dimanche 21 mars 2021

Argenteuil, écoles, une municipalité prévenue depuis longtemps de l'épidémie du Covid dans les écoles, aux conséquences désastreuses

 

Et dans tout cela, la responsabilité municipale ?

Un homme averti en vaut parfois apparemment zéro

Depuis des mois, la situation est catastrophique dans les écoles primaires de la Ville, en particulier dans les écoles maternelles. Voilà ci-dessous des brèves parues depuis décembre dans les bulletins Lutte ouvrière des agents territoriaux de la Ville et de l’ex-Agglomération. DM

 Jour de carence : parenthèse dans la punition… au 1er janvier

         Il était temps ! Le gouvernement veut suspendre temporairement le jour de carence imposé aux agents publics malades du Covid pour les inciter à s'isoler dès qu'ils se savent contaminés.

         Cette mesure touchant des travailleurs malades, leur coûtant un jour de salaire, avait été suspendue pendant le premier confinement et rétablie en juillet. Cette 2e suspension ne rentrerait en application qu'au 1er janvier.

         Nous l’avons répété depuis des mois, ce jour de carence a participé à la propagation de la seconde vague de l’épidémie.

         Tenons-nous le pour dit, en attendant, contaminé ou contaminant potentiel, on reste à la maison ! Le 10.12.20.

Épuisés

         Duraille ce trimestre pour nous ATSEM dans les écoles. Aux horaires intenables de ces dernières années s’est ajouté cette année le protocole à appliquer avec les enfants. Plus une minute à nous, un repas avalé fissa !

         Blanquer a dit que les élèves pouvaient ne pas venir en classe les deux derniers jours.

         Sa sollicitude comme celle de la municipalité ne sont pas parvenues jusqu’à nous… Le 17.12

 

Cantines : certes le courrier marche mal…

         Le gouvernement a mis enfin en évidence à rôle des cantines scolaires dans la diffusion du virus.

         Il y a même un protocole très précis, certes très contraignant.

         Dans les maternelles de la ville, l’impression est que ce protocole n’est pas encore parvenu aux oreilles de la municipalité et des responsables du service. Le 19.1.21.

 

Un principal lieu de contamination

         Il y a toutes les raisons de penser que la contamination n’a cessé de s’étendre dans les groupes scolaires, et ce n’est pas une surprise. Toutes les recommandations du protocole, certes difficiles à appliquer, ne le sont pas dans la réalité, en tout cas dans leur totalité. En conséquence, le virus s’en donne à cœur joie.

         Avec des effectifs supplémentaires et l’occupation de locaux supplémentaires, cela pourrait être évité.

         Quand la municipalité veut, elle sait s’en donner les moyens. Quand elle ne veut pas… Le 2.2.21.

 

Pourtant le virus aime particulièrement ces lieux

         Dans les crèches et les écoles, il n’y a pas le même protocole sanitaire que dans les autres services de la Ville, et bien évidemment, c’est à la baisse.

         Comme le virus est un petit malin, le sachant, il a fait des ravages dans les crèches et les écoles.

         Voilà une contribution inacceptable à l’épidémie dont ils sont les seuls responsables. Le 16.2.21.

 

Un maillon très faible

         Le virus continue son chemin. Et ce n’est pas du côté des ordres du Troisième * qu’on lui met des bâtons dans les roues. Ce serait plutôt de sa part : « On ferme les yeux, et, positif ou pas, contact ou pas, continuez à travailler comme si de rien n’était ».

         Quand il y a de l’irresponsabilité dans l’air, à nous de prendre nos responsabilités. Le 16.3.21

*Le troisième étage de la mairie où siègent la municipalité et la direction des services de la Ville

Vaccins : AstraZeneca sur la sellette, cette fois pour une question de profits maxi

 

Chacun pour soi… et les profits pour les labos

 


Depuis plusieurs jours, la dirigeante de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre britannique Boris Johnson s'invectivent mutuellement. A l’origine de ces tensions, il y a la politique du laboratoire AstraZeneca qui a signé un contrat avec la Grande-Bretagne, un autre avec l’Union européenne mais sans prévoir les moyens de produire la quantité de vaccins nécessaires pour assumer ses engagements.

         Pendant que les États se livrent ainsi à une guerre pour les vaccins, les actionnaires d’AstraZeneca peuvent calculer les profits qu’ils vont empocher.

Collectivités territoriales, temps de travail, des remises en cause inacceptables et inacceptées

 

Des mobilisations qui pourraient converger

 À Ploufragan (22)

 

Rassemblement des agents © Le Télégramme

Vendredi 19 mars, les employés municipaux de Ploufragan se sont mis en grève à l’appel de la CGT. Ils sont mobilisés contre la mise en place des 1607 h prévue début 2022, ce qui se traduirait par 60 heures de travail supplémentaires et la perte de jours de congés.

         Devant l’intransigeance de la mairie (PC, PS, Verts-UDB), les agents communaux, après une manifestation réussie dans le centre-ville, ont décidé de poursuivre leurs actions jusqu’à satisfaction.

         De telles mobilisations et sur le même sujet se produisent dans de nombreuses communes, comme à Reims par exemple.

         À Argenteuil, ces remises en cause à propos des 1607 heures ont eu lieu en 2014, avec des conséquences désastreuses.

         Tous les travailleurs concernés pourraient se retrouver : « pas touche à nos horaires et à nos congés pour les uns», « restauration ce que l’on nous a volé » pour les autres.