lundi 12 avril 2021

Licenciements, automobile, un rassemblement réussi contre la fermeture de la Française de Mécanique à Douvrin !

 

Un encouragement pour amplifier la lutte.

 


La direction du groupe PSA a annoncé fin février que le moteur EP nouvelle génération ne serait pas produit dans l’usine de Douvrin, ce qui provoquerait avec l’arrêt d’un autre moteur en 2022 la fermeture de l’usine.

         Ce samedi 10 avril, un rassemblement a réuni plus de 800 personnes contre la fermeture programmée de l’usine. En plus des salariés et de leur famille, de nombreux élus étaient présents car PSA a bénéficié d’énormes subventions de la part de la région et des municipalités du coin.

         On sait bien que, pour faire reculer PSA, il faudra une mobilisation importante des travailleurs, car seule, la colère de ceux qui produisent ses profits peut faire peur au PDG et à ses actionnaires. Après le débrayage de 150 travailleurs en mars, ce rassemblement réussi est un encouragement pour amplifier la lutte.

               Un nouveau rassemblement avec arrêt de travail est prévu le 6 mai par la CGT.

150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871. Un exposé du Cercle Léon Trotsky (20). La Commune : première ébauche d’un État ouvrier, Démocratie prolétarienne contre démocratie bourgeoise

Comme vous le savez, nous n’avons pas pu tenir le Cercle Léon Trotsky qui devait aborder le 150ème anniversaire de la Commune de Paris. Le texte de cet exposé intitulé « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » est néanmoins disponible sur notre site lutte-ouvrière.org. Nous vous le proposerons jour après jour en « feuilleton » le présent blog « lo argenteuil »

 

La Commune : première ébauche d’un État ouvrier

Démocratie prolétarienne contre démocratie bourgeoise

Si Marx salue la Commune comme «la forme enfin trouvée permettant de réaliser l’émancipation économique du travail», ce n’est pas seulement en raison de l’origine sociale de ses élus. N’étant pas liés à la grande bourgeoisie comme le sont les gouvernants et parlementaires de tous les régimes bourgeois, les communards mettent en place un État d’un type vraiment nouveau, dont l’efficacité est démontrée en quelques jours par la remise en route de la quasi-totalité des administrations sabotées par Thiers.

Pour commencer, la Commune décrète la séparation de l’Église et de l’État et supprime le budget des cultes, c’est-à-dire l’entretien des curés par l’État.

Elle instaure la responsabilité personnelle des élus et leur révocabilité à tout moment. Lorsqu’un élu de la Commune participe à l’élaboration d’un décret ou d’une loi, c’est à lui de s’assurer de son exécution et de ses résultats. Il doit trouver les ressources matérielles et humaines nécessaires à son application, et il ne peut les trouver qu’auprès du prolétariat. Celui-ci peut en retour contrôler ses élus et les remplacer sans attendre, s’ils ne se montrent pas à la hauteur de leurs responsabilités.

Ce fonctionnement est étendu à tous les corps de l’appareil d’État et à la plupart de ses représentants. L’armée permanente est supprimée et remplacée par le peuple en armes, qui s’incarne alors dans la Garde nationale. Les différents corps de police, qui avaient fini par être haïs de la population qu’ils persécutaient et que la République bourgeoise avait maintenus, sont dissous et leur autorité transférée aux maires d’arrondissement. On étend le principe électif aux magistrats, c’est-à-dire à la Justice.

La Commune met donc fin à la distinction, si chère à la démocratie bourgeoise, entre pouvoir exécutif et pouvoir législatif, car cette séparation n’a pas d’autre but que de tromper la population. Dans la république bourgeoise, l’exécutif exerce le véritable pouvoir, s’appuyant sur un appareil d’État dont la majorité est composée de hauts fonctionnaires et de magistrats non élus et liés à la grande bourgeoisie de mille façons. Pendant ce temps, les Parlements bourgeois pérorent, discutent sans fin, opposent différents partis qui se disputent des postes lucratifs et valident pour la forme les décisions prises par l’exécutif. Et les parlementaires se servent aussi, pour la plupart, de leur fonction comme tremplin pour faire carrière dans les banques et les entreprises capitalistes.

La Commune met fin à cette démocratie de façade et la remplace par un organisme agissant, doté d’une représentativité bien plus large et immédiate. Elle va même plus loin, en décrétant dès le 2 avril que «dans une République réellement démocratique, il ne peut y avoir ni sinécure ni exagération de traitement»: le maximum, pour tous les employés aux divers services publics, civils et militaires de la Commune, est fixé à 6000 francs par an et tout cumul de traitement est interdit. Auparavant, le directeur des chemins de fer par exemple touchait 100000 francs par an. Les élus eux-mêmes saccordent 5400 francs par an, alors que les ministres du gouvernement se faisaient donner 40000 francs. On est bien loin des revenus exorbitants que sattribuent sans le moindre scrupule les parlementaires et hauts fonctionnaires de l’État bourgeois.

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Le peuple en arme

 (Demain, La Commune : première ébauche d’un État ouvrier, Les répercussions de la Commune en province)

 

Le texte de cet exposé du Cercle Léon Trotsky « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » vient de paraître en brochure. 2 euros. Nous pouvons vous la transmettre. DM

 

dimanche 11 avril 2021

Argenteuil, Quartiers populaires, « Bataillons de la prévention »… et de l’illusion

 

Du sparadrap pour colmater une blessure béante

 

Un vieux numéro, depuis, la situation s'est encore dégradée

Avec deux autres quartiers populaires en difficulté du Val d’Oise, le quartier du Val d’Argent à Argenteuil fait partie des 45 quartiers « sensibles » concernés par le nouveau dispositif « bataillons de la prévention ». Celui-ci s’ajoute au label « cité éducative » dont va également bénéficier la Ville. Ces dispositifs s’accompagnent de crédits.

         Même s’ils sont toujours bon à prendre, ces dispositifs relèvent de la politique de l’ « emplâtre sur une jambe de bois ». Des rustines qui ne régleront des problèmes seulement à la marge.

         Les quelques médiateurs sociaux et éducateurs sociaux recrutés ne seront qu’une petite partie des nombreux adultes qui seraient nécessaires dans les quartiers.

         Surtout, ils ne pourront remplacer l’œuvre autrement féconde d’une École disposant des moyens nécessaires, et de la réalisation du principe  «un emploi pour tous », pour les anciens comme pour tous les jeunes, qui sont les seuls dispositifs, certes révolutionnaires, qui pourraient régler les problèmes des quartiers populaires. DM

 

Un article sur le sujet de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 

Bataillons de la prévention : un plan de pacotille

07 Avril 2021

Prétendant apporter une réponse aux récentes violences dans certains quartiers populaires, le comité interministériel des villes a officialisé le déploiement de « bataillons de la prévention ».

Doté de 26 millions d’euros sur deux ans, ce plan prévoit le recrutement d’ici l’automne de 300 médiateurs sociaux et de 300 éducateurs de rue dans 45 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), sur les 1 514 que compte le pays.

La ministre chargée de la Ville, Nadia Hai, qui estime que « la présence d’adultes formés sur le terrain permettra de prévenir ces dérives qui conduisent à des violences », appartient à un gouvernement qui s’est empressé, dès le début de son quinquennat, de supprimer 150 000 emplois aidés. Beaucoup de ces emplois permettaient justement d’encadrer les jeunes, que ce soit dans les écoles ou dans les associations de quartier.

Le rôle dévolu à ces renforts sera officiellement de « suivre les publics les plus vulnérables dans leur parcours scolaire », et ce alors que 1 800 suppressions de postes sont programmées dans les collèges et les lycées à la rentrée prochaine.

Ils auront également pour mission « d’écouter les jeunes ». On peut imaginer quels témoignages ils recueilleront. Les jeunes scolarisés pourront parler des classes surchargées, des professeurs non remplacés et de la difficulté à obtenir une formation après le bac. Les autres pourront témoigner de la difficulté à obtenir un emploi, quand ils se voient uniquement proposer des formations bidon ou au mieux de petits jobs sous-payés. Mais, si tous ces jeunes sont considérés comme un public vulnérable, c’est bien du fait d’une absence totale de perspectives dans cette société qui s’enfonce dans la crise.

C’est sur cette situation que la ministre estime urgent de poser quelques sparadraps. Que voulez-vous, elle n’a que ça.

                                              David Mencas (Lutte ouvrière n°2749)

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) n°2749, et Lutte de classe (2,5 euros) n°215

         Lors de nos permanences :

- ce samedi : de 11 heures à midi au marché de la Colonie et de 11 h. à midi au centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-ce dimanche, de 11 heures à midi, au marché Héloïse ;

-mercredi 14 avril, de 11h. à 11 h.30 au marché des Champioux ;

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Bonjour à tous, Nathalie ARTHAUD a peu de temps d’antenne. Raison de plus pour l’écouter lorsqu’elle peut en bénéficier, comme lundi sur France TV Info. Une très bonne heure d’idées, d’engagement, de combativité et d’espoir. Ce qu’il nous faut par les temps qui courent. Courage à tous, Dominique. Voir la vidéo ci-dessous

France TV Info :  Nathalie Arthaud invitée de "Votre instant politique"

https://www.lutte-ouvriere.org/multimedia/interventions-tv-et-radio/nathalie-arthaud-invitee-de-votre-instant-politique-156778.html