samedi 14 novembre 2020

Licenciements : Bridgestone : les patrons confirment la fermeture. Face à eux, la lutte, la force des travailleurs !

 

Les actionnaires décident, loin des palabres

 

Le siège de Bridgestone à Tokyo

Les dirigeants du groupe Bridgestone viennent de confirmer la fermeture totale de l'usine de Béthune en avril 2021. Ils ont donc choisi d'ignorer des offres du ministre de l'Économie Bruno Le Maire ou encore du président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, qui proposaient aux actionnaires des dizaines de millions d'euros s'ils acceptaient de ne licencier « que » 300 ou 400 travailleurs au lieu des 900 prévus.

Cela en dit long sur la valeur des prétendus « projets industriels » que sortent de leur chapeau les hommes politiques de tous bords quand tombe un plan de licenciements. Aucun tapis rouge n'empêchera un capitaliste de rayer une usine de la carte s'il juge que c'est là son intérêt.

Pour sauver leur emploi, pour sauver leur vie, les travailleurs n'ont pas d'autre choix que de se faire craindre de leurs exploiteurs. Sans des luttes massives et explosives, menaçantes pour les profits du patronat, leurs vies seront sacrifiées. Oui, la lutte de classe existe bel et bien. Les capitalistes la mènent en permanence. Aux travailleurs de mener la leur, sans relâche.

 

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Épidémie : impéritie de Macron-Castex-Véran, quand l’encadrement aussi n’en peut plus

 

Nantes : grève de cadres

 


Au CHU de Nantes, des cadres de santé sont en grève. Leur travail est de trouver des remplaçants pour les travailleurs hospitaliers qui sont en arrêt afin que les services puissent continuer à tourner. C'est un casse-tête tant les effectifs sont insuffisants.

Ces cadres en ont marre d'être poussés par la direction à jongler avec la vie privée des hospitaliers : rappel sur des repos, heures supplémentaires, changement d'horaires de travail, week-end supplémentaires...

Comme beaucoup d'hôpitaux, le CHU de Nantes a vu ses effectifs fondre de 10 % en dix ans, pendant que l'activité augmentait.

Cette situation criminelle pour les malades en période d'épidémie est le fruit de l'austérité imposée aux hôpitaux par les gouvernements.

Établissements scolaires : Blanquer face à la mobilisation

 Établissements scolaires : Blanquer face à la mobilisation

11 Novembre 2020

Face à la mobilisation des lycéens et des enseignants, le ministre de l’Éducation nationale a été contraint à un premier recul, acceptant les demi-groupes.

 


Jusque-là, il prétendait contre toute vraisemblance que le protocole sanitaire avait été renforcé dans les écoles, les collèges et les lycées, alors que rien n’avait été prévu, malgré la deuxiè­me vague de l’épidémie.

Comme il se doit, pour justifier l’injustifiable, le ministre expliquait que tout changement dans l’organisation des établissements était impossible. Rien n’est moins vrai. Pour permettre de scolariser les élèves dans des conditions moins scandaleuses, il faut trouver des locaux et embaucher massivement, afin de constituer des groupes d’élèves plus petits et leur permettre de ne pas s’entasser dans des locaux exigus. Pour cela, il serait possible d’occuper dans bien des villes des centres de loisirs, des salles municipales, des bibliothèques et de réquisitionner des locaux privés. S’il y avait une véritable mobilisation des autorités, et surtout avec la participation des parents, de la population, des solutions seraient trouvées.

On nous dit aussi qu’il n’y a pas assez d’enseignants. C’est vrai : les embauches sont gelées depuis des années ! Mais on pourrait faire appel à des étudiants, par exemple, et trouver des bonnes volontés. Il manque aussi des agents d’entretien, des surveillants, des infirmières, etc. Là encore, le problème n’est pas le manque de volontaires, mais le refus du gouvernement de mettre les moyens pour embaucher.

Le fait que, dans les lycées, les jeunes sont en âge de se garder tout seuls, contrairement aux collèges et aux écoles primaires, n’est pas pour rien dans le recul de Blanquer. Pourtant, les problèmes de sureffectifs dans des classes exiguës ou des salles de réfectoire trop pleines sont identiques pour les collèges et les écoles primaires.

Pour bien faire fonctionner les écoles pendant cette pandémie, il faudrait que l’intérêt général prime sur les intérêts des capitalistes. Et cela, on ne peut pas l’attendre du gouvernement. C’est pourquoi des salariés de l’Éducation nationale, souvent soutenus par les parents, se mobilisent pour imposer d’autres conditions sanitaires. Les manifestations du 10 novembre en sont un exemple.

Marion AJAR (Lutte ouvrière n°2728)