samedi 20 novembre 2021

Salaires : des augmentations à imposer

Salaires : des augmentations à imposer

17 Novembre 2021

Selon Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, et alors que vont commencer les négociations annuelles obligatoires (NAO) entre les patrons et les syndicats, « beaucoup d’entreprises augmenteront les salaires en 2022 ».

 


 

Est-ce une invitation à demander aux dirigeants du secteur privé d’augmenter les salaires, voire à l’État d’intervenir pour les obliger à compenser les pertes occasionnées à la fois à cause des prix qui s’emballent et de la perte de ressources causée par le confinement ? Certainement pas, le patron des patrons reste le défenseur de la « libre entreprise ». Tout au plus constate-t-il que, face à la pénurie de main-d’œuvre dans la restauration et le bâtiment, les dirigeants d’entreprise de ces secteurs seront bien forcés de donner un coup de pouce aux salaires particulièrement bas s’ils veulent pouvoir recruter. De même, tous ceux qui étaient en chômage partiel, avec un salaire lui aussi partiel, gagnent forcément plus en étant revenus à temps complet.

Roux de Bézieux parie aussi sur les primes, à commencer par la prime Macron défiscalisée, à laquelle s’ajoutent celles « qui seront versées dans beaucoup d’entreprises ». Ainsi, celles d’intéressement et de participation, affirme-t-il, vont augmenter à cause des « très bons résultats 2021 » de ces entreprises. Comme si l’accroissement des profits patronaux entraînait automatiquement une hausse de salaire pour les travailleurs ! Au contraire, c’est parce qu’ils tondent leurs salariés que les grands patrons s’enrichissent, ils ne vont pas spontanément rendre d’une main ce qu’ils leur ont volé de l’autre.

Derrière ce tableau mirifique de l’économie de marché, les travailleurs de nombre d’entreprises, privées ou publiques, constatent, eux, une chute de leurs ressources salariales à chaque fin de mois, due à un blocage de leur salaire venant après les pertes dues au confinement, ou conjuguée à une diminution importante des primes. Cette baisse du revenu mensuel peut aller jusqu’à plusieurs centaines d’euros, pendant que les énergies, l’alimentation, le textile et dernièrement le blé, entre autres produits de consommation courante, continuent leur course inflationniste.

Les contes mensongers de Roux de Bézieux ne peuvent masquer qu’en réalité les classes laborieuses ne cessent de s’appauvrir. Alors, attendre une hausse de ressources d’une hypothétique reprise économique peut tromper ceux qui n’ont aucun souci d’argent, mais pas les travailleurs pour qui la fin du mois arrive de plus en plus tôt. Quel que soit leur secteur d’activité, ceux-ci doivent se retrouver autour de la revendication commune d’une hausse des salaires conséquente, d’au moins plusieurs centaines d’euros par mois, garantie par une échelle mobile qui tienne réellement compte des hausses de prix.

                                        Marianne LAMIRAL (Lutte ouvrière n°2781)

 

Les permanences des jours à venir :

-aujourd’hui samedi 20 novembre, de 10 h. à 10 h30, marché des Coteaux ;

-puis, de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 21 novembre, de 11 h à midi au marché Héloïse ;

-mercredi 24 novembre, de 11 h à 11h.30 marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez toutes les vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 

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                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022

Les habitués de la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2022. Des dates à retenir !

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Argenteuil, TVO-Transdev, 2ème journée de grève, un succès

 

La grève est la force des travailleurs

 

Hier vendredi, les grévistes devant le dépôt du Val

À l’appel des différentes organisations syndicales, le travail était à nouveau à l’arrêt chez TVO hier, pour la deuxième journée consécutive.

         Les conducteurs et les personnels contestent les conditions du transfert de leur entreprise qui appartient au groupe Transdev, mais qui doit être transférée à Kéolis au 1er janvier prochain.

         Dans ce cadre, il y a une contestation de la procédure suivie pour ce transfert, mais également à ce propos des questions de rémunération pas claires du tout, mais sous doute beaucoup de craintes aussi sur les futures conséquences du transfert sur les conditions de travail et sur les salaires. Les salariés voudraient que le transfert soit pour le moins reculé.

         Les conducteurs et les personnels ont déjà fait une démonstration au moins sur un plan. Quand ils sont unanimes à ne plus vouloir se laisser faire, la crainte commence à changer de camp. DM

Argenteuil, projet « Les promenades vers le néant » et une municipalité du pays des bisounours

 

Les VRP du promoteur. Dur métier.

 

 

Elle les avait pourtant sélectionnées, mais les associations qui avaient été invitées, n’ont pour la plupart pas répondu à l’invitation de la municipalité qui voulait jeudi soir effectuer une énième présentation du projet de liquidation de l’espace Jean Vilar, et expliquer à ces associations comment elles devaient envisager de se débrouiller dans les années qui viennent.

         L’obstination de la municipalité à défendre le projet d’un promoteur montre qu’elle sent bien que l’affaire n’est vraiment pas gagnée. Alors, elle parle de tout sauf de l’essentiel. Grand silence sur les logements qui vont donner du gras au promoteur. En revanche, déluge d’envolées lyriques sur la célèbre reconquête des berges sur laquelle les municipalités LR ont eu tout de même le temps de se pencher depuis 2001. Vingt ans tout de même !

         En attendant, la municipalité pratique la célèbre méthode Coué et annonce son calendrier, faisant fi de l’opposition de l’énorme majorité de la population qui refuse ce projet destructeur.

         Souvenons-nous que Georges Mothron annonçait en 2016 que son affaire serait totalement bouclée en 2019. Chacun peut constater ce qu’il en est.

         Bref, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. La lutte continue pour la défense de l’espace Jean Vilar. DM