcroît une peintre, et de surcroît une peintre moderne, attirée par tous les courants de la peinture contemporaine du XXème siècle, laquelle est toujours dans la continuité des siècles antérieurs. Et en plus, une femme sans frontière, même si son cœur et son histoire la lient à cette île du nord, perdue en mer comme aurait dit Brel.

         Donc un livre de ces livres aux lectures de long cours. Mais un grand livre, écrit avec une écriture qui peut décontenancer, mais on s’y fait, et même avec plaisir.

dimanche 7 août 2022

Secteur du luxe : bénéfices insolents

Secteur du luxe : bénéfices insolents

03 Août 2022

Les entreprises du secteur du luxe ont annoncé des bénéfices en forte hausse par rapport à l’an dernier et leurs ventes ont explosé. La crise, ce n’est pas pour elles !

Le groupe LVMH (Louis Vuitton, Dior, Sephora, Guerlain, Givenchy...) caracole en tête du classement avec 6,5 milliards d’euros de bénéfice entre le 1er janvier et le 1er juillet 2022. C’est 23 % de plus que sur la même période de l’an dernier. Ensuite vient le groupe Kering (Gucci, Yves Saint-Laurent…) avec seulement 2 milliards (en hausse de 34 %) et enfin Hermès, avec 1,6 milliard (+40 %).

Plus de la moitié de ces profits faramineux sont directement versés aux actionnaires sous forme de dividendes. Bernard Arnault, le PDG du groupe LVMH, est l’un des trois hommes les plus riches du monde. Sa famille possède presque la moitié du groupe LVMH et cela lui permet de se partager 1,6 milliard d’euros pour les six premiers mois de l’année. Cela ne fait jamais que 3 150 euros à la minute !

Le secteur du luxe est florissant parce que les richesses prélevées sur l’exploitation des travailleurs du monde entier s’accumulent à un pôle de la société. Cela permet à une clientèle « grande-bourgeoise » de dépenser des fortunes en caprices de riches, de s’offrir un T-shirt Gucci à 650 ­euros, un sac Hermès à 4 500 euros, ou une malle Louis ­Vuitton à quelques dizaines de milliers d’euros.

                                      Nicolas MANNE (Lutte ouvrière n°2818)

 

De l’argent il y en a dans les caisses des actionnaires, il faudra aller le chercher

 


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                   Notre hebdomadaire en vente :

           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord ;            

         -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC)

 

Les prochaines permanences prévues.

-tous les vendredis de l’été, de 17 h.15 à 18 h.15 carrefour Babou ;

-dimanche 21 août, de 10h.15 à 10h.55 devant Intermarché du centre

Et au marché Héloïse, de 11 h. à midi ;

-lundi 22 août, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets.

 

Restrictions d’utilisation de l’eau, vrai pour le plus grand nombre, mais pas pour certains

 

STMicroelectronics : pompe à fric et pompe à eau

 

L’usine STMicroelectronics de Crolles près de Grenoble ne se contente pas de pomper par milliards les subventions de l’État. Elle siphonne aussi l’eau de la nappe phréatique à hauteur de 170 litres par seconde, soit la consommation d’une ville de 100 000 habitants. Lors de la construction d’une nouvelle unité de fabrication, ST a choisi, plutôt que d’investir dans le retraitement de l’eau qu’elle utilise, de se contenter la « neutraliser ». Une solution plus économique pour elle… mais beaucoup plus consommatrice d’eau.

Déjà, lors de l’alerte sécheresse de 2017 dans le département, les restrictions d’utilisation de l’eau potable pour les habitants et les agriculteurs n’avaient pas impacté STMicroelectronics. Alors que la consommation d’eau va doubler du fait de la nouvelle usine annoncée lors de la venue de Macron début juillet, le vice-président de la communauté de communes du Grésivaudan a assuré qu’il fera des pieds et des mains pour assurer à ST que l’eau continue de couler à flot malgré la sécheresse générale.

Et ces mêmes politiciens viendront nous dire demain qu’il faut être économe et responsable vis-à-vis de la planète !