mercredi 8 juin 2022

Renault - Les travailleurs de PEI ont gagné !

 

Grève et obstination ont payé

 

 

Après 6 semaines de grève les travailleurs de la société de nettoyage PEI ont fait céder leur patron, au Technocentre Renault dans les Yvelines,
        Malgré les agents de sécurité supplémentaires, les maîtres-chiens, les huissiers et la police, les manœuvres de la direction de Renault, le donneur d’ordres, tout cela n’a pas réussi à les faire reculer.
       Vendredi 3 juin, après une dernière démonstration de leur détermination, ils ont obtenu la fin du chômage partiel, le paiement des jours de grève et la possibilité pour les salariés qui le souhaitent de partir avec une prime de départ augmentée de 30%.
       Ils ont surtout appris à se connaître et à lutter collectivement, ce qui leur servira pour s’assurer de l’application de l’accord. La force des travailleurs, c’est la grève !


Énergie : un bouclier qui ne freine pas les spéculateurs

 

D’une poche à une autre, mais toujours celles des travailleurs

 

 

Campagne électorale oblige, Le Maire a promis qu’il n’y aurait pas de rattrapage de l’inflation sur les factures de gaz et d’électricité des particuliers en 2023.

         Quelques soient les promesses électorales, cela n’a pas empêché les augmentations qui avaient eu lieu avant le « bouclier énergétique » et l’électricité pourra continuer d’augmenter jusqu’à 4 %.

         Le gouvernement laisse les trusts de l’énergie de continuer à spéculer et c’est l’État qui éponge ces surcoûts avec l’argent des contribuables. Ce qui ne se verra pas sur les factures de gaz se paiera par les impôts directs ou indirects pendant que les trusts énergétiques continueront de gaver leurs actionnaires.

mardi 7 juin 2022

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 6 juin 2022

 Aux Législatives, votez pour votre camp, votez Lutte ouvrière !

6 juin 2022

Le premier tour des législatives a lieu dimanche prochain. Même si le cirque des promesses électorales ne fait plus rêver grand monde, le petit monde politicien continue de s’activer.

En s’engageant à convoquer un Conseil national de la refondation, Macron a ressorti sa poudre de perlimpinpin. Il veut, dit-il, changer de méthode, pour nous faire avaler la même politique antiouvrière, dont l’attaque sur les retraites.

La gauche chaperonnée par Mélenchon est en compétition avec le Rassemblement national pour le titre de premier opposant. En s’alliant, La France insoumise, le PS, EELV et le PCF ont toutes les chances de se renforcer à l’Assemblée nationale. Cela promet de faire tourner le moulin à paroles, mais ce n’est pas là-dessus que les travailleurs doivent compter.

À cause de la flambée des prix, les travailleurs s’appauvrissent de mois en mois. La seule mesure qui peut l’empêcher est l’indexation des salaires, des retraites et des allocations sur les prix. Eh bien, il n’y a pas un politicien pour la défendre !

Macron ne veut pas contraindre le grand patronat, mais Mélenchon ou Le Pen s’y refusent aussi. Tous les deux ont le verbe haut pour dénoncer le Président des riches, mais pas pour s’affronter au grand patronat, même en paroles.

Oh, il est de tradition, à gauche, de s’offusquer des fortunes ahurissantes accumulées dans les coffres forts de la bourgeoisie et de promettre de plus taxer les riches ! Mais s’opposer à la classe capitaliste, contester son pouvoir sur les travailleurs et sa liberté de spéculer, ils ne le veulent pas !

Quant à Le Pen, elle n’a jamais un mot contre les capitalistes. Ce sont les immigrés, c’est-à-dire les travailleurs exploités dans le bâtiment, le nettoyage ou le gardiennage, qu’elle accable en permanence.

Qu’ils soient d’extrême droite, de droite ou de gauche, les principaux politiciens rivalisent pour gérer le capitalisme alors que ce système nous condamne, nous travailleurs, à l’exploitation, au diktat patronal, à la précarité permanente. Alors qu’il condamne les travailleurs indépendants, les artisans et les paysans à la loi du plus fort.

Alors que ce système condamne en réalité toute la société, parce qu’il fabrique les inégalités, les injustices et les guerres. Parce qu’il engendre crise sur crise et met en péril l’avenir de la planète et la survie de l’humanité.

Le changement ne viendra pas de l’intérieur des institutions ni des notables qui font tourner le système et en retirent nombre de privilèges. Il viendra des travailleurs, conscients de leurs intérêts et de leur force collective.

