vendredi 4 décembre 2020

Argenteuil, ce soir – travailleurs, chômeurs, étudiants, retraités, commencer à se retrouver pour préparer les tâches qui nous attendent

 

Que les flambeaux réchauffent la combativité nécessaire !

 


Comme nous le disons dans l’article important ci-dessous, une part important des très nombreux licenciements actuels décidés dans les grands groupes industriels et financiers résulte de la volonté de maintenir les profits des actionnaires dans la situation actuelle. Les jérémiades pour les gogos de serviteurs de la bourgeoisie n’y changeront rien.

         À cela s’ajoute, la guerre acharnée que se livrent les capitalistes entre eux.

         Nous sommes dans une véritable guerre sociale. Elle oppose certes certains secteurs de l’économie mondiale, mais elle se traduit d’abord par une guerre entre les capitalistes et le monde du travail. Pour celui-ci, cela signifie menaces de licenciements, réduction des salaires, des indemnités et des pensions, recul des services publics nécessaires à la population, d’abord aux plus modestes.

         Si les combats des prolétaires se mènent au niveau de chaque entreprise, de chaque secteur, de chaque localité, ils doivent viser à les faire confluer vers la grande force collective de ceux sans lesquels la société ne fonctionnerait pas.

         C’est tout cela que nous, à Lutte ouvrière, voulons affirmer et discuter.

         C’est en quoi, le rassemblement et la marche de ce soir sont importants. Il faut que, malgré les circonstances encore difficiles, nous y soyons le plus nombreux. DM

 

Pas une retraite, mais se préparer à la future marche en avant !

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de page sur « articles plus anciens). DM


Logique capitaliste : la Bourse ou la vie. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

 Logique capitaliste : la Bourse ou la vie

02 Décembre 2020

Danone, IBM, Total, General Electric... de grands groupes riches à milliards multiplient les annonces de suppressions d’emplois et les fermetures d’usines en invoquant la crise du Covid

Deux mille emplois supprimés chez Danone, 1 200 à 1 400 chez IBM, 700 dans les raffineries de Total... Médiapart a recensé au 1er décembre 73 000 emplois immédiatement menacés sur le seul territoire français. Les mêmes groupes annoncent des dizaines de milliers de suppressions d’emplois à l’échelle de l’Europe et du monde. Leurs patrons ne cachent pas qu’il s’agit de choyer les actionnaires. Emmanuel Faber, le PDG de Danone, a ainsi déclaré : « Le cours a baissé de 30 % depuis un an. La rentabilité est fondamentale. C’est le socle des investissements de demain.» De son côté, le patron de Total a augmenté de 6 % les dividendes versés à ses actionnaires pour l’année 2019, soit un montant de 6,7 milliards d’euros, alors qu’il supprime des emplois.

Un tel cynisme, alors que le gouvernement a ouvert sans compter les caisses de l’État et multiplié les suppressions d’impôts et de cotisations sociales pour les entreprises, fait désordre. Bruno Le Maire s’est senti obligé de dénoncer il y a quelques semaines « l’effet d’aubaine de certains plans » tandis, qu’Élisabeth Borne fronçait les sourcils : « Lancer des procédures sociales d’une telle ampleur en pleine période de crise sanitaire pose question

Mais les capitalistes ne disent jamais merci à leurs serviteurs. Et quand ces grands groupes invoquent la crise sanitaire pour justifier cette saignée d’emplois, ce n’est pas seulement de la communication. La crise du Covid a certes été directement responsable de pertes du fait de l’arrêt de certaines productions et du ralentissement des échanges internationaux, elle a surtout accéléré la guerre acharnée que se livrent les capitalistes entre eux. Les capitaux disponibles, encore plus abondants avec les plans de relance mis en œuvre par tous les gouvernements et les taux d’intérêts au plus bas, se dirigent vers les entreprises qui apparaissent les plus prometteuses. Les secteurs vieillissants, qui ne dégagent plus assez de profits ou qui exigent de lourds investissements sont plus ou moins abandonnés. C’est vrai pour Total ou Vallourec dans le secteur pétrolier comme pour IBM dans l’informatique. Comme le dénonce un porte-parole de l’Unsa de cette entreprise : « IBM se débarrasse des anciens métiers et des plus vieux salariés pour se focaliser sur les nouveaux (cloud, intelligence artificielle) avec moins de monde, plus jeune.» Depuis la révolution industrielle, chaque crise du capitalisme a vu disparaître les entreprises les moins rentables au profit de nouvelles. Comme les précédentes, la crise actuelle bouleverse les rapports de force, Amazon ou Apple prenant la place d’Exxon-Mobil ou de General Electric au sommet des capitalisations boursières. Pour ne pas disparaître, pour attirer les capitaux, pour rester en haut du classement, les patrons doivent augmenter les dividendes et intensifier l’exploitation en réduisant les effectifs.

