jeudi 9 juin 2022

Argenteuil, médiathèques, Big brother dans les médiathèques

Les décideurs ont confondu avec Monoprix

 

 


Oui, à Monoprix, la pression à l’encontre des clients est qu’ils utilisent toujours davantage les « caisses automatiques » mises à leur disposition. Moi, je refuse de les utiliser, non seulement parce que le rêve des actionnaires de Monoprix est qu’il n’y ait plus de caissières mais parce que j’ai besoin d’échanger quelques mots avec elles.

         Et voilà que nous venons d’apprendre que la municipalité s’inspirerait des pratiques du Monoprix d’Argenteuil. À la médiathèque Louis Aragon-Elsa Triolet du centre- ville, elle veut installer des robots croqueurs de code-barres pour l’enregistrement des documents.

         Fini le contact avec les bibliothécaires ? Réduit le nombre de ces derniers ?

         Alors que ce contact est essentiel, en particulier dans une ville comme Argenteuil où il y a de nombreuses personnes non-francophones qui ne demandent qu’à échanger. Et puis, tous, nous avons besoin de bibliothécaires.

         Non à Big brother. La municipalité doit relire Georges Orwell pour modifier son inspiration. DM

 

 

Hausse des salaires, grèves, nouvelles de la lutte

 

En grève sur les salaires

 

 

Une partie des 70 salariés de l'entreprise de transport frigorifique et alimentaire STG Rouen, filiale du groupe Hivest Capital Partners, sont en grève depuis le 1er juin. La colère a éclaté suite aux négociations salariales annuelles durant lesquelles la direction a proposé une augmentation de 30 centimes de l'heure, dont 20 centimes immédiatement et 10 centimes en octobre. Face à cette proposition misérable, les travailleurs en grève réclament une augmentation de 1,5€ de l'heure afin de rattraper les baisses de pouvoir d'achat de ces dernières années.

La direction n'a pas manqué de tenter de provoquer les grévistes et menace notamment deux d'entre eux de licenciement. Cela a au contraire contribué à resserrer les rangs. Pour l'instant, près de la moitié des chauffeurs et agents du dépôt sont en grève, soutenus par une partie du personnel administratif. Un piquet de grève est organisé devant l'entrée de l'usine et tous discutent de l'idée que seule la grève, y compris étendue à d'autres sites du groupe, permettra d'imposer un rapport de force à même de faire plier la direction.

 

Colère au Golden Tulip

 


 

Les salariés du Golden Tulip à Marseille, des femmes de chambre aux cuisiniers, entament, ce mardi 7 juin, leur troisième semaine de grève en tenant un piquet devant l’entrée de l’hôtel. Sur les 70 employés, 45 sont en grève. L’établissement est quasiment à l’arrêt.

Bien que les salaires soient faibles et, pour beaucoup, le travail à temps partiel, les grévistes, pratiquement tous syndiqués à la CGT, veulent tenir bon, et chaque jour, ils se réunissent pour discuter du mouvement.

Ils réclament une augmentation de salaire de 300 euros, la revalorisation de leur prime d’ancienneté, la généralisation de la prime de nuit, le respect du paiement et de la prise des congés (25 jours d’affilé) pour les ultra-marin(e)s afin qu’ils puissent profiter de leur famille, ce que leur refuse la direction pour la troisième année consécutive.

Avec l’augmentation des prix, « la fin du mois commence de plus en plus tôt » souligne une des grévistes. Du côté des femmes de chambre, la pression de la direction pousse les employés à en faire toujours plus : « Quand en moyenne, on doit faire 12 chambres durant un service, on peut nous en donner jusqu’à 20, et ce n’est pas payé plus cher… ».

Pour le moment, la direction à Paris fait la sourde oreille, mais l'établissement marseillais n'est pas le seul en grève... Le Louvre Hotels Group (Kyriad, Campanile, Première Classe), auquel appartient Golden Tulip, est lui-même la propriété de Jingjiang, un groupe chinois, qui a pourtant réalisé, en 2020, plusieurs centaines de millions d’euros de profits : de quoi augmenter les salaires et permettre de travailler dans des conditions correctes.

Les salariés en sont convaincus, c’est par la lutte qu'ils peuvent défendre leur pouvoir d’achat et des conditions de travail acceptables.

Retraites : justement, préparons le bras-de-fer

Il va falloir rendre les coups

 


Borne a expliqué qu’elle voulait mettre en place la retraite à 65 ans « sans que ça tourne au bras de fer ». Le projet du gouvernement est pourtant une provocation.

         Alors que les milliards pleuvent sur les gros actionnaires et que la fortune des milliardaires explose, il n’y aurait pas de quoi permettre à toutes et à tous d’accéder à une retraite digne, sans crever au travail ?

         Ce n’est pas un bras de fer que les travailleurs vont devoir mener, mais un vrai combat de boxe. Et il faudra mettre K.O. Borne et le grand patronat.