vendredi 13 novembre 2020

Argenteuil, quartiers traités d’une façon totalement inégale

 

Carte des travaux, carte des résultats électoraux ?

Et pas pour une bagatelle

 


La crise de la société est inscrite d’une façon bien différente selon les quartiers. Sans rentrer dans les chaumières, cela est évident à la vue des différents quartiers et rues d’Argenteuil.

         Cette diversité spatiale ne relève pas d’aujourd’hui et donc de la municipalité actuelle, mais de l’histoire des classes sociales et de l’urbanisation de l’espace communal.

         En revanche, ce qui relève de la municipalité, ce sont les choix d’aménagement actuels. De notre point de vue, le maximum d’homogénéité spatiale étant un facteur essentiel de la cohésion sociale d’une ville populaire telle la commune d’Argenteuil, elle devrait être visée par une municipalité soucieuse de ce problème.

         Lorsque l’on liste les travaux de voiries croisés au cours de cette dernière décennie, il apparaît nettement que tous les quartiers n’ont pas été traités de la même façon.

         Nous n’avons rien ni contre le quartier Carnot ni contre les habitants de la rue Raspail d’Orgemont. Chacun peut seulement constater qu’ils bénéficient actuellement d’une attention toute particulière.

         Nous ne demandons qu’à être contesté pour nos affirmations. Pour cela, il serait tout à fait simple de publier un état de l’ensemble des travaux effectués depuis dix ans, et le tableau prévisionnel de ceux qui doivent l’être dans les années qui viennent. DM

Bonnes lectures du Confinement 2. Treizième jour. « Funambules » de Mohamed Aïssaoui, NRF


 

Des promenades dans Paris, des rencontres de bistrot intéressantes et chaleureuses, un parcours sur les traces d’un amour que l’on n’a pas su naguère saisir, et surtout, des rencontres, des portraits de « bénévoles », et une réflexion sur le bénévolat. Cela fait un récit-roman simple mais lui aussi écrit d’une jolie écriture, qui donne un bon moment de calme lecture. Sérénité garantie. On en a besoin. DM

 

         À Argenteuil, la librairie Le Presse-papier n’échappe pas au confinement (le point presse en revanche continue de fonctionner). En revanche, l’achat de « livres à emporter » est possible.

         À l’étage librairie, on demande un livre, et on vous l’apporte. On peut aussi téléphoner pour commander au :

0139619395

lepressepapier@wanadoo.fr,


jeudi 12 novembre 2020

Crise : pour tenter de la faire oublier, Macron tricolore à tout va. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

 De Colombey au Panthéon : Macron tricolore

11 Novembre 2020

En attendant un hypothétique vaccin, et faute de lits d’hôpitaux, on peut toujours offrir à la population des cérémonies patriotiques.

Macron a donc tenté de noyer la crise sanitaire galopante, l’augmentation du chômage et les effets de sa politique profitable aux seuls capitalistes sous un flot de commémorations. Sa semaine du 9 novembre a été entièrement consacrée à la mémoire de De Gaulle.

La télévision a été saturée d’émissions hagiographiques, Macron, accompagné des médias, s’est déplacé à Colombey-les-Deux-Églises pour l’anniversaire de la mort du héros. Le 11 novembre devait aussi être l’occasion d’un discours célébrant le grand homme, en attendant les cérémonies du 22 novembre, anniversaire de sa naissance. De la Lorraine jusqu’à l’Arc de Triomphe et au Panthéon, Macron a chaussé de très très gros sabots, expliquant que, comme le général à son époque, il incarne l’esprit de résistance et d’unité nationale à l’heure des périls. C’est ridicule, mais c’est aussi significatif.

Macron, comme tous les gestionnaires des affaires de la bourgeoisie, doit faire accepter des sacrifices à la population, et en particulier aux travailleurs, alors que les bénéfices des grands capitalistes sont protégés. Cette politique de classe apparaît encore plus clairement à l’occasion de la crise sanitaire, dans laquelle tous sont sacrifiés sur l’autel du grand capital : précaires jetés à la rue, ouvriers surexploités dans des nids à virus, petits commerçants piétinés, etc. Quoi de mieux alors que l’appel à l’unité nationale, à l’intérêt supérieur de la patrie pour faire marcher au pas la population ?

De la même façon, Macron donne une tonalité particulièrement cocardière à la commémoration du 11 Novembre. Depuis des décennies, dans le cadre de la construction européenne, cette journée était plutôt marquée par la réconciliation franco-allemande et la célébration de la paix. On y fit parfois mention des fusillés pour l’exemple, voire des mutineries. Pas question de cela cette année, où l’on célèbre le peuple se transformant en « armée victorieuse », le sacrifice des soldats pour « qu’ils ne passent pas », la défense de la patrie contre l’agresseur. Cette évolution va de pair avec la généralisation des propos réactionnaires, les campagnes xénophobes, l’encadrement de la vie sociale, la protection de la police aux dépens des libertés publiques et, plus dangereux encore, l’explosion des budgets militaires. Si la crise s’aggrave et si les relations internationales se tendent, le gouvernement voudrait pouvoir ranger la population derrière lui, en ordre de bataille et au commandement. Les cérémonies patriotiques et l’appel aux mânes du Général sont à la fois une mise en scène de basse politique et une préparation aux probables catastrophes à venir.

                                                                Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2728)