jeudi 8 octobre 2020

SNCF : le règne du « flux tendu » avec ses conséquences catastrophiques pour les voyageurs

 

10h pour faire Limoges-Paris !

 


 Les 600 voyageurs partis en train de Limoges dimanche soir à 20h02 ne se doutaient pas qu’ils arriveraient à Paris … lundi matin à 5h50 ! Un peu après Vierzon, une panne de la locomotive a été provoquée par un incident de pantographe (la pièce qui établit le contact électrique avec la caténaire au-dessus de la locomotive) La réparation n’étant pas possible, les voyageurs ont été transbordés dans un autre train puis ramenés à Vierzon… d’où ils sont repartis à 4 heures pour finir leur voyage au petit matin.

         Mais pourquoi, avec des moyens de communication de plus en plus rapides, les incidents entraînent-ils des retards de plus en plus longs ? Manque de matériel, vétusté, manque de personnel… il faut des heures pour pallier à une simple panne. Il n’y a pas si longtemps, des conducteurs « de réserve » étaient en service 24h/24 pour pouvoir partir dès l’alerte donnée. Présents dans les locaux de travail, ou disponibles chez eux, des agents de tous services étaient d’astreinte pour aller dépanner, manœuvrer trains et locomotives. . Il y avait des cheminots à toute heure dans beaucoup plus de gares, prêts à accueillir les voyageurs en détresse, veiller à leur sécurité, leur servir un encas.

         Pour faire des économies, la plupart de ces mesures de précaution ont été supprimées. Même chose du côté matériel, trouver une locomotive disponible tient de l’exploit. Comme dans toute la société, on travaille à « flux tendu », sans réserve matérielle et humaine. Les gouvernements font de plus en plus d’économies dans tous les services publics, pour réserver l’argent disponible aux patrons des grosses entreprises privées. On l’a vu cette année, c’est encore plus dramatique dans la santé. Mais ça affecte aussi les transports, la poste, l’école, et tous les services utiles à la population.

Argenteuil : une Maison des femmes en mauvaise santé

 

De mal en pis

 

La fermeture de ce lieu en 2014 fut un désastre

La Maison des femmes d’Argenteuil connaît une nouvelle péripétie. Celle-ci est due certes à l’épidémie puisqu’elle est fermée actuellement en rapport avec la Covid 19, mais pas seulement.

         Elle vient de connaître son quatrième déménagement depuis 2014. Le dernier en date a eu lieu en juillet et l’a installée dans une partie du Centre de santé municipal Fernand Goulène. Et cela n’est pas à son avantage, ni surtout en faveur des jeunes filles et des femmes qui auraient absolument besoin d’elle.

         Une sorte d’appartement T2, cloisonné, mal aéré, là où un grand local d’accueil serait nécessaire pour donner confiance et réconfort aux femmes qui arrivent, et qui ne sont pas là de gaieté de cœur. Bref, une nette régression par rapport au local précédent installé dans la cour de feu l’espace Ambroise Croizat.

         Une nouvelle fois, pas à la mesure de ce qui est nécessaire pour une ville de 115 000 habitants aux multiples problèmes. DM

AB-Habitat : c’est le genre de situation qui pend au nez de la coopérative (une correspondance)

 

Fusion Chaumont Habitat et Vosgelis : des tractations loin des intérêts des locataires et des agents

 


La loi ELAN oblige les offices HLM à se regrouper pour gérer au minimum 12 000 logements. Chaumont Habitat (4000 logements) a donc entrepris des démarches de fusion et croyait avoir trouvé le bon candidat avec Vosgelis. Il semblerait que la fusion soit mal engagée du fait des appétits de Vosgelis en Lorraine.

         Ce qui est sûr, par contre, c’est que ces regroupements ne se font pas pour être utiles aux locataires. La fusion conduira à des économies d’échelle, ce qui se traduira par des suppressions de postes, moins d’emplois de proximité, et moins de proximité pour les locataires eux-mêmes. Et le fait de créer une structure plus grande n’améliorera pas les services proposés, mais permettra de donner à l’entité fusionnée certes plus de capacité d’investissement, mais surtout plus de contrats pour les géants du BTP… ou un magot dans lequel se servir, comme vient de le faire l’Etat pour 1,5 milliard d’euros.

         Dans ce domaine aussi, il faudrait partir des besoins de la population laborieuse, et embaucher jusqu’à ce que le logement social mènent à des lieux où il fasse bon vivre. Seul le contrôle direct des travailleurs et des locataires pourrait assurer que l’argent des loyers soit utilisé dans ce but.