lundi 8 novembre 2021

Loi des « 1607 heures » dans la fonction publique territoriale, un non-sens

Dans les communes aussi, l’exploitation en hausse

 


 La réduction du temps de travail, une vieille revendication du mouvement ouvrier (affiche de... 1919 !)

         L’État a décrété qu’au 1er janvier prochain, l’ensemble des travailleurs agents territoriaux des communes ne pourraient plus travailler moins de 1607 heures par mois. Là où les maires ont appliqué cette décision le doigt à la couture du pantalon, ces travailleurs ont perdu un certain nombre de jours de congés, entre autres régressions. Mais des maires, tel celui de Bonneuil-sur-Marne (PCF), refusent toujours d’appliquer ce mauvais coup pour les agents de leur commune, et ils ont raison. De nombreuses luttes, certaines partielles, ont eu lieu depuis des mois pour remiser la mesure.

         L’État comme le grand patronat qu’il sert aggravent la condition ouvrière, dont le temps de travail est une donnée importante.

         Ils augmentent ce temps, alors que les progrès de la productivité et le nombre de sans-emploi devraient permettre une réduction importante du temps passé au travail. Cette loi des « 1607 heures » doit être abandonnée.

         La société marche à l’envers. Il serait temps que les travailleurs la remettent à l’endroit.DM

 

Climat et traque des migrants : question de priorité

Que vivent demain les États-Unis socialistes du monde

 

 


De 2013 à 2018, les sept pays les plus riches ont consacré 14 milliards de dollars pour lutter contre le changement climatique, et deux fois plus, 33 milliards, pour empêcher l'arrivée des migrants.

Murs, barbelés, drones, etc. : les frontières sont de plus en plus militarisées. Les entreprises de ce secteur s'engraissent de ce business mortifère, tout comme les grands groupes pétroliers s'enrichissent du pillage des hydrocarbures.

Le capitalisme et les États sont à renverser.

 

dimanche 7 novembre 2021

Indexation des salaires sur les prix !

 

Un combat pour lequel il faut se préparer

 

 

Les Auchan, Carrefour et autres Intermarché négocient les prix avec leurs fournisseurs de l'agroalimentaire. Le président de la Coopération agricole, qui représente 2000 entreprises du secteur alimentaire, dont les marques Daddy ou Candia, réclame 5 à 10 % d'augmentation. Pour maintenir leurs profits, ces groupes veulent reporter sans délai la hausse des prix des matières premières et des carburants sur la farine, le beurre, le sucre ou le lait.

Pour les consommateurs au bout de la chaîne, qui sont aussi les travailleurs ayant produit, conditionné, transporté et distribué les marchandises, il n'y a qu'une solution pour ne pas subir la flambée des prix : l'indexation des salaires sur les prix.

 

Les permanences des jours à venir :

-mercredi 10 novembre, de 11 h à 11h.30 marché des Champioux.

 

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez toutes les vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2779, et Lutte de classe (2,5 euros) n°219, lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Démagogie anti chômeurs : offres d’emplois annoncées… et réalité. Un article notre hebdomadaire Lutte ouvrière

 Une campagne contre les chômeurs

03 Novembre 2021

La page d’accueil de Pôle emploi l’affiche en gros : plus d’un million d’offres d’emploi sont disponibles. De quoi alimenter les reportages sur les pénuries de main-d’œuvre, assortis de déclarations politiciennes pour dire en substance que le problème n’est pas le chômage, mais les chômeurs !

Ces chiffres et ces propos ont servi à justifier la révoltante réforme du mode de calcul des allocations chômage, afin d’encourager les chômeurs à occuper les postes non pourvus. Mais, outre le fait que beaucoup d’offres sont en réalité des emplois très précaires et mal payés, différentes enquêtes menées par des journalistes, mais aussi par des syndicats comme la CGT, montrent que beaucoup sont tout bonnement inexistantes.

Pour la seule ville de Noisy-le-Grand, en région parisienne, la CGT a relevé que, sur 713 offres d’emplois dits disponibles mises en ligne samedi 9 octobre, 40 % étaient non-conformes, car on les retrouvait en double, voire en triple exemplaire. À la présence de plusieurs annonces pour un seul et même poste s’ajoute celle d’offres mensongères, proposant un poste en CDD de trois mois qui s’avère finalement un contrat d’une semaine, etc.

Moins d’un quart du million d’offres affichées par Pôle emploi proviennent effectivement de l’agence publique, 77 % des annonces émanant de sites partenaires. Ces derniers sont en réalité des plateformes privées qui sont rémunérées en fonction du nombre de chômeurs qui s’y connectent et ont donc tout intérêt à mettre en avant beaucoup d’offres.

Le caractère inexistant ou mensonger des annonces est facile à vérifier. C’est d’ailleurs ce que font quotidiennement les demandeurs d’emploi qui cliquent dessus. Mais les candidats en campagne se soucient moins de la vérité que du nombre de voix qu’ils pourront attirer à coups de démagogie antichômeurs.

                                                    Nadia CANTALE (Lutte ouvrière n°2779)