mardi 9 février 2021

PPG-Bezons : exprimer cette solidarité, une nécessité qui fait toujours chaud au cœur, et qui permet de préparer les combats futurs

 

Le juridique comme un complément à la mobilisation essentielle des travailleurs

 


Nous avons déjà largement évoqué la situation des travailleurs de l’entreprise PPG de Bezons. Les actionnaires de PPG ont décidé de liquider le site. La suppression de plus de 200 emplois est en jeu.

         Un recours juridique est en cours sur le refus de PPG de fournir un certain nombre de contrats nécessaire au travail du cabinet d'expertise diligenté par les organisations syndicales de l'entreprise.

         La CGT et la CFTC appellent à un rassemblement à l’occasion de cette audience. Elle a été reportée. Elle aura finalement lieu vendredi 19 février à 9 heures devant le tribunal de Pontoise. J'y serai.

         Il serait bon que les travailleurs de PPG présents à ce rassemblement puissent mesure le soutien d’autres travailleurs. Cela leur ferait chaud au cœur.

         Au-delà de cette périphérie juridique, la question qui se pose pour les travailleurs de PPG, comme pour tous les travailleurs menacés, comme pour tous les travailleurs, c’est de quelle façon nous allons arrêter l’offensive du patronat qui considère qu’il peut aujourd’hui tout se permettre pour augmenter ses profits, quitte à briser la vie de millions de travailleurs. DM

Argenteuil : conseil municipal de ce soir : la vacuité de la « démocratie locale »

 

Pas de confiance sur les chiffres, pour le reste, le néant

 

Vive la démocratie directe ? Ici la Commune de 1871

Deux mois après le dernier conseil municipal, un nouveau conseil a lieu ce mardi 9 février à 17 heures 30, et à huis clos.

         Il s’en passe pourtant des choses dans cette ville de près de 115 000 habitants. Et pourtant, l’ordre du jour de ce conseil est dérisoire. À part la question du budget, le reste des points risque vraiment d’endormir les conseillers.

         Nous savons que les conseils municipaux dans les grandes villes et particulièrement à Argenteuil n’abordent pas les vrais problèmes qui sont discutés et réglés ailleurs. Alors on donne en pâture à l’ennui des participants des décisions où rien de fondamental est à décider et qui pourraient faire l’objet, elles, de décisions de l’exécutif lui-même, quitte à ce que le résumé de celles-ci soit vraiment discuté ensuite par tous les conseillers municipaux.

         Nous avons réfléchi à ce que pourrait être l’ordre du jour d’un conseil municipal animé par un parti ouvrier révolutionnaire soucieux de la situation et des intérêts du monde du travail, et ayant la volonté de développer la réflexion et la compréhension des habitants. Nous vous le proposerons demain. Nous reviendrons également sur le point des « orientations budgétaires », et en quoi il amène un débat toujours pipé. DM

Argenteuil – conseil municipal du mardi 9 février : loin des yeux loin du cœur, mais surtout des habitants

Un lieu qui devrait être un lieu d'observation et d'échange

 

Pas de respect du protocole pour les uns, et exagération pour les autres

Le conseil de ce soir se tient à huis-clos, et l’on se demande vraiment pourquoi. D’autant plus par les temps qui courent, l’assistance lors de ces conseils étant très limitée, quelques dizaines de personnes.

         Il n’est même pas indiqué où il se tient. Nous espérons que les participants le savent…

         Organisé à la salle Jean Vilar, si c’est le cas, comme cela a eu lieu l’été dernier, un tel conseil aurait permis que ces personnes en nombre limité puissent assister à un conseil composé d’un nombre bien plus grand de conseillers. Il y a 55 élus à Argenteuil dans ce conseil. 100 personnes à Jean Vilar pouvaient être séparées de 5 m les unes des autres.

         Alors, il fait plus chaud entre-soi dans l’agora de la mairie que l’on imagine être le lieu de ce conseil de ce soir ?

 

« Bonne nuit les petits ». Quand la nostalgie nous tient…

C’est vrai, quand on est vieux comme moi, on aime bien aller au lit tôt. Mais tout de même, à ce que nous sachions, les édiles ne sont pas des poules. Voilà pourtant le conseil municipal convoqué à 17 heures 30.

         Et les milliers d’Argenteuillais qui travaillent n’ont donc pas le droit de se mettre, si ça leur chante, devant leur ordinateur, pour prendre connaissance de ce qui se dit dès le début de ce conseil municipal ?

         Apparemment, la question n’a pas effleuré la comprenette de ces édiles.

         Non, non, ils préfèrent, eux, être rentrés tôt, et se mettre vite sous la couette sans doute. DM