mardi 23 juin 2020

Locaux syndicaux : quand des élus s’attaquent à une présence syndicale des travailleurs


Persan, un cluster d’action antisyndicale ?

 

Il y a cinq ans, le président du conseil départemental du Val d’Oise, Arnaud Bazin, partait en guerre contre les organisations syndicales du département en voulant les priver purement et simplement de la Maison des syndicats de Cergy ouverte à l’ensemble des organisations syndicales ouvrières.
         Ce monsieur a commencé sa petite carrière d’édile à Persan, avant de gravir les échelons qui l’ont conduit aujourd’hui au sénat.
         Aujourd’hui, c’est à Persan toujours que la municipalité veut expulser de son local, l’Union Locale CGT de Persan.
         Les travailleurs pour qui cette UL joue un rôle très important de conseil et de soutien se demandent s’il n’y aurait pas dans cette localité un « cluster » d’action antisyndicale.
         Ils sont appelés par l’Union Départementale des syndicats CGT du Val d’Oise à venir le dire à la municipalité demain mercredi 24 juin à 13 heures 9 rue Ambroise Croizat pour se rendre en manifestation à la mairie de Persan et exiger le maintien du local de l'UL-CGT.

Fête de Lutte ouvrière, fête des retrouvailles ! Les 26 et 27 septembre prochain



Le confinement n’a pas permis que la 50ème fête de Lutte ouvrière ait lieu à la Pentecôte. Mais ce n’était que partie remise. Les 26 et 27 septembre, elle se tiendra à Presles, Val-d’Oise.
     Par milliers, on pourra y faire la fête, voir des spectacles, discuter devant une exposition ou un bon petit plat. On pourra aussi assister à des débats avec des militants, notamment de l’automobile, de la SNCF, de la santé, acteurs des luttes actuelles, et écouter les interventions de Nathalie Arthaud.
     Car l’intensification des attaques du patronat et du gouvernement contre l’ensemble de la classe ouvrière rend nécessaire non seulement de rendre les coups, mais de discuter comment s’organiser pour que le monde du travail reprenne le dessus.
     Demandez la carte d’entrée à la Fête à nos militants ou en écrivant à Lutte ouvrière. Cette carte coûte, à l’avance, 10 euros pour les deux jours.

lundi 22 juin 2020

Travailleurs sans-papiers, avec papiers = une seule classe ouvrière


Leur combat fait partie du combat de tous les travailleurs



Des milliers et des milliers de travailleurs « sans papier » ont manifesté samedi à travers le pays, avec des militants des organisations qui les soutiennent, dont bien évidemment Lutte ouvrière.
         Après la crise sanitaire qui a privé de revenus beaucoup de travailleurs sans papiers, privés de chômage partiel faute d’être déclarés, la crise économique qui s’annonce risque de les frapper encore plus : sans papiers, il est encore plus difficile pour un travailleur de défendre ses droits. Les migrants, contraints de quitter leur pays et de changer de vie pour fuir la misère, ou chassés par les guerres causées par les grandes puissances impérialistes, forment ici la partie la plus exploitée de la classe ouvrière. Leur combat fait partie du combat de tous les travailleurs.


Reprise générale de l’École : La solution vulgaire de Blanquer : « Démerdez-vous !


Circulez, il n’y a vraiment plus de problème ?



Un témoignage de Nouvelle Aquitaine

Macron ayant parlé à la télé dimanche 14 juin, Blanquer et les inspecteurs à sa suite ont planché jour et nuit pour rendre « pédagogique » la consigne de remettre tous les enfants à l’école afin que les parents puissent retourner travailler malgré le protocole sanitaire qui limite les places en classe !
         Cette décision a eu pour conséquence pour les enseignants, animateurs, auxiliaires de vie scolaire, ATSEM ou personnel municipal de cantine et du ménage des réunions, des mails, des retours de mails, des consignes, puis leur contraire, car il fallait trouver le moyen de faire rentrer tous les élèves, en gardant des distances de sécurité sanitaire, le lavage des mains 12 fois par jour, la restauration avec distances elle aussi, sans pousser les murs ni embaucher du personnel en nombre suffisant pour ce faire.
         Mission impossible ? Pas du tout ! La solution de la hiérarchie nous est arrivée mercredi 17 juin à 22h : finie la distance d’un mètre entre les élèves, ou mieux, faire l’école en plein air ! Assortie d’un « Je vous souhaite d’autant plus bon courage » avec la suggestion d’éviter « les kermesses de fin d’année ». Et tout ça pour deux semaines d’école !