N’en déplaise aux ministres qui mouillent la chemise sur le devant de scène, aux politiciens de l’opposition qui prétendent vouloir moraliser le système ou encore aux dirigeants syndicaux qui proposent des plans industriels alternatifs, le capitalisme est fait de cette guerre permanente. Pour en finir avec les crises, le chômage de masse et la catastrophe sociale qu’il engendre, il n’y a pas d’autre voie que d’exproprier ces grands groupes capitalistes.

                                                        Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2731)

Spéculation : bourses européennes : l’euphorie !

  

Spéculation à tout va… vers l’abîme

 

Pour les Bourses européennes, c'est Noël avant l'heure. Partout, elles flambent. En novembre, le Cac 40, indice phare de la Bourse de Paris, a augmenté de 20 %. En un seul mois, environ 300 milliards d'euros ont été consacrés à l'achat d'actions des 40 plus grandes entreprises du pays. Voilà où finissent les centaines de milliards déversés par les États au prétexte de faire face à la crise économique.

         Les plans dits de relance ne protègent en rien les travailleurs. Les grands actionnaires font ce qu'ils veulent avec l'argent qu'on leur donne. Pendant que le chômage et la pauvreté explosent, l'euphorie des Bourses est indécente... mais elle est aussi révélatrice d'une économie capitaliste toujours plus parasitaire.

Armée : manœuvres militaires dans une situation d’aggravation des tensions

 

« L’ennemi principal est dans notre pays » (K. Liebknecht)


 

En avril 2021, un exercice militaire impliquant plusieurs divisions des armées américaine, britannique et française est prévu. Le chef d'état-major de l'armée de terre française veut préparer ses troupes à « des engagements majeurs », car « l'incertitude stratégique s'est encore aggravée en raison de nombreux bouleversements politiques récents ». Ces galonnés au service des bourgeoisies impérialistes, friands des armes de destruction massive des marchands de canons, passent donc aux travaux pratiques.

         La guerre ravage déjà certains pays. Les chefs militaires occidentaux en préparent ouvertement d'autres. Les grandes puissances ne peuvent mener aucune guerre juste. Face à leur politique, les travailleurs doivent se préparer... à mener le combat pour changer la société !

Argenteuil - quand son Argenteuil personnel est à conter - Itinéraire personnel (1)

 

La commune, un espace d’identité particulier

 

Argenteuil 1970 ?

Sur « Si Argenteuil m’était conté », une des initiatrices, Houria Cheron a posté le message suivant : « Bonsoir à tous, J'espère que vous avez passé une bonne journée ? Vous êtes tous les jours un peu plus nombreux sur la page. J'aimerai que vous disiez en un mot, voire plus, mais pas trop,  ce qui vous lie à Argenteuil et pourquoi vous vous êtes abonné à cette page ?

Vous vivez à Argenteuil ? vous y êtes né ? Vous y avez vécu ? Vous y avez étudié ? Vous y avez travaillé ? Un de membres de votre famille a vécu à Argenteuil ? Vous souhaitez retrouver quelqu'un ?

Comme d'habitude aucune obligation de réponse. Vous pouvez être sur la page uniquement parce que cette ville et son histoire vous intéressent. Et comme toujours.... pas de politique, pas de racisme, pas d'incitation à la haine et à la violence, courtoisie, diplomatie sont les règles...

Bonne soirée à tous. »

 

Ma réponse à cette sollicitation qui sera sur le présent blog mon premier « Itinéraire » :

 

« Dans les circonstances actuelles en particulier, tout ce qui relie est important et réchauffe. C’est l’intérêt de ces sites « locaux » qui unissent des habitants qui ont en commun d’être reliés à un lieu qui les a marqués, temporairement ou durablement.

         Je suis de ceux-là, et c’est pour cette raison que j’ai rejoint ce groupe.

         Par hasard, toute ma vie est liée à Argenteuil. J’y suis né et n’en fais pas gloriole. J’aurais pu naître à Tlemcen, Mexico ou Katmandou. Je suis né quelque part, par hasard. Mais je suis né à Argenteuil produit d’une lignée de migrants, certes de l’intérieur, mais des migrants tout de même. Sur ma page F personnelle, vous m’avez donné l’idée d’entreprendre une série sur mon « itinéraire » local.

         Des migrants de l’intérieur disais-je. Une bretonne partant comme « bonne » de Brest en 1919 d’un côté, un couple poussé par la Crise des années 1930 à quitter sa Sarthe natale. Deux lignées qui se retrouvent à Argenteuil dans les années 1930, boulevard Jean Allemane pour les uns, rue de la Nonaise pour les autres. A la fin de la Seconde guerre mondiale, le fils des premiers et la fille des seconds se regardent sur le quai direction Paris de la gare d’Argenteuil. Mes parents…

         Nous appartenons tous à de multiples ensembles communautaires, de profondeur certes bien différents. L’un de ces derniers est le fait d’appartenir à une « commune ». Ce niveau est très prégnant, et l’est d’autant plus lorsque la société est en crise… Évoquer un lieu commun donne chaud. Voilà une première raison de mon adhésion au groupe… Sur ce Salut et fraternité à tous, Dominique M. »