mardi 9 novembre 2021

Nicaragua : Ortega, de guérillero à dictateur

 

Le nationalisme, fût-il radical et anti-impérialiste, est une impasse

 


 

Daniel Ortega vient d’être « réélu » pour la quatrième fois à la tête du Nicaragua après avoir arrêté plusieurs candidats et dissout la plupart des partis d’opposition.

Avec le temps, l’ancien guérillero sandiniste en lutte contre la dictature pro-américaine, héritier du castrisme, a perdu sa base sociale et s’est transformé en dictateur défendant les privilèges de son clan familial. Sur le plan économique, il a ouvert le pays aux capitaux privés et aux multinationales. En 2018, il a réprimé violemment la contestation de la réforme des retraites exigée par le FMI.

Le parcours d’Ortega illustre l’impasse du nationalisme, fût-il radical et anti-impérialiste.

lundi 8 novembre 2021

Profits qui explosent = développement de l’exploitation. L’exemple de Toyota

 

Toyota : le miracle sombre de l'exploitation

 


 

Toyota annonce un profit annuel record de 19 milliards d'euros pour une production en baisse de 300 000 véhicules. Un miracle ? Non ! Toyota a privilégié la production des véhicules les plus chers, en augmentant leurs prix.

Mais surtout, dans toutes les usines, les travailleurs de Toyota et ceux des sous-traitants ont subi l'intensification du travail, les journées à rallonge avec « l'overtime » alternant avec le chômage forcé, la flexibilité toujours plus grande et la baisse des salaires.

Ces 19 milliards proviennent de l'exploitation forcenée des travailleurs. Il faudra faire rendre gorge à ces exploiteurs.

 

Les permanences des jours à venir :

-mercredi 10 novembre, de 11 h à 11h.30 marché des Champioux.

 

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez toutes les vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2779, et Lutte de classe (2,5 euros) n°219, lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Argenteuil, défense de Jean Vilar, défense du marché Héloïse, les deux roues d’un même vélo de lutte

Une réorganisation qui exige de retirer le pouvoir aux dominants

 

 

Certes, il a bien changé

Suite à l’article d’hier de notre blog sur la nécessité pour les commerçants du marché Héloïse de prendre conscience du danger que fait peser sur leur activité future le projet Cap Héloïse, un commentateur amical, défenseur de l’espace Jean Vilar, m’a transmis l’élément critique suivant : « je trouve vraiment que nous sommes complètement saturés avec ce marché aujourd’hui . Circulation totalement anarchique ... c’est calamiteux, on ne parle pas de la pollution... oui je ne suis pas pour le projet Héloïse mais ce marché est aussi d’un autre siècle. »

         Les désagréments qui existent de longue date de ce marché, loin de moi l’idée de les minimiser. Ils posent la question en particulier des déplacements, de l’utilisation de la voiture, du parking et du plan de circulation. D’une manière générale, les municipalités successives se sont totalement désintéressées de la question, comme elles ont par ailleurs abandonné l’entretien en profondeur de la salle Jean Vilar.

         Mais ce marché est essentiel pour les milieux populaires. Pas seulement parce qu’ils y trouvent des produits dont les prix sont à leur portée (le prix correspondant -pas toujours- à une qualité moindre il faut le reconnaître). À cela, il faut surtout ajouter le rôle social de rencontre que joue ce marché pour des hommes et des femmes, des femmes en particulier. Un rôle essentiel et rare.

         J’espère donc que pour les décennies du présent siècle, nous retirerons le pouvoir des promoteurs et supprimerons leurs prédations, nous promouvrons bien d’autres moyens de déplacement, nous supprimerons l’essentiel de la pollution, et opérerons sans doute bien des réaménagements favorables à tous sans exclusive. Cela exige la révolution et la marche vers le socialisme des égaux. DM