samedi 14 novembre 2020

Argenteuil, évènements du Val-Nord et du Val-Sud, la raison garder

 


Le maire, tel un magicien…

 


Suite aux incidents importants qui bouleversent la vie des habitants du Val-Nord et du Val-Sud, le maire d’Argenteuil a sa solution miracle telle qu’elle transparaît dans le communiqué de la municipalité. Il suffirait de supprimer la présence de quelques troublions et par la même occasion de leurs familles pour que les quartiers en question retrouvent joie et sérénité.

         Pourtant l’histoire des quartiers des banlieues populaires, d’ici et d’ailleurs, depuis les années 1980, devrait l’amener à plus de retenue. Il la connaît. Les évènements tels les incidents actuels ont rythmé l'aggravation de la situation dans ces quartiers, décennie après décennies... faisant fît des rodomontades des politiciens en campagne, telles celles, naguère, de l'un des amis politiques du maire...

         La question est complexe (et pour notre part, hier et avant-hier nous avons avancé nos analyses), mais tant que la société suivra la voie de décomposition que la crise lui impose, elle générera, génération après génération, l’existence de jeunes, que nous caractérisons de « désorientés » pour simplifier. Combien de moments de tension Argenteuil a-t-elle connu depuis le début des années 1980 ? Quelles furent les conclusions communales après chacun de ces évènements ? Et puis quels en furent les acteurs ? On nous parle d’habitants de ces quartiers, mais la municipalité est-elle si sûre d’elle-même en affirmant cela ? Les jeunes ne se déplacent-ils pas ? Non ?

         Je voudrais surtout insister sur ce qui me paraît le plus inacceptable dans le communiqué municipal : l’idée de l’expulsion des familles entières des acteurs impliqués, si tant est qu’on les retrouve, malgré les caméras…

         Comme si les familles étaient homogènes et que les soucis et les déviances de l’un ou des uns pouvaient caractériser et juger l’ensemble des familles concernées.

         Le parcours des membres des familles est marqué par la diversité, certains avancent dans la vie d’un pas « facile », d’autres tombent dans l’ornière des divers fossés possibles, de la drogue, de la délinquance,…, pour toujours ou en reviennent. Et combien de familles bien sous tous rapports ont connu de tels affres intra-familiaux. Certes, ce sont des évidences pour tous ceux qui connaissent la vie des habitants de la Ville, mais apparemment bonnes à rappeler.

         Les évènements de ces quartiers populaires émeuvent tout un chacun, le maire y compris. Mais de là à avancer des solutions qui n’en sont pas… DM

Bonnes lectures du Confinement 2. À propos du « courage » selon Macron, lire « La peur » de Gabriel CHEVALIER, Le livre de poche

 

À propos du « courage »

 


À l’occasion du transfert au Panthéon des cendres de l’écrivain Maurice Genevoix, ancien combattant de la Première guerre mondiale, Macron a continué sa campagne nationaliste. Il a ainsi évoqué un étonnant « courage français » : « Le même qui avait soulevé ceux de 1789, les Volontaires de l'an II, de toutes nos guerres… »

         Le courage français ! La race n’est pas loin, tout comme le sang français qui comme chacun sait n’est pas rouge, mais bleu.

         À tous ceux que ces élucubrations nationalistes écœurent, je conseille la lecture, et ce sera notre bonne lecture du Confinement 2 du jour d’un des livres sur la Première guerre mondiale dont la lecture m’a particulièrement bouleversé, « La peur » de Gabriel Chevalier.

         Le courage de ceux qui se trouvent au milieu de la barbarie, sans doute, un courage obligé, que l’on soit allemand, russe, français, venu du Sénégal, d’Algérie, soldats de 1914 bien « français » comme chacun sait… mais la peur effroyable sans doute,  de chacun surtout.

         Mais cela, le jeune Macron peut-il l’imaginer ?

         À l’étage librairie, on demande un livre, et on vous l’apporte. On peut aussi téléphoner pour commander au :

0139619395

lepressepapier@wanadoo.fr,

vendredi 13 novembre 2020

Aide alimentaire : aggravation de la pauvreté

 

Une famille peut-elle vivre avec 2 à 9 euros par jour ?

File pour l'aide alimentaire

Le dernier rapport du Secours catholique illustre l'aggravation de la pauvreté. En France, une famille sur quatre accueillie dans ses centres ne dispose d'aucune ressource, et la moitié ont moins de 1 037 € par mois, allocations comprises.

Pour plus de la moitié de ces familles, une fois le loyer, l'électricité et autres dépenses incompressibles acquittées, il ne reste de 2 à 9 € par jour. Au moins 4 familles sur 10 n'ont pas les moyens de se nourrir correctement.

Et cela dans un des pays parmi les plus riches du monde !

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de page sur « articles plus anciens). DM