Violences faites aux femmes : un décret scandaleux


Une annulation qui s’impose dans les meilleurs délais



Grâce aux combats des femmes contre les violences « conjugales » à leur encontre, des progrès juridiques ont été fait pour les protéger. Il y a en particulier depuis 2010 la possibilité de la délivrance d’ordonnances de protection qui une fois établies par la justice interdisent le contact entre le responsable des violences et sa victime, et de quelque façon que ce soit. En 2019, 4.000 ordonnances de protection ont été délivrées en France, nombre qui reste bien inférieur à ce qui est fait dans d’autres pays, en Espagne en particulier.
         Jusqu’en décembre dernier, le juge avait 42 jours pour statuer et délivrer l’ordonnance. Ce délai a été ramené à 6 jours. Mais par un décret d’application en date du 27 mai, c’est à la victime d’informer son compagnon ou ex-compagnon par voie d’huissier, et cela à ses frais, et elle n’a que 24 heures pour le faire, une fois que la date d’audience a été décidée par le juge. Si elle ne le fait pas, cela entraîne toute l’annulation de la procédure.
         Un amendement serait en discussion pour l’annulation d’une procédure bien troublante. Comme si ce n’était pas à l’État de mener lui-même de a jusqu’à z la procédure, sans que les victimes, au-delà de ce qui les concernent, n’aient ni à s’en préoccuper ni à en payer les frais.
         Cette situation sera peut-être annulée, mais l’affaire montre une fois de plus la légèreté avec laquelle l’État et le gouvernement traitent la question fondamentale des violences faites aux femmes. DM

De Gaulle : bataille de politiciens bourgeois sur sa tombe


Serviteurs de la bourgeoisie d’hier et d’aujourd’hui



Les politiciens déjà en lice pour la présidentielle de 2022 se sont pressés autour des commémorations de l'appel du 18 juin 1940 de De Gaulle. Macron a assisté aux cérémonies officielles et joue au rassembleur de la nation alors qu'il gouverne au service des plus riches. Marine Le Pen était hier à l'île de Sein afin de glorifier le tout récent ralliement de son parti, jusqu'ici plutôt pétainiste, à De Gaulle, ce qui n’a pas plu du tout aux habitants de l’île.
         En se battant pour récupérer la dépouille de De Gaulle, fidèle serviteur de la bourgeoisie française et ennemi du monde du travail, Macron et Le Pen confirment, s'il en était besoin, quel camp ils servent.

Arbres, Argenteuil : l’essence électorale d’un revirement municipal… très passager


Ce n’est pas quelques arbres protégés qui cacheront la forêt



La municipalité veut donner in extremis l’impression qu’elle aime les arbres. À voir les étonnantes protections dont bénéficient les arbres du square place Carnot en pleine rénovation. Si cela les protège et que les platanes sont contents, pourquoi s’en plaindre.
         C’est dommage que la municipalité ne prenne pas le même soin des arbres du jardin attenant à la salle des fêtes Jean Vilar, ou encore dans l’espace Bayard-Joly. Là est prévu d’abattre une vingtaine d’arbres de différentes essences dans le cadre d’un projet immobilier annoncé rue Alfred-Labrière. Celui-ci va détériorer un peu plus le parc de la Croix-Rouge légué naguère par la famille de l’industriel Bayard-Joly à condition paraît-il... qu’il reste en l’état de parc arboré !
         C’est fou comment la municipalité fait mine de se découvrir défenseur de la planète simplement parce qu’il y a la proximité d’élections…

dimanche 21 juin 2020

Éducation : tout reprend lundi… sur le papier. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière






Éducation : tout reprend… sur le papier

17 Juin 2020

Les écoles et les collèges devront accueillir tous les élèves à partir du 22 juin, a annoncé Emmanuel Macron à la télévision. Une décision qui laisse perplexes ceux qui sont chargés d’organiser la scolarité dans ces établissements. Cette reprise se fera « de manière obligatoire et selon les règles de présence normales », a tenu à préciser le président.
Le ministre de l’Éducation nationale, Jean Michel Blanquer, jouant comme toujours les premiers de la classe, a fait préciser par son directeur général de l’enseignement scolaire : « Un élève absent pourra faire l’objet de sanctions. »
On peut se demander quel bénéfice pédagogique les élèves pourront tirer de cette reprise à deux semaines des vacances scolaires, à une période où même en temps normal il est assez difficile de mobiliser leur attention. Cela gênera par contre les parents qui se sont organisés autrement depuis la fermeture et pensaient pouvoir continuer ainsi. Mais, de plus, les conditions matérielles dans lesquelles devrait s’effectuer le retour en cours sont loin de permettre la présence de tous.
Le nouveau protocole sanitaire qui doit entrer en vigueur le 22 juin prévoit qu’une distance d’un mètre devra être respectée à droite et à gauche de chaque élève. Concrètement, il ne pourra y avoir qu’un élève par table double. C’est le genre de contraintes dont n’a pas tenu compte le ministère quand il a calculé qu’avec cette distanciation on pourrait accueillir 24 élèves par classe. Dans la réalité, comme le dit le représentant d’un syndicat des chefs d’établissement, « on prendra ceux qui se présentent et ce sera déjà bien ». Le ministère le sait d’ailleurs parfaitement.
Depuis le début de l’épidémie, les mesures concernant l’Éducation nationale n’ont pas eu pour objectif de permettre une meilleure scolarisation des élèves, mais surtout d’envoyer un signal allant dans le sens de la reprise du travail pour les parents. La dernière en date ne fait pas exception, et tenait sa place dans le discours de Macron à côté de l’incitation à travailler plus et à produire davantage.
                                               Daniel MESCLA (Lutte ouvrière n°2707)