mercredi 27 octobre 2021

Argenteuil, ATSEM, la seule perspective maintenant, c’est la grève

 

Une nécessité. Il reste à l’organiser pour gagner

 

Certainement pas à Argenteuil

Ce n’est pas nouveau, mais le point de rupture est atteint chez les ATSEM des écoles maternelles d’Argenteuil. Usure, la santé qui en prend un sacré coup, fatigue, non remplacement, déplacement d’office au pied levé d’une école à une autre pour boucher les trous, et parfois d’un bout de la Ville à un autre. Les ATSEM sont dans un état après un mois et demi de classe qu’elles atteignent habituellement au bout d’un trimestre, avec aujourd’hui un nombre d’arrêts-maladie record.

         La seule voie maintenant pour ne pas poursuivre dans cette voie et pour que cela change vraiment est la grève.

         Dernièrement, à Versailles et à Tours, le mouvement de grève d’ATSEM a permis des embauches. Ce qui a été possible dans ces deux villes l’est également à Argenteuil.

         Ce ne sont pas seulement les embauches pour des postes fixes et des postes de remplacement qui sont nécessaires. Il faut revoir également les horaires déments subis par les personnels. En avant ! DM

Propagande infâme de l’extrême-droite : Jean-Pierre Mercier y répond sur… Cnews. Énergie et courage.

Éducation, Blanquer en campagne contre les enseignants, une fraction du monde du travail

 Blanquer : laïc ou la trique ?

20 Octobre 2021

Inaugurant la nouvelle formation du personnel de l’Éducation nationale à la laïcité, le ministre Blanquer a affirmé que ceux qui, dans cette administration, n’adhéraient pas aux valeurs de la république devaient « sortir de ce métier ».

Il a même ajouté que la hiérarchie veillerait désormais à faire respecter cette injonction.

Cette déclaration martiale est à multiple détente. Officiellement dirigée contre les islamistes et venant quelques jours après la commémoration de l’assassinat de Samuel Paty, elle participe de la campagne permanente du gouvernement contre les musulmans et, en fait, de sa concurrence électorale avec la droite et l’extrême droite. Elle est aussi une vitrine publicitaire pour l’officine que Blanquer vient de lancer au prétexte de défendre les valeurs de la république et, surtout, une occasion de se mettre lui-même en scène.

Mais, au-delà de ces objectifs lamentables et de ces procédés répugnants, la déclaration de Blanquer est une menace pour tous les travailleurs de l’Éducation, voire tous les fonctionnaires. Car, bien entendu, c’est le ministre qui définit ces prétendues valeurs de la république devant être défendues. Un enseignant a-t-il encore le droit de donner une opinion négative de l’intervention française au Mali ou du massacre du 17 octobre 1961, de dire que l’argent public doit servir à l’éducation et pas à soutenir les profits ? A-t-il le droit d’en parler avec ses collègues, les parents d’élèves, les élèves ? Doit-il, en cours, faire passer les exactions commises au nom de la patrie pour de hauts faits ? À partir de quelle limite une manifestation ou une opinion sortiront-elles du cadre républicain ?

On voit, une nouvelle fois, qu’au-delà d’attaques ciblant la fraction immigrée de la population, l’État fourbit ses armes contre tous les travailleurs.

                                                             Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2777)

mardi 26 octobre 2021

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 25 octobre 2021

Ils nous pompent !

25/10/2021

Après des semaines de réflexion et de savants calculs, le gouvernement a tranché pour un chèque inflation de 100 euros, destiné à ceux dont les revenus sont inférieurs à 2000 €. Comme si les travailleurs demandaient l’aumône !

Donner une fois 100 €, alors qu’il nous faut, tous les mois 300, 400, voire 500 € de plus sur la fiche de paye, est une provocation. Quand on trime du matin au soir, quand on en est à sacrifier sa santé ou sa vie de famille pour le travail, la moindre des choses est de pouvoir vivre dignement de son salaire.

Cela fait des années que les salaires, dans le privé comme dans le public, sont bloqués à un niveau insuffisant. Des années que le grand patronat masque le problème en faisant miroiter des primes qui vont et viennent. L’augmentation des prix de l’énergie montre que cela ne peut plus durer.

Avec ce chèque, le gouvernement l’avoue : en-dessous de 2000 €, on ne peut pas s’en sortir. Eh bien, cela signifie qu’il ne faut pas de salaire en dessous de 2000 € !

La situation est complètement folle. Les travailleurs ont du mal à se loger, à se chauffer et faire leur plein d’essence alors qu’ils produisent toutes les richesses. Pourquoi ? Parce qu’il n’y en a que pour les profits et pour les dividendes ! Parce que l’exploitation s’est considérablement accrue, avec l’accumulation de fortunes exorbitantes pour la classe capitaliste et l’appauvrissement de la population laborieuse.

L’État pompe notre porte-monnaie à chaque fois que nous passons à la station-essence avec des taxes qui constituent 60 % du prix de l’essence. Mais le prélèvement le plus lourd est celui de l’exploitation par laquelle le grand patronat pompe à leur source les richesses que nous produisons et s’approprie le fruit de notre labeur.  

Pour refuser les augmentations de salaire, le grand patronat met en avant la compétitivité et le fameux « coût du travail ». C’est bien un mensonge de patron : le travail ne lui coûte pas, il lui rapporte gros. Si ce n’était pas le cas, il y a belle lurette que le salariat serait aboli !

Quant à la compétitivité, elle sert d’alibi. Car celle-ci dépend avant tout des marges bénéficiaires empochées par les capitalistes. Les salaires sont maintenus le plus bas possible, pour que le grand patronat assure et augmente ses marges et ses profits. Résultat : les grandes fortunes ont augmenté de 20, 30, 40 % en un an, quand les salaires restent au plancher.

Si les profits augmentent, il y a de quoi augmenter les salaires ! Le grand patronat ne le fera que contraint et forcé par les travailleurs unis et en lutte derrière cette revendication légitime.

Pendant des années, on nous a dit que la hausse des salaires allait créer de l’inflation. Aujourd'hui, nous avons des salaires bloqués, amputés par le chômage partiel, ET l’inflation.

Et il ne s’agit pas seulement des prix de l’énergie, mais aussi des loyers, des mutuelles, de l’alimentaire, et même de la baguette… De proche en proche, tous les produits seront touchés et, tous les experts le disent, nous serons confrontés au renchérissement du prix de l’énergie pendant des années. Il ne s’agit donc pas d’une flambée des prix passagère, mais du retour durable de l’inflation.

Pour les patrons, il n’est pas compliqué de répercuter les hausses des matières premières et de leurs charges sur les prix de leurs marchandises et de leurs services puisqu’ils les fixent eux-mêmes. Eux sont maîtres de leurs revenus et ils peuvent les augmenter en même temps que l’inflation.

Les salariés n’ont pas cette facilité : il faut donc l’indexation automatique des salaires sur l’inflation. Celle-ci doit se faire sur l’augmentation réelle des prix, et pas sur celle calculée officiellement et largement sous-estimée.

Pensez, dans le calcul officiel de l’inflation par l’Insee, le loyer est compté pour 6 % des dépenses d’un foyer. Pour une personne vivant avec 2000 € cela ferait un loyer de 120 € ! Autant dire que l’État calcule l’inflation sur la base d’une fiction.

Alors, il faut augmenter les salaires et les pensions de retraite. Il faut un Smic à 2000 €. Et il faut l’indexation des salaires sur l’inflation réelle !

Il est possible d’arracher ces augmentations au patronat à condition de se battre. Il y a des mouvements de mécontentement qui vont du débrayage à la grève complète dans certaines entreprises. Ce sont autant d’exemples à suivre.

Aussi dérisoire qu’il soit, le geste du gouvernement prouve qu’il craint une flambée de colère. Elle est nécessaire et souhaitable et, pour qu’elle change le rapport de force entre les travailleurs et le patronat, elle doit mener à une flambée de grèves dans toutes les entreprises !

                                                                                           Nathalie Arthaud

 

Les permanences des jours à venir :

-mercredi 27 octobre, de 11h à 11h.30 marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez toutes les vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

Et demain mercredi 27 octobre

Nathalie Arthaud est l’invitée dans la matinale de France inter

à 07h50

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2775, et Lutte de classe (2,5 euros) n°218, lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Aides à domicile, revalorisation : prendre sur les profits et fortunes capitalistes !

 

C’est maintenant que nous avons besoin de centaines d’euros mensuels supplémentaires

 


 

Une revalorisation des aides à domicile du milieu associatif est prévue à partir du mois d’octobre. Sauf que le gouvernement ne compte la financer qu’à la hauteur de 70% (puis 50% à partir de 2022), laissant le reste à la charge des départements.

Dans le département du Nord, le conseil départemental a pour l’instant refusé de participer. Les associations devraient donc se débrouiller avec leurs budgets déjà insuffisants !

Ainsi à l’ADAR Flandre Métropole, la direction envisage de ne verser l’augmentation que dans quelques mois, de manière rétroactive... quand elle aura trouvé les financements. Et si elle ne les trouve pas, que fera-t-elle ?

Cette situation risque de se reproduire partout dans le pays.

Le coût de la vie augmente déjà et les factures d’essence et de gaz n’attendront pas quelques mois. C’est maintenant qu’il faut augmenter les salaires !

Les milliards coulent à flot dans les mains des capitalistes, et l’Etat continue à les arroser. C’est sur cet argent là qu’il faut prendre pour augmenter les salaires de tous et les indexer sur les prix. La mobilisation massive des travailleurs peut l’imposer.