lundi 13 juin 2022

Spéculation : les affameurs à l’œuvre

L’urgence du contrôle des travailleurs et de la population sur l’économie

 

 

À mesure que les prix de l’alimentation flambent, la famine menace dans les régions les plus pauvres de la planète.

         Les multinationales gardent soigneusement le secret sur l’état des stocks et les appels de certains dirigeants à faire la transparence resteront sans effets. Un ancien directeur de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a expliqué que les vendeurs gardent aujourd’hui leurs stocks, attendant que les prix grimpent avant de les revendre.

         Pour révéler au grand jour les affaires et les spéculations meurtrières de ces grands groupes, c’est le contrôle des travailleurs et de la population sur l’économie qu’il faudra organiser.

 

dimanche 12 juin 2022

Argenteuil, culture, un très bon livre discuté en présence de l’auteur : De notre monde emporté, de Christian Astolfi, chez l’éditeur « Le bruit du monde ». Après-demain mardi 14 juin, au Presse-papier à 18h.30

Quand il est question de la condition ouvrière et de ses déboires

 


 

C’est un magnifique livre. Ecrit en toute simplicité, mais où l’économie des mots diffuse une haute densité de pensée et d’humanité.

         Là, qui se souvient des chantiers navals de La Ciotat au bord de la Méditerranée ?

         C’est d’abord l’histoire d’un naufrage, acté par le consentement servile des gouvernements. Le chantier fermera.

         C’est aussi l’histoire de l’amour du travail et de la solidarité humaine qui se noue entre des travailleurs face au même travail.

         Mais c’est surtout l’histoire d’un massacre industriel de santé publique : l’amiante.

         L’amiante dont on soupçonne les effets néfastes dès le début du XXème siècle. En 1931, un chercheur définit le cancer type dû à l’amiante, le cancer de la plèvre. Avec d’autres cancers, leurs conséquences sont implacables.

         Il faut attendre 1997 en France pour que tout rapport avec l’utilisation de l’amiante soir interdit. Mais il faudra attendre la fin des années 2050 pour que l’amiante disparaisse des drames de l’histoire industrielle.

         Ce livre est donc un réquisitoire mais en filagramme dans ce magnifique récit merveilleusement écrit.DM

L’auteur, Christian Astolfi, sera en entretien avec Nicolas

À la librairie Le Presse-Papier ce mardi 14 juin à 18 h.30

 

Nos prochaines permanences, pour acheter notre presse, pour nous rencontrer et discuter:

-aujourd’hui dimanche 12 juin, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre,

Et de 11 h. à midi marché Héloïse ;

-lundi 13 juin, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 15 juin, marché des Champioux, de 11 heures à 11 h.30.

 

Éducation Argenteuil, lycée Georges Braque, des heures en moins, des conditions d’enseignement dégradées

Ils n’ont pas dit leur dernier mot

 

Le 7 juin
 

Une vingtaine d’enseignants du lycée Georges Braque à Argenteuil se sont retrouvés devant la direction académique mardi dernier. Ils protestaient contre la réduction des moyens alloués par l’État pour la rentrée prochaine.

         Ce lycée n’a cessé de voir augmenter le nombre de ses élèves ces dernières années. Les moyens d’enseignement auraient dû suivre. Loin de là, on assiste à leur réduction.

         La délégation a été accueilli par la morgue habituelle de cadres de l’inspection à mille lieux des conditions de travail sur le terrain.

         Jusqu’au bout de l’année, les enseignants de ce lycée auront tenté de se faire entendre.

         Les effectifs des classes vont continuer à augmenter. Jusqu’à ce que la corde casse dans ce lycée qui accueille des élèves principalement de milieux modestes. DM