Quand les travailleurs se battront pour défendre leurs conditions d’existence et que, conscients de leur force, ils contesteront à ceux qui ne font rien de leurs dix doigts le pouvoir de diriger la société, là, oui, nous pourrons parler d’un tournant historique ! Et celui-ci dépend de chacun d’entre nous, de notre volonté de nous organiser avec cette perspective.

C’est un combat difficile ? Sans doute, car la grande bourgeoisie domine le monde. Elle s’appuie sur des États et sur des institutions internationales, sur des armées et des médias qui propagent ses valeurs et son idéologie, le culte de l’argent et la réussite individuelle. Mais les travailleurs ont la force du nombre et celle que leur donne leur place dans l’économie. Il n’y a pas un euro de profit qui ne dépende de l’existence d’ouvriers, d’employés, mais aussi de soignants pour assurer la santé des travailleurs, d’enseignants pour les éduquer, de conducteurs de bus ou de métro pour les transporter. C’est un combat que les travailleurs peuvent gagner s’ils ont conscience, comme disait Marx, qu’ils n’ont rien à perdre que leurs chaînes.

Dans le passé, les travailleurs ont su exercer une pression sur la vie politique. Ils l’ont fait au travers des luttes collectives, des grèves, des occupations d’usines. Et en l’absence de lutte, ils puisaient leur force et leur fierté dans l’idéal d’une société sans exploitation, sans la loi du profit et la concurrence. Une société égalitaire et organisée collectivement, une société communiste.

Pour peser à nouveau sur la vie politique, il faut construire un parti totalement indépendant des partis bourgeois. Un parti composé et dirigé par des travailleurs et présent dans les entreprises et les quartiers populaires pour aider aux luttes nécessaires. Un parti qui propage la conscience que les travailleurs sont capables de diriger la société bien mieux que la grande bourgeoisie.

Argenteuil-Bezons, Législatives (24), face aux nouveaux semeurs d’illusions, votez pour des militants de la lutte de classe du monde du travail

 

Le 12 juin, votez pour Dominique MARIETTE et Michel CAMPAGNAC

 


Le 12 mars, à nouveau, tous les tenants de la gauche, jusqu’à une gauche dite radicale, martèlent à l’unisson que le bulletin de vote peut être un bouclier pour les travailleurs et même un glaive ; à nouveau des partis qui, de l’Union de la gauche de Mitterrand à la Gauche plurielle de Jospin ou, plus près de nous, à la gauche de Hollande, ont utilisé les suffrages des classes populaires pour servir la bourgeoisie et le patronat, sont présentés comme des amis des travailleurs. Dans le passé, le résultat a toujours été de les anesthésier et de les démoraliser.

« Mélenchon, Premier ministre », c’est-à-dire la cohabitation d’un gouvernement de gauche avec Macron, est la perspective annoncée par les candidats du NUPES. La croient-ils possible eux-mêmes ? En tout cas, ils voudraient le faire croire aux travailleurs, aux chômeurs, aux retraités, aux familles populaires pour faire le plein de voix au nom du vote utile. Une telle « alternative de gauche », même dans sa variante recyclée et rassemblée par ce vieux politicien qu’est Mélenchon, ne servira qu’à étouffer la colère et les aspirations populaires dans les urnes en faisant miroiter un avenir meilleur par la vertu du bulletin de vote. Et dans l’hypothèse la plus probable où la gauche n’aurait pas la majorité parlementaire à l’issue des élections législatives, combien d’électeurs parmi les travailleurs et dans les quartiers populaires vivraient ce résultat électoral comme une défaite, les condamnant à attendre encore cinq ans avant une nouvelle tentative ?

Aux travailleurs NUPES n’offre aucune perspective réelle même au cas où elle aurait une majorité parlementaire. Pour se défendre et imposer leur droit à une vie digne, les travailleurs devront faire émerger de leurs rangs des militants de la lutte de classe et non des militants de la lutte pour les places au Parlement ou dans les salons ministériels.

Dimanche 12, face aux semeurs de nouvelles désillusions, il faut voter pour ces militants de la lutte de classe du monde du travail. À Argenteuil, il faut voter pour Dominique MARIETTE et pour son remplaçant Michel CAMPAGNAC, des militants du monde du travail de longue date à Argenteuil et à Bezons.

 

Réunion publique-débat de Lutte ouvrière

Avec Dominique MARIETTE ET Michel CAMPAGNAC

Jeudi 9 juin

Espace Nelson Mandela à Argenteuil

19 h.30