mardi 13 avril 2021

Police : Une question de formation ? Non, seulement pour cacher le fond

 

Une partie de la réponse dans les cajoleries gouvernementales

 


Après les violences policières filmées à l’encontre du producteur noir Michel Zecler, en novembre dernier à Paris, le gouvernement a voulu faire croire que le problème venait de la formation des policiers, qui a été ramenée à un an au lieu de huit mois.

         Le temps de formation avait été raccourci en juin 2020, car l’État a besoin de plus en plus de forces de répression. Ainsi des formateurs dénoncent le fait que même des apprentis policiers ayant commis des délits graves, comme des violences conjugales, pendant leur formation sont embauchés à l’issue de leur stage.

         Quand le gouvernement entretient la méfiance vis-à-vis des immigrés et qu’il flatte la police en toutes circonstances, comment s’étonner qu’il en résulte des bavures racistes ? Quelques mois de formation en plus ou en moins n’y changeront rien.

150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871. Un exposé du Cercle Léon Trotsky (21). La Commune : première ébauche d’un État ouvrier, Les répercussions de la Commune en province

Comme vous le savez, nous n’avons pas pu tenir le Cercle Léon Trotsky qui devait aborder le 150ème anniversaire de la Commune de Paris. Le texte de cet exposé intitulé « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » est néanmoins disponible sur notre site lutte-ouvrière.org. Nous vous le proposerons jour après jour en « feuilleton » le présent blog « lo argenteuil »

 

La Commune : première ébauche d’un État ouvrier

Les répercussions de la Commune en province

 

À l’annonce des événements parisiens, de nombreuses villes, Limoges, Vierzon, Nevers, Saint-Étienne, Narbonne, Aix, Toulouse, Bordeaux, connaissent à leur tour une agitation. Par endroits, des minorités tentent de passer à l’action en proclamant leurs propres Communes, éphémères faute de bénéficier d’un soutien populaire suffisamment large et, surtout, faute de temps, car elles sont réprimées aussitôt. À Lyon, en mars et en avril, deux tentatives ont lieu. À Marseille, des insurgés prennent la préfecture pendant quelques jours: un corps darmée encercle la ville, la bombarde et y pénètre enfin. Après huit heures de combats acharnés, les troupes du gouvernement conduisent 500 prisonniers au château dIf. Quelques semaines plus tard, les dirigeants marseillais seront condamnés à mort par des conseils de guerre et exécutés.

Au Creusot, après la proclamation de la République, un ouvrier mécanicien, Dumay, avait été nommé maire et, aux élections de février à l’Assemblée nationale, sa liste avait obtenu 77 % des voix. À la nouvelle du 18 mars, une foule nombreuse se réunit et clame dans l’enthousiasme qu’elle veut suivre Paris. La Garde nationale défile en ville, des fraternisations ont lieu avec les soldats et, le 26 mars, Dumay proclame la Commune du Creusot. Mais dès le lendemain un millier de soldats envoyés en renfort désarment la Garde nationale. Schneider organise peu après de nouvelles élections municipales, en présence de l’armée, menaçante. Il soutient une liste que les contremaîtres montrent aux ouvriers en leur disant: «Voilà le pain!», tandis qu’ils montrent celle des partisans de la Commune en leur disant: «Voilà la misère!»

Pour le communard Benoît Malon: «Toutes ces tentatives échouèrent pour être restées indépendantes les unes des autres.» La Commune de Paris reste donc isolée.

Elle souffre aussi des mensonges répandus par les versaillais auprès des paysans ignorants et de la petite bourgeoisie provinciale. Courant avril, une femme qui anime un journal communard intitulé La Sociale, sous le pseudonyme d’André Léo, rédige pourtant une adresse aux paysans qui dit: «La terre au paysan, l’outil à l’ouvrier, le travail pour tous. […] On vous dit: les Parisiens, les socialistes sont des partageux. Eh! Bonnes gens, ne voyez-vous pas qui vous dit cela? Ne sont-ils pas des partageux ceux qui, ne faisant rien, vivent grassement du travail des autres?» Avec un instinct juste, elle devine que le prolétariat peut entraîner la paysannerie avec lui. L’immense majorité des paysans sont opprimés par l’État bourgeois, qui prélève de lourds impôts et abandonne les petits propriétaires à leur misère. Si le prolétariat se montre déterminé à le briser et à le remplacer par un État au service des classes laborieuses, il peut entraîner avec lui les masses pauvres des campagnes. C’est ce que démontrera la révolution russe de 1917.

