jeudi 9 avril 2020

La guerre des masques…


… et ceux qui y échappent



La région Bourgogne dénonce le gouvernement pour avoir réquisitionné 2 millions de masques destinés à ses services médicaux et aux Ehpad. La région PACA et la région Aquitaine ont subi le même sort.
         Le gouvernement se défend en expliquant que ces masques sont destinés à la région Grand Est, qui est plus sévèrement touchée. Cette ridicule guerre des masques entre différents services administratifs traduit tout simplement le manque global de matériel élémentaire nécessaire pour faire face à la catastrophe. Cela ne pourrait n’être que ridicule. Mais pire, certains responsables des régions lésées soupçonnent l’Etat central de distribuer ces masques à des entreprises afin de leur permettre de reprendre leur production. Cela serait dans la logique d’un gouvernement dévoué aux capitalistes.

Échos du drame des hôpitaux


Hôpital Saint-Antoine - Paris :  Tous complices

Echo d'entreprise
08/04/2020

Alors que cela fait plus d’un mois que l’épidémie du Covid 19 a commencé, rien ne change au niveau matériel. C'est toujours la pénurie de masques, de surblouses, et même de médicaments... tout ça dans l'un des plus grands hôpitaux de la capitale de la 7e puissance mondiale.
Alors que cela soit le gouvernement ou les directions des hôpitaux, ils attendent quoi pour en fournir ? La fin de la pandémie ?

Hôpital Pitié-Salpétrière - Paris :  Profits criminels

Echo d'entreprise
08/04/2020

Les ruptures d’approvisionnement de médicaments indispensables, comme l’hypnovel pour sédater les patients atteints du COVID, sont très choquantes.
Les explications officielles comme « Tout le monde en demande en même temps », « C’est à cause de la Chine », masquent l’essentiel : la recherche de bénéfices records de l’industrie pharmaceutique.
Ces entreprises font produire les molécules de base uniquement en Chine et en Inde en payant les salariés une misère. En plus, elles ne font pas de stocks et au moindre problème toute la chaine est bloquée.
Alors les réquisitionner serait une oeuvre de salut public.

Centre hospitalier de Clermont (Oise) :  Il manque de tout… sauf de conseils !
Echo d'entreprise
07/04/2020


Comme d’habitude, il manque de produits d’entretien et de lavettes. Ce n’était déjà pas joli-joli mais maintenant c’est devenu carrément dangereux de ne pas pouvoir mieux nettoyer.
Pour les masques, c’est deux par jour, à peine le strict minimum. Pour les blouses, il faudrait pouvoir en changer bien plus souvent que d’habitude, d’autant plus qu’elles se touchent les unes les autres dans les vestiaires sur les porte-manteaux mais il en manque.
Et quant aux sur-blouses dîtes à usage « unique », les consignes sont de s’en servir toute la journée.
Tout cela donne la rage… la seule chose dont les autorités ne sont pas avares, c’est de conseils pour couvrir leur imprévoyance.

Argenteuil – Lutte ouvrière – deux petits textes





Ce vers quoi nous devons aller…

La crise sanitaire actuelle qui prépare la crise économique de demain démontre une nouvelle fois la nécessité urgente de se débarrasser du capitalisme. Un État et le gouvernement incapables d’anticiper et de prendre les mesures pour produire les matériels nécessaires, plus préoccupés des intérêts de la classe dominante -la bourgeoisie- qu’ils servent. Ils visent à remettre au plus tôt sur pied l’économie et leur système de réalisation des profits, en préparant que ce soit le monde du travail qui en fasse les frais.
         Les récents décrets du gouvernement en sont le signe. Pour contrebalancer la perte actuelle des profits, il est prévu que la semaine de travail puisse aller jusqu’à 60 heures, que les employeurs puissent contrôler davantage les congés des travailleurs…
         Chacun connaît les ravages habituels du capitalisme. Même en temps ordinaire, ce système de production n’est pas capable de nourrir, de soigner, et de loger correctement la majorité de la population de cette planète. Une part colossale des forces productives est gaspillée à fabriquer des armes... La crise du coronavirus et ses conséquences pour demain soulignent simplement deux de ses traits les plus ignobles.
         C’est pour cette raison qu’il nous faut d’ores et déjà anticiper l’après-crise sanitaire. Il nous faut dès maintenant dénoncer le couplet gouvernemental d’une « union nationale » nécessaire pour « relever la France et son économie meurtrie », ce qui signifie amener l’augmentation de la surexploitation du monde du travail pour permettre au capitalisme de survivre… avant la prochaine crise.        Plus encore, le gouvernement présentera chaque décision qu’il prendra comme une fatalité : « c’est la faute du coronavirus, désolé ».
         Néanmoins, renverser Macron et sa clique de ministres, comme certains le réclament depuis des mois, ne changera rien à l’affaire. Ce que fait Macron, d’autres l’ont fait avant lui et certains seraient très heureux de prendre sa place pour le poursuivre. De ce point de vue, il serait illusoire de se rabattre sur d’autres politiciens, qui prétendraient résoudre les tares du capitalisme tout en le conservant avec le maintien du pouvoir de la bourgeoisie et l’État qui les soutient. Cette crise n’est pas celle d’un gouvernement, mais de la société toute entière. Elle montre la nécessité de renverser ce système de production inhumain et de transformer de fond en comble la société qu’elle produit.
         Pour cela, on ne peut compter que sur la force collective de femmes et d’hommes qui sont aujourd’hui exploités, et dont la crise montre encore plus l’importance cruciale pour