samedi 23 mai 2020

Patronat de la métallurgie : que l'État paie...


Le beurre et l'argent du beurre


L’avenir des profits certes…

Anticipant les baisses de commandes, le patronat de la métallurgie voudrait obtenir du gouvernement la prolongation de l'indemnisation de chômage partiel par l'État, au -delà de décembre 2020. Un projet soutenu par une partie des confédérations syndicales.
         L'État ou l'Unedic compenseraient en partie les pertes de salaires des travailleurs. Le patronat garderait ainsi sous la main des salariés formés sans avoir à verser leurs salaires. Quant aux travailleurs ils verraient leur niveau de vie baisser, sans pour autant avoir la garantie de conserver durablement leur emploi.
         S'il y a moins de travail, il faut imposer la réduction des horaires, mais sans réduction des salaires et sans aucun licenciement. En prenant dans les réserves financières des grands groupes ou sur la fortune des gros actionnaires, il y a largement de quoi financer tout cela.

Surproduction et crise : maladies incurables du capitalisme


Une production à l'aveugle, uniquement pour le marché solvable



10 milliards d'euros de voitures en attente dans les concessions, des centaines de milliers de tonnes de pommes de terre dans les silos, des montagnes de stocks dans l'habillement... partout les marchandises invendues se sont accumulées. Ces marchandises ont été produites par les travailleurs. Ces mêmes travailleurs que les entreprises s'apprêtent à licencier par millions.
         D'immenses stocks de richesses d'un côté ; de l'autre, la misère et même la faim qui s'étendent parmi ceux qui ont produit ces marchandises et ces biens. Depuis sa naissance le capitalisme a généré des crises de surproduction, où l'aggravation de la pauvreté découlait d'un trop plein de richesses, parce que produites à l'aveugle, uniquement pour le marché solvable. Cette tare congénitale du capitalisme ravage comme jamais toute la société.

Hôpitaux : loin des médailles et des bravos, nouvelles de la réalité


Hôpitaux - Île de France :  Non au retour à l'anormal



Tous ensemble - Hôpital Bicêtre

À Robert Debré, le jeudi, des collègues manifestent dans et autour de l’hôpital, pour dire « Pas de retour à l’anormal » et exprimer leur mécontentement. Celui-ci ne date pas d’hier, à Bicêtre non plus : les départs à la retraite ou ailleurs non remplacés, les plannings chamboulés etc…
         Nous avons toutes les raisons de manifester notre ras-le-bol.

Vir…age - Hôpital Pitié-Salpêtrière
Le laboratoire de virologie est débordé par les tests Covid, notamment les sérologies.
         Comme partout, les renforts sont moins nombreux mais le boulot a singulièrement augmenté.
         Comme partout, c’est de l’embauche qu’il faut, à hauteur des besoins. 
 

Prime et médaille en chocolat


Hôpital d’Angoulême : tension et colère des soignants

19/05/2020

L’annonce que les soignants ne seraient pas « éligibles » à la prime de 1 500 euros et n’auraient droit qu’à la prime de 500 euros pour la prise en charge des malades du Covid-19 a fait monter d’un cran la tension qui existe déjà. Alors même que des soignants ont été eux-mêmes contaminés.
Certains hospitaliers ont d’ailleurs exprimé que « les primes on s’en fout. Ce qu’on demande depuis longtemps, ce sont des revalorisations salariales, l’arrêt des suppressions de lits et l’embauche de personnel. »
Ce qui attise la colère, c’est le fait que les heures supplémentaires ne seront pas payées ! Mais « inscrites sur une balance d’heures au bon vouloir de la hiérarchie ».
Les hospitaliers dénoncent aussi le fait que sur l’entrée et la gestion des malades dirigés aux urgences, la direction « laisse le personnel se débrouiller », et qu’ils sont traités comme « de la chair à canon ».
La colère est là, et elle monte.

Argenteuil – banlieue : la réforme impossible, il faut la révolution


La « banlieue » si loin de ors de la République de ces gens-là



La députée de la circonscription d’Argenteuil-Bezons, restée politiquement très confinée sur la Ville ces derniers mois, se rappelle aujourd’hui aux souvenirs de la presse en réclamant un « plan d’urgence pour la jeunesse des banlieues ».
         Comme si depuis 40 ans et le début de la dégradation de la situation des quartiers populaires, il n’y en avait pas eu tant et tant de ces plans pour la « banlieue ». On les voit refleurir lorsque la jeunesse s’enflamme comme cela vient de se produire à Argenteuil à la suite de la mort dramatique d’un jeune. Mais une fois la colère retombée et le danger éteint, la « banlieue » retrouve sa solitude et sa misère.
         La députée, cette fois, compte, sans blague, y « apporter de nouvelles solutions ». Selon le Parisien-95, elle est « convaincue qu'il y a un malaise et de la nécessité d'agir rapidement ». Un malaise…
            C’est grotesque et dérisoire.
         Les quartiers populaires de banlieue se sont dégradés matériellement, moralement et culturellement, parce que le chômage, la misère s’y sont installés souvent à la périphérie des villes. Les rénovations du bâti, comme celle du Val-Nord, n’ont jamais supprimé ces caractères. Il faut ajouter à cela l’effondrement des services utiles et nécessaires à la population et la quasi-disparition dans ces quartiers du mouvement ouvrier qui, lui, n’avait rien de fatal.
         Les vœux pieux de la députée révoltent d’autant plus qu’ils se produisent à un moment où une tornade sociale risque d’arriver à grand pas avec son lot de licenciements et de misère aggravée.
         La crise des « banlieue » est un aspect de la crise fondamentale du capitalisme. La seule voie pour en sortir est de se débarrasser du capitalisme lui-même. Cela, c’est notre plan.DM

Lutte ouvrière – Des idées pour comprendre le monde


« Ce qui manque à l’ouvrier, c’est la science de son malheur » (Fernand Pelloutier)

Covid 19, capitalisme et Lutte de Classe :



Lisez le dernier numéro de la revue Lutte de Classe de l’Union Communiste Internationaliste qui vient de paraître

Au sommaire

-Du Covid-19 à la crise de 2020

-Les États-Unis, de la crise sanitaire à l’effondrement économique

-Après la crise sanitaire, la Chine en crise économique

-Algérie : crise sanitaire et crise sociale

-Italie : les ravages du virus et ceux du capitalisme

-Russie : un “chef” fort pour un régime qui l’est moins ?

-Il y a un siècle : quand la grippe espagnole se conjuguait à la barbarie capitaliste.

Vous pouvez trouver notre hebdomadaire Lutte ouvrière et la revue Lutte de classe à la librairie Le Presse-papier de l’avenue Gabriel Péri (1,20 euro pour Lutte ouvrière et 2,5 euros pour la Lutte de Classe). Mais nous pouvons aussi aller vous le ou les porter dans votre boîte à lettres. Il faut seulement passer commande. DM

Des idées pour comprendre le monde


Bien sûr, cela ne remplacera jamais notre fête 2020. Mais notre fête est un grand moment de culture. Livres, réflexion politique, art, histoire, et bien sûr textes et exposés scientifiques. Retrouvez des dizaines et des dizaines de vidéos sur le site ci-dessous « des idées pour comprendre le monde » à l’occasion de ces jours de la Pentecôte 2020 ou nous ne nous retrouverons, pour une fois, pas ensemble à Presles.
Cette volonté de diffuser la culture et la science, au cœur de notre fête annuelle, nous avons voulu aussi, plus modestement, la partager sur ce site

https://www.lutte-ouvriere.org/comprendrelemonde/

Par exemple, exceptionnelle,

Une exposition interactive : La révolution russe et la culture

proposée par Lutte Ouvrière
Ballet-pantomime en 1921 à Pétrograd de Fuente ovejuna, pièce de théâtre de Lope de Vega, se servant du Palais d'Hiver comme décor

À tout moment, si vous souhaitez aller plus loin, cliquez sur les nombreux liens que vous trouverez sur les images et dans les différents textes. (le visionnage sur ordinateur est conseillé)

https://www.lutte-ouvriere.org/comprendrelemonde/arts.html

vendredi 22 mai 2020

Le coronavirus accélère et aggrave la crise


La pandémie du chômage



Plus de 300 millions d'emplois vont disparaître au printemps dans le monde selon l'Organisation internationale du travail (OIT). Aux USA, plus de 36 millions de personnes ont déjà perdu leur emploi et demandent à bénéficier des indemnités de chômage. Dans la zone euro, 50 millions de personnes pourraient perdre leur emploi dans les prochains mois. Et dans la plupart des pays pauvres, les travailleurs au chômage ne sont même pas dénombrés.
         Le coronavirus accélère et aggrave la crise dans laquelle l'économie capitaliste était déjà plongée. Les moyens de productions sont toujours là, les besoins insatisfaits sont immenses. Mais le seul objectif étant de maintenir et même d'accroître leurs profits, les grands patrons jettent par-dessus bord les travailleurs.
         Le jour d'après sera la barbarie si on laisse la bourgeoisie aux manettes... Ou ce sera le socialisme à condition que la classe ouvrière retrouve conscience dans ses capacités collectives. Mais c'est dans des périodes de crise telle que nous la vivons que cette conscience peut se reconstituer rapidement.

Masques Macron : quand Macron réécrit l’histoire comme ça l’arrange


Mais peut-être parlait-il des industriels qui ont pu en disposer !



Dans une interview à BFM, Macron prétend que « nous n'avons jamais été en rupture de masques ». Les milliers de travailleurs de la santé, des Ehpad, de l'aide à domicile, qui ont passé parfois plusieurs semaines sans masques, en s'exposant au danger d'être contaminés et de contaminer eux-mêmes, apprécieront.
         Mais peut-être parle-t-il des industriels, comme Airbus, qui fournissaient des masques à leurs salariés dès le début du confinement, pour justifier qu'ils poursuivent la production, alors que les soignants, eux, en manquaient ?

Parlement : les (mauvais) spectacles des marchands d’illusions reprennent


Quand certains s'agitent pour sauver leur gagne-pain parlementaire



Les rebondissements parlementaires dignes d'une série B reprennent à l'Assemblée nationale.
         Une dizaine de députés divorcent du groupe LREM, car, disent-ils, ils ont trouvé leur voie : ce sera « Ecologie, Démocratie, Solidarité », le nom choisi par leur nouveau groupe. Ils veulent préparer le jour d'Après car « après le Covid19, plus rien ne doit être comme avant », la vie politique qu'ils proposent sera affirment-ils, tout en annonçant qu'ils voteraient, ou pas, avec les marcheurs. Du macronisme sans Macron en somme !
         Au même moment, à gauche de l'hémicycle, une brochette d'hommes et de femmes politiques ont signé une tribune intitulée "au coeur de la crise, construisons l'avenir" qui reste, tout autant dans les généralités.
         Alors qu'on parle ici ou là de dissolution et de réélection, certains s'agitent pour sauver leur gagne-pain parlementaire qu'ils considèrent comme branlant sous la bannière Macroniste. Sauve qui peut !