Davantage besoin d’un soutien matériel
Sur le site de la Ville, les
étudiants de la localité peuvent toujours lire une brochure intitulée
« des conseils pour les étudiants en période de Covid ». Certes c’est
mieux que rien. Mais un geste d’aide matériel serait bien plus apprécié pour des
étudiants qui pour certains (quand ce n’est pas aussi pour leurs parents chez
qui ils habitent) sont très touchés par la baisse de leurs revenus (cours
rémunérés pour des jeunes supprimés, petits travaux suspendus…). Ci-dessous,
deux textes, le premier, d’une étudiante de la localité, le second d’un
enseignant qui suit de près la situation des étudiants du supérieur. DM
« Une période vraiment difficile »
« L'organisation des partiels à Paris I est désastreuse. Les cours (en
distanciel) n'ont pas été banalisés, et se tiennent en même temps que les
partiels en présentiel, qui ont déjà commencés.
La
pression est mise sur les étudiants via un contrôle d'assiduité de la présence
des cours en distanciel, alors même que des épreuves de fin de semestre se tiennent
en même temps ! Dans ma situation, des examens et des cours se chevauchent...
Et je suis loin d'être la seule.
En
plus, la tenue des partiels en présentiel a été annoncée très tard, alors que
certains étudiants, à l'annonce du reconfinement, étaient repartis chez leurs
parents depuis longtemps.
La
période est vraiment difficile, et les décrochages se multiplient. J'organise
des séances sur ZOOM pour discuter, échanger les cours, faire des séances de
sport, et on se rend bien compte du niveau de détresse psychologique et du
mal-être provoquée par cette situation. »
Synthèse d'un article du magazine
L'Etudiant sur la précarité, publié
le 23 novembre 2020 :
La précarité matérielle des étudiants
« La précarité matérielle des étudiants augmente considérablement en ce
moment, avec l'annulation de nombreux jobs étudiants. 6 étudiants sur 10 ont
été forcés d'arrêtés leur activité, ce qui représente une perte moyenne de 274
euros par mois, d'autant que l'été qui a précédé le reconfinement n'a pas été
propice aux petits boulots. Cette précarité est particulièrement forte chez les
femmes, davantage touchées par les pertes d'emploi et plus souvent éligibles
aux bourses que les hommes. Cette détresse matérielle va évidemment de pair
avec une détresse psychologique, qui se traduit par de l'angoisse et des
dépressions : plus de la moitié des étudiants connaissant des difficultés
financières présentent des signes de détresse psychologique, contre 24% des
étudiants sans problème financier (ce qui reste énorme !). » Pierre