mardi 19 janvier 2021

« Séparatisme » : une opération de division

 

Une seule séparation : Capital contre Travail

 


La loi contre le « séparatisme » passe en commission parlementaire. Ce sera une nouvelle occasion pour le gouvernement de mener une campagne visant tous les musulmans et au-delà tous les immigrés, sous prétexte de lutter contre l’islam radical.

         Macron veut faire de l’œil à l’électorat le plus à droite. Le risque, assumé par le gouvernement, est de semer la discorde et la division dans les quartiers populaires et les entreprises où les populations de toutes origines et religions se mélangent. Alors, contre la loi sur le « séparatisme », il faut affirmer l’unité des travailleurs !

Pollution, ArcelorMittal France ou AMAL, et les mille combines des capitalistes pour échapper à leurs responsabilités

 

ArcelorMittal France ou AMAL :  Les pollueurs ne veulent pas être les payeurs

 


ArcelorMittal a été condamné pour la pollution de la Fensch. Des hydrocarbures y ont été déversés à maintes reprises, laissant des traces olfactives. Cela lui a valu une amende de 150 000 euros, peanuts pour un groupe qui brasse des milliards ! Et les deux directeurs incriminés, celui du site comme celui de la cokerie, ont été relaxés.

         Dans un autre procès, décidément ArcelorMittal les cumule, celui dénoncé par le lanceur d’alerte concernant le déversement de déchets illicites sur le crassier, ArcelorMittal dit « c’est pas moi » grâce à un petit tour de passe-passe juridique : la société s’appelait AMAL (ArcelorMittal Atlantique Lorraine) à l’époque des faits. Elle a été absorbée par la société ArcelorMittal France en 2019 qui nie toute responsabilité pour ce qui s’est passé avant cette date !

         Ils puent, ils polluent, et ils ne veulent pas payer. Décidément, laisser les usines aux mains des capitalistes est dangereux à tous les points de vue.

Argenteuil-projet Cap Héloïse, Gonesse-projet Europa City ou autre, des choix où l’avis de la population est totalement absent

 

Leur seul objectif fondamental : rentabiliser des capitaux

 


Les opposants à la liquidation des terres agricoles du « triangle de Gonesse » continuent leur combat entamé depuis des années. Car si le projet EuropaCity a été officiellement abandonné en novembre 2019, il n’en va pas de même des appétits des investisseurs qui lorgnent sur le site, stimulés par la décision judiciaire d’appel de décembre dernier rétablissant le Plan local d'urbanisme de Gonesse qui prévoit d'urbaniser les terres agricoles autrefois prévues pour le vaste projet EuropaCity.

         À défaut des 280 hectares du projet initial, le préfet du Val d’Oise (bien connu des habitants d’Argenteuil pour avoir contrarié les conclusions de l’enquête publique défavorables au projet Cap Héloïse) est aujourd’hui favorable à donner un lot de consolation aux investisseurs voraces qui louchent sur ces espaces, en permettant l’urbanisation de ces derniers à hauteur de 110 hectares cette fois, ce qui n’est pas rien comme lot de consolation.

         Il paraît qu’un député du Val d’Oise, ex-macronien, est en train de rallier sur le tard l’opposition à ces projets où figure un grand absent : les intérêts de la population de la région à laquelle on n’a jamais demandé son avis, et qui n’est pas pour les décideurs un élément de réflexion dans cette affaire.

         À ce propos, pour élargir le débat au combat à Argenteuil contre la disparition de la salle des fêtes communale Jean Vilar et contre le projet Cap Héloïse, maintenant que ce petit monde val d’oisien macronien se délite, on attend avec impatience, enfin, le point de vue de la députée d’Argenteuil-Bezons, qui vient de rejoindre l’écurie électorale du nouvel adepte susmentionné du combat pour la défense du triangle de Gonesse, sur le projet concernant cette fois la salle Jean Vilar et « L’île » d’Argenteuil. DM