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 Jean-Baptiste Dumay

(Demain, La Commune : première ébauche d’un État ouvrier, La première attaque des versaillais et le décret sur les otages)

 

Le texte de cet exposé du Cercle Léon Trotsky « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » vient de paraître en brochure. 2 euros. Nous pouvons vous la transmettre. DM

 

lundi 12 avril 2021

Argenteuil comme ailleurs, la vaccination : le grand n’importe quoi

 

La débrouille à la place de la planification

 


Loin des discours et des rodomontades gouvernementales, la vaccination qui se développe certes, le fait dans l’anarchie générale. Il faut avoir les oreilles attentives, et un sens de la réactivité pour avoir une chance d’être vacciné dans les meilleurs délais. Pour pallier cette situation, il reste à chacun son sens de la débrouillardise, mais à ce jeu encore, ce sont les milieux populaires qui ont le plus de handicap.

         Sans parler des questions de production de vaccins qui auraient pu être réglées depuis février, l’État avait tous les moyens via la sécurité sociale d’organiser et de planifier la vaccination générale. Il eût fallu une volonté politique pour le réaliser. Elle a fait défaut, cette question n’étant pas le centre des préoccupations d’un État et d’un gouvernement s’inclinant devant les trusts pharmaceutiques.

         Voir ci-dessous, un témoignage d’un de nos proches d’Argenteuil sur le chemin semé d’obstacles à parcourir lorsque l’on veut se faire vacciner même lorsque l’on appartient aux publics soi-disant prioritaires. DM

 

Éloquent

« Bonsoir Dominique, Je voulais te faire part de mon expérience de la vaccination contre la Covid 19. Je travaille dans un établissement médico-social et j'ai plus de 50 ans. Ces deux critères m'ont permis de bénéficier du vaccin le 9 février à l'hôpital d'Argenteuil. Il s'agissait de l'Astra-Zénéca et la seconde injection était programmée pour le 13 avril (mardi prochain). Jeudi dernier, je reçois un coup de fil de l'Hôpital m'informant du défaut d'approvisionnement pour ce vaccin et du report de l'injection au 5 mai. Cette date correspond à la limite de temps entre les deux injections (et je ne peux qu'être sceptique quant à l'approvisionnement à cette date ?). J'essaie alors, sur Internet de trouver un autre centre dans les environs. Sans succès. Ma mère, qui habite dans le Nord, m'informe que le journal La Voix Du Nord du 5 avril titrait en première page : "Vaccins Astra-Zénéca cherchent candidats". J'essaie alors différentes villes autour de chez elle, me préparant à faire 400 km aller-retour. C'est le même résultat. J'ai fini par trouver un créneau dans une pharmacie de Seine-Saint-Denis pour lundi prochain. Ça n'est donc pas encore fini mais on ne peut pas dire que l'organisation de tout cela soit au top. Reçois mes amitiés » Gilles

 

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-mercredi 14 avril, de 11h. à 11 h.30 au marché des Champioux ;

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Malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Bonjour à tous, Nathalie ARTHAUD a peu de temps d’antenne. Raison de plus pour l’écouter lorsqu’elle peut en bénéficier, comme lundi sur France TV Info. Une très bonne heure d’idées, d’engagement, de combativité et d’espoir. Ce qu’il nous faut par les temps qui courent. Courage à tous, Dominique. Voir la vidéo ci-dessous

France TV Info :  Nathalie Arthaud invitée de "Votre instant politique"

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