mardi 25 mai 2021

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière du lundi 24 mai 2021

 

Le krach du Bitcoin, révélateur de la spéculation capitaliste

24 mai 2021 

Le 19 mai, les valeurs des cryptomonnaies, ces monnaies virtuelles dont la plus connue est le bitcoin, se sont toutes effondrées. 1000 milliards de dollars sont partis en fumée.

Le bitcoin a été inventé il y a un peu plus de 10 ans par des informaticiens qui voulaient créer, grâce à internet, une monnaie virtuelle échangeable par des transactions anonymes. Au départ, ce n’était presque qu’un jeu et le bitcoin n’avait aucune valeur. Puis ces informaticiens ont voulu prouver qu’ils pouvaient mettre en place des échanges fiables avec de vraies monnaies comme le dollar. Et le premier bitcoin a été vendu pour une somme infime, moins d’un millième de dollar.

Mais, des transactions fiables, anonymes, qui ne nécessitaient pas de passer par un compte bancaire, échappant au contrôle des États, c’était très pratique pour vendre de la drogue, blanchir de l’argent sale ou faire de l’évasion fiscale. Le bitcoin a alors intéressé toutes les mafias du monde.

Ce succès auprès de la pègre a fait monter sa valeur ou plus exactement son taux de change en dollars. Car celui-ci dépend directement de la demande. Plus le bitcoin est demandé, plus son prix augmente. C’est alors qu’il est arrivé dans la cour des grands. Des spéculateurs y ont vu une source de gains importants et rapides. Et puis, récemment, les banques américaines s’y sont engouffrées. Les unes après les autres, elles ont commencé à offrir des placements en bitcoins à leurs clients. Et ce secteur est devenu un des plus profitables de la finance. Le 14 avril, un bitcoin s’échangeait contre plus de 64 000 dollars.

Sur quoi repose la valeur du bitcoin ? Sur la seule confiance que les parties contractantes de cet univers financier ont les unes envers les autres et envers cet objet de leur spéculation. Pour des milliers de spéculateurs, le bitcoin a fini par avoir une valeur sociale reconnue. Les commentateurs se demandent s’il s’agit d’une monnaie ou pas. En tout cas, comme l’argent, il n’a de valeur que parce que des millions de gens veulent bien lui en reconnaître une. Si cette confiance se fissure, tout peut s’effondrer.

Le milliardaire américain Elon Musk, patron du groupe de voitures électriques de luxe Tesla, avait vanté le bitcoin, prétendant en avoir acheté pour un milliard et demi de dollars. Mais, par flair ou calcul ou les deux, il a changé de point de vue sur cette monnaie marginale et l’a critiquée. Peu de temps après, la Chine a annoncé qu’elle en interdisait l’utilisation. Cela a suffi pour que la confiance des spéculateurs dans le bitcoin soit ébranlée. Le doute s’est très rapidement propagé et le château de cartes s’est effondré.

Ce krach n’est, pour l’instant, pas un krach d’ampleur. Les cryptomonnaies ne représentent qu’un petit secteur de la finance. Mais la finance est un immense casino interconnecté, incontrôlé et instable. Le marché du bitcoin est réputé pour être très spéculatif. Mais toute la finance mondiale l’est, car la classe capitaliste préfère spéculer plutôt que d’investir dans la production, cela lui rapporte beaucoup plus.

Le krach du bitcoin est en petit ce qu’ont été les krachs financiers de l’économie mondiale des dernières décennies. En 2008, l’effondrement généralisé de l’économie a été évité de justesse, mais les conséquences en ont été considérables. Des entreprises ont fait faillite en chaîne, des millions de travailleurs ont perdu leur emploi et des pays entiers se sont enfoncés dans la pauvreté. La spéculation est repartie de plus belle.

Le problème n’est pas de savoir quand arrivera le prochain krach financier. L’évolution générale est une fuite en avant vers une spéculation toujours plus envahissante, et les membres les plus conscients de la classe capitaliste n’ont comme seul credo que : « après moi, le déluge ».

Tout cet édifice repose en dernier ressort sur l’exploitation des travailleurs. Si, dans les entreprises, la durée du travail est allongée, si les cadences sont augmentées, si les grands groupes ferment des sites pour concentrer la production sur un nombre toujours plus réduit de travailleurs, c’est pour dégager du profit afin d’alimenter la spéculation. À côté, les chômeurs en sont réduits à vivre de l’aumône des aides sociales.

Il faut stopper cette course à la catastrophe et seuls les travailleurs peuvent le faire en renversant la bourgeoisie et en prenant en main la direction de cette société. Ils en ont la force à condition qu’ils en prennent conscience.            

 

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) n°2754, et Lutte de classe (2,5 euros) n°216 :

         Lors de nos permanences de la semaine à venir :

-mercredi 26 mai, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Rendons visite au piquet de grève des travailleurs de PPG menacés de licenciement, à Bezons, au 84 rue Salvador Allende. DM

Révolte des Palestiniens : une vidéo de Lutte ouvrière : A l’ origine de la révolte des Palestiniens. Un peuple qui a pour ennemi l’Etat israélien et ses propres dirigeants pour adversaires

Rassemblement festif de Lutte ouvrière à Presles


Le 13 juin aura lieu un rassemblement de soutien aux listes de Lutte ouvrière aux élections régionales, de 9h à 20h.

A 15h : meeting de Nathalie Arthaud, qui conduit la liste de l’Île-de-France.

Ce rassemblement aura lieu sur le terrain de Presles, où se tient habituellement la fête de Lutte ouvrière. Nous tiendrons bien sûr compte dans son organisation de toutes les obligations liées au respect des normes sanitaires actuelles.

Participation aux frais

5 euros, ou plus en soutien.

Pass sanitaire

Chaque participant (de plus de 11 ans) devra présenter à l'entrée son pass sanitaire, soit à l'heure actuelle:

- la preuve d'un test (PCR ou antigénique)

- ou le certificat de vaccination complète

- ou le certificat de rétablissement du COvid-19

Accès

En train : nous recommandons ce moyen de transport. La gare de Presles-Courcelles (ligne H) est à 900 m du lieu du rassemblement. Navette entre la gare de Presles et l'entrée (priorité aux personnes à mobilité réduite)

Horaires sur transilien.com

La SNCF prévoit un train toutes les heures de Paris -Gare du Nord à partir de 6h34 (durée : 38 minutes). Retour : toutes les heures de 5h47 à 23h47.

En voiture : Presles est un village et le stationnement y est difficile. Merci de respecter les signalisations. Parking  réservé à 300 m du rassemblement.

Covoiturage : voir l'événement sur Mobicoop 

Argenteuil, quand la municipalité jouait aux Versaillais

 

Versaillais et Communards

 


Mais où avais-je la tête, à moins que j’ai la mémoire qui flanche ou encore que ce soit un acte manqué. Bien sûr que dans nos cœurs, l’esplanade actuellement dénommée « de l’Europe » à Argenteuil reste pour nous « l’esplanade de la Commune de Paris » la bien nommée et le sera toujours.

         Mais nous avions oublié quel avait été débaptisée par Georges Mothron acte 1 après son arrivée à la mairie d’Argenteuil. Voulant rompre avec le passé PCF de la Ville, il changea plusieurs noms de rue dont celui du boulevard Lénine et celui de cette esplanade, cœur du quartier populaire du Va d’Argent-Nord !

         Cela se passait en 2005. Mais cette dernière est toujours pour nous celle de la glorieuse Commune de Paris.

         Débaptiseurs et continuateurs, Versaillais et Communards ! Deux camps, deux mondes !

      Rendez-vous donc vendredi prochain 27 mai à 18 heures sur cet espace où nous chanterons la mémoire des combattants héroïques qui expérimentèrent durant 72 jours le premier pouvoir des travailleurs de l’histoire de notre planète. DM