lundi 25 janvier 2021

Carrefour Claira de Perpignan : une grève pour dire STOP au projet TOP

Une très saine réaction contre la hausse de la productivité

 


Avec son projet « TOP » l’objectif de la direction de Carrefour est de gagner en productivité et donc d’augmenter encore les profits. Cette réorganisation intervient alors que les effectifs sont au plus bas, que les absents pour maladie ou congé ne sont pas remplacés et que la charge de travail est au plus haut.

         Les travailleurs concernés ont immédiatement ressenti les conséquences sur leurs conditions de travail, transformés qu’ils sont en robots à manipuler toute la journée des palettes ou des produits quelconques, avec des tâches complètement répétitives.

         Le 23 janvier, plusieurs dizaines de travailleurs se sont mis en grève et ont pris place à l’entrée du magasin pour exprimer leur colère et l’expliquer via un tract, avec le soutien de militants de la CGT locale et de quelques ex-salariés de Carrefour. Pour plusieurs travailleurs, ce fut leur première journée de grève, et ils eurent toutes les raisons d’en ressortir satisfaits et fiers.

         Les salariés de Carrefour mobilisés ont ainsi apporté la seule réponse que mérite ce projet : STOP à TOP 

 

Migrants : Australie comme ailleurs : migrants du monde : non aux prisons !

 Australie : les réfugiés emprisonnés se révoltent

20 Janvier 2021

Dans la nuit du 5 au 6 janvier, les 220 migrants détenus dans le centre australien de rétention de l’île de Christmas, surnommée l’île de la Détention, perdue dans l’océan Indien, se sont révoltés contre leurs conditions de vie. Après que les autorités leur ont interdit de manifester, plusieurs d’entre eux, révoltés, désespérés, ont mis le feu à des bâtiments.

 


         Depuis sept ans l’Australie, l’un des pays les plus riches du monde, refuse l’asile à tous les réfugiés qui y arrivent en bateau. La démagogie xénophobe des gouvernements les amène à maintenir ces migrants en détention, dans les conditions les plus difficiles et les plus inhumaines jusqu’à ce qu’ils craquent et quittent le pays. Dans l’île de Christmas, ils sont confinés jusqu’à vingt-deux heures par jour dans leur cellule, sans réseau de téléphonie permettant de contacter leur famille, sans Internet, avec des cigarettes trop chères. Nombre d’entre eux ont des problèmes de santé mentale et physique. Leur détention, dans des conditions pires que celles des prisons, est sans fin.

         L’île de la Détention n’est pas un cas isolé, mais une politique. Cet été, la presse a rapporté des manifestations d’autres réfugiés, afghans, syriens ou irakiens, parqués dans des hôtels des grandes villes d’Australie, surveillés en permanence avec interdiction d’en sortir. L’Australie a même sous-traité l’emprisonnement de milliers de réfugiés sur l’île de Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et à Nauru dans le Pacifique. Dans ces camps, nombre d’entre eux, dont des enfants, ont sombré dans la dépression. Ce n’est que face aux critiques que le gouvernement a décidé fin 2018 d’évacuer les mineurs.

         D’autres États créent des camps de concentration. Au Bangladesh, près de 900 000 Rohingya meurent à petit feu dans des conditions indignes. Les autorités ont récemment accéléré le transfert de dizaines de milliers d’entre eux sur une île de formation récente, menacée en permanence d’être inondée. Au Myanmar voisin, la détention et la persécution de dizaines de milliers de Rohingya dans des camps sordides continuent.

         La maltraitance des réfugiés n’est pas une particularité des pays pauvres et asiatiques. Les gouvernements des pays riches et dits démocratiques d’Europe ont aussi leurs camps et sous-traitent la détention des réfugiés à des pays tels que la Libye, la Tunisie et la Turquie.

Sans même parler du réchauffement climatique, la crise du capitalisme, la misère croissante et les guerres récurrentes poussent inévitablement sur les routes des millions d’hommes et de femmes. Dresser des barbelés pour les empêcher de passer et les parquer dans des camps n’est pas nouveau dans l’histoire. C’est toujours aussi inhumain et criminel.

                                               Serge BENHAM (Lutte ouvrière n°2738)

Argenteuil, photos, films, et la liberté de rendre compte

 


 

Là, vraiment pas d’obstruction au fait d’être filmé

Il y a quelques jours, près du square Carnot, la fameuse équipe de quatre-cinq policiers qui sillonnent à pied depuis quelques mois le centre d’Argenteuil était en train de se faire filmer. Là, apparemment, les policiers semblaient ravis. Loin des avatars de la loi « Sécurité et liberté » où la question de la liberté de filmer des policiers est en jeu. Mais cette fois, pas de souci, les policiers ont même donné l’impression de prendre la pause.

         Sans doute un clip de propagande municipale locale ou pour un reportage à la télévision de valorisation de la police. DM

 

Cachez cette file d’attente que je ne saurais voir

         Apparemment, même si cela n’est écrit nulle part, pas question de prendre une photo dans le centre commercial Côté Seine. On ne sait pas pour ce qui concerne les « selfies », mais en tout cas, interdiction absolue de prendre des photos concernant la faillite des services publics, et en particulier de ceux de la poste.

         Il était 9 heures 30 du matin ce jour-là, et il y avait exactement 37 personnes en attente à l’extérieur de l’unique agence dorénavant du centre-ville installée au premier étage de Côté Seine ! 37 ! De quoi prendre un cliché !

         Pour la marche de ce centre commercial qui a bien des difficultés, ce n’est pas le fait de prendre une photo de cette situation calamiteuse qui fait un tort au centre, mais la réalité de cette nombreuse file d’attente elle-même devant un de ses locaux. DM

Argenteuil SNCF : tourniquets ouverts à la gare d’Argenteuil

 

Un énorme gâchis qui donne le tournis

 

On s'en passait alors très bien d'eux

Depuis une quinzaine de jours, les tourniquets d’entrée à la gare d’Argenteuil sont en panne. Cela n’entrave en aucune façon la circulation des voyageurs. On peut même dire que cela la facilite.

         Et cela d’autant plus qu’un autre méchant tourniquet vous attend à la gare Saint-Lazare, pour tous ceux qui se rendent à Paris. C’est bien la preuve de l’inutilité totale de ces tourniquets très coûteux et apparemment pas si fiables.

         En s’en passant, ce sont d’énormes économies que la société pourrait faire. De quoi utiliser l’argent à bien d’autres choses utiles, cette fois. La gratuité des transports en commun s’impose. DM