dimanche 11 avril 2021

Collectivités territoriales, vol des congés aujourd’hui ou hier, s’organiser pour développer les mobilisations

 

A la mairie de Reims, pugnacité et une belle initiative

 


Les agents de la ville et de l'agglomération de Reims continuent de s’organiser pour refuser le vol de congés que gouvernement et municipalité veulent leur imposer avec la loi Dussopt.

Lors du précédent débrayage le 26 mars, les grévistes avaient collectivement décidé de se remettre en grève pour la quatrième fois le 8 avril. Il s’agissait aussi de répondre au « sondage » organisé par la direction, qui non contente de leur voler entre 7 et 12 jours de congé, voudrait que les agents acceptent de bon cœur de voir leur temps de travail hebdomadaire augmenter, et leur demande s’ils « préfèrent » travailler 36h10, 37h30 ou 39h par semaine.

Malgré la difficulté de discuter dans les services, vidés par le télétravail et la nécessité de garder les enfants suite à la fermeture des écoles, et bien conscients que les restrictions actuelles tombent à pic pour la municipalité, une bonne vingtaine d’agents ont tout de même réussi à s’organiser pour convaincre leurs collègues de détourner ce sondage en agrafant dessus un bandeau rappelant leur revendication : que tous les agents gardent tous leurs congés, et sans travailler davantage.

Jeudi 8 avril, plusieurs services comme les inscriptions scolaires, la médiathèque Croix-Rouge, le guichet numérique « Reims contact » étaient partiellement ou totalement fermés du fait de la grève. Celles et ceux qui avaient récolté dans leurs services les sondages détournés se sont retrouvés devant la mairie pour les rassembler et les adresser à la direction. Ils ont fait sortir de son bureau l’adjoint au maire chargé du personnel et ont rempli l’urne devant lui avec 217 sondages détournés.

Toutes et tous étaient contents d’avoir pu mener à bien cette action qui continue de montrer à la direction qu’il existe des travailleuses et des travailleurs qui ne laissent pas passer ses attaques sans réagir, et sont prêts à poursuivre le combat à l’avenir.

AESH mobilisés : Non aux salaires de misère

Pour une vraie reconnaissance, pour un vrai salaire

 

À Calais

 

Dans l’Aisne

Les Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap ont manifesté un peu partout dans le pays jeudi dernier, souvent avec le soutien d’enseignants. L’occasion pour eux, très souvent pour elles, d’exprimer leurs revendications.

         Pour ces agents AESH, il est inadmissible qu’on les permute sans cesse d’établissements, et qu’on permute aussi souvent les enfants dont ils s’occupent. C’est pour économiser au maximum sur les effectifs que l’administration impose ces changements, ce qui nuit au suivi individuel des élèves et au travail fait en collaboration avec les enseignants. Ils demandent au contraire un recrutement massif d’AESH.

         Le mépris de l’Education nationale qui les emploie envers leur métier non reconnu, et pourtant essentiel, se traduit dans le niveau dérisoire de leur salaire : avec des contrats de moins de 24h semaine, ils sont payés moins de 800 € par mois, en dessous du seuil de pauvreté, ce qui les contraint à avoir un 2ème travail pour vivre décemment.

         Alors, ils ont bien raison d’exiger du personnel et aussi des augmentations de salaires.

 

ENA : supprimée et après ?

 

L’école des serviteurs de la bourgeoisie change… de nom

 


Macron a annoncé la suppression de l’ENA, ce qu’il avait évoqué il y a deux ans face au mouvement des Gilets jaunes.

         L’ENA est le sérail des « grands serviteurs de l’État », jamais contrôlés par la population ni élus. Ainsi l’ENA cristallise l’image d’une élite méprisante. Elle est le fusible tout trouvé par Macron pour tenter d’apaiser le mécontentement qu’il cristallise.

         L’ENA va changer de nom, voire intégrer quelques enfants d’ouvriers. La belle affaire : cela restera le vivier des commis du patronat.

         Pour mettre en place un État au service des travailleurs et contrôlé par la population, il faudra une révolution sociale.