mardi 9 novembre 2021

Santé et Covid à l’école : où sont les moyens supplémentaires ?

Contraintes supplémentaires, mais rien en plus côté moyens

 


 

Hier lundi 8 novembre, les masques sont redevenus obligatoires dans 39 départements de plus, ce qui porte le chiffre total à 61 départements, soit presque les deux tiers.

Mais comme le dénoncent directeurs d’école et enseignants, les embauches et les investissements indispensables pour faire face à une éventuelle nouvelle vague de l’épidémie n’ont pas été réalisés. Il est plus facile au gouvernement d’imposer des obligations à la population que de remédier à la pénurie d’agents de vie scolaire dans le secondaire ou de capteurs de CO2 et purificateurs d’air.

Les milliards du « plan de relance » sont réservés aux capitalistes, et tant pis si les adultes en charge des écoliers sont une fois de plus obligés de les encadrer et de les protéger avec

 

Argenteuil, ABH, services publics qui devraient être attentifs aux soucis de tous, face à eux, isolés nous sommes faibles. Unissons-nous !

 

La nécessité absolue de l’organisation collective

 

 


Le journal Le Parisien a rapporté ces derniers jours « l’aventure » d’une habitante qui attend depuis deux ans de pouvoir rentrer dans son appartement d’ABH du centre d’Argenteuil. Victime d’un sinistre dont elle n’était absolument pas responsable, un incendie en l’occurrence, elle vit depuis deux ans dans une autre cité de la Ville, bien plus périphérique, et avec un bail précaire.

         Les travaux de rénovation de son appartement seraient, selon ABH, en passent d’être terminés. Mais ce n’est pas seulement le délai important qui auront été nécessaires qu’il s’agit ici de dénoncer, c’est tout autant un certain mépris dont elle a été victime dans le traitement de son affaire.

         Durant ces deux ans, cette locataire a frappé à de nombreuses portes, et rares ont été celles qui se sont ouvertes ou ont fini par s’ouvrir. Et c’est bien là où le bât blesse. Et ce que cette personne a dû subir relève effectivement de la loi du genre. Combien de gens modestes vivent la même chose, de la part de leur bailleur, de la part des services administratifs, de la part de nombre d’élus qui ne tendent l’oreille que pour solliciter  des suffrages.

Il y a sans doute en cause l’insuffisance des moyens, mais pas seulement. Il y a aussi le mépris social à l’encontre des gens modestes.

         Pour répondre à cette situation, il faut de l’organisation, de l’organisation, et encore de l’organisation, collective s’entend. Telles est une nouvelle fois la « morale » de cette histoire. DM

Pologne : la loi anti-IVG assassine

 

S’opposer à l’emprise criminelle des fondamentalistes catholiques

 


 Sur les pancartes de ces manifestantes polonaises : "Soutenez le droit à l'avortement"

Enceinte de 22 semaines, et déjà mère d’une fillette de 9 ans, une femme est décédée à Pszczyna, dans le sud de la Pologne. Elle était hospitalisée, la complication de sa grossesse menaçait sa santé et lui faisait endurer un martyre. Les médecins, auxquels la loi anti-avortement fait encourir jusqu’à trois années de prison en cas d’IVG, ont choisi d’attendre plutôt que de pratiquer une interruption de sa grossesse. Jusqu’à ce que la jeune femme succombe à une septicémie.

Les fondamentalistes, relayés par le pouvoir, poussent encore à un durcissement de la loi anti-avortement. A l’instar des dizaines de milliers personnes qui ont manifesté ce week-end, s’opposer à leur emprise criminelle est un geste vital.