samedi 13 février 2021

A Argenteuil, les piétons devraient avoir droit à la première des sollicitudes

 

Mais pourquoi donc cette tendance à marcher sur la chaussée ?

Certes ce n'est pas à Argenteuil, mais...

Pour un piéton, il est souvent très difficile de circuler dans les rues de la Ville. L’obstacle principal est dû à l’état des trottoirs, dont le sol est très inégal, en particulier à hauteur des bateaux de sortie de voitures, mais pas seulement. L’installation de potelets complique encore la marche. Quand un trottoir cumule surface inégale, bateaux, potelets, poteaux électriques, sans parler des poubelles, le gymkhana devient dangereux voire impossible.

         Pour les anciens, c’est une difficulté particulière. Quant aux parents cela devient parfois très compliqué pour faire avancer les poussettes.

         Il ne faut pas s’étonner à ce que de très nombreux piétons marchent dans la rue, pour profiter d’une chaussée beaucoup plus plane, égale et sans obstacles.

         La marche est un droit. Elle est bonne pour la santé. Encore faut-il qu’elle soit encouragée par l’existence de trottoirs et de conditions qui la permettent. Nous sommes au XXIème siècle. Tout cela est trop demandé ? DM

Migrations, nationalités, papiers : quand on est riche, il n’y a jamais de problème. Un exemple concernant les Émirats Arabes Unis

 

Au compte-goutte, mais selon que vous serez riche, puissant, ou misérable…

 

Ouvriers du bâtiment à Dubaï

Le petit État de la péninsule arabique formé par 7 émirats, dont Dubaï, vient d'annoncer qu'il ouvre la possibilité à des étrangers d'obtenir la nationalité émirienne. Mais cela s'adresse uniquement à des investisseurs, docteurs, ingénieurs ou artistes, supposés avoir une « valeur » plus grande que les autres travailleurs tout autant indispensables et à la base de la richesse du pays.

         Dans ce pays de 10 millions d'habitants, plus de 80 % sont étrangers. La grande majorité sont ouvriers du bâtiment ou de l'industrie, de la restauration, domestiques ou femmes de ménage. Originaires du sous-continent indien ou d'Afrique, ils restent soumis à l'humiliant système de « tutorat » qui permet à leur employeur de détenir leur passeport.

         L'an dernier des centaines de milliers ont été jetés au chômage, sans même le droit de mendier ou de vendre à la sauvette. D'autres voient leur paye de moins de 400 euros divisée par deux, tout en devant payer 90 euros pour une place dans un dortoir sordide.

         Dans ce contexte, la mesurette des autorités est juste infâme et révoltante.

Entretien de Nathalie ARTHAUD avec le Crayon Media (Extraits, 15 mn)

vendredi 12 février 2021

Covid, Mesures sanitaires : contre le virus, communication à haute dose. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

 Mesures sanitaires : contre le virus, communication à haute dose

10 Février 2021

Jeudi 4 février, lors de la conférence de presse maintenant hebdomadaire consacrée à l’épidémie de Covid-19, le Premier ministre, Castex, a déclaré qu’il n’avait rien à annoncer. Parler pour ne rien dire est tout un art qu’il maîtrise parfaitement.

La ligne du gouvernement pourrait se résumer ainsi : si la situation sanitaire s’aggrave, c’est que la population n’a pas assez respecté les gestes barrières, et c’est elle qui sera responsable d’un éventuel reconfinement. La posture est d’autant plus choquante que, en dehors de la mesure de couvre-feu à 18 heures qui conduit à s’entasser dans les transports en commun des grandes agglomérations, à allonger les files d’attente dans les magasins et à grossir les embouteillages quand l’heure fatidique arrive, le gouvernement ne fait pas grand-chose pour lutter vraiment contre la pandémie. En particulier, il n’a mobilisé aucun moyen supplémentaire en faveur du système de santé.

L’irresponsabilité gouvernementale est illustrée par l’augmentation des clusters en hôpitaux : Compiègne, Dieppe, Le Havre, Niort, Quimper, Menton, Créteil, Rennes, Pau… À l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), 71 foyers épidémiques étaient recensés début février. Les hôpitaux comme les Ehpad sont des terrains très favorables à la propagation de la maladie, parmi le personnel et les patients. C’est aujourd’hui une évidence. Mais, depuis la première vague, le gouvernement n’a rien fait qui permette une meilleure défense face au virus là où il est censé être combattu en première ligne.

Ces derniers jours, le gouvernement insiste davantage pour que les entreprises développent le télétravail « sans délai » dans tous les métiers qui le permettraient. La ministre du Travail, Élisabeth Borne, a annoncé un renforcement des contrôles. Mais le gouvernement n’a ni les moyens ni la volonté d’imposer au patronat quoi que ce soit qui viendrait gripper la machine à profits. D’ailleurs, il n’évoque jamais les conditions de travail dans les usines de production, sur les chantiers dont il faut maintenir l’activité « coûte que coûte ». Le seul au gouvernement à avoir un bilan tangible à présenter est le ministre de l’Intérieur, Darmanin, qui, avec son air d’éternel satisfait, égrène le nombre de contrôles après couvre-feu et celui, croissant, des verbalisations pour sa violation.

Du bla-bla, des contraventions, c’est souvent à cela que se résume la politique sanitaire du gouvernement depuis le début de l’épidémie.

                                                             Boris SAVIN (Lutte ouvrière n°2741)

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Télétravail, épidémie et production inutile : un aveu de Borne ?

 

CQFD

 

Construire des avions de guerre : indispensable ?

Afin de promouvoir le télétravail, la ministre du Travail a expliqué qu'à domicile un travailleur avait 30 % de risque en moins d'être infecté par le coronavirus qu'en se rendant physiquement au travail.

         Si ce chiffre reflète tant soit peu une réalité, il révèle qu'il était criminel de laisser les plus grandes entreprises produire des marchandises non-essentielles lors des phases les plus aigües de l'épidémie en obligeant des millions de travailleurs à passer leurs journées dans les ateliers, les entrepôts, les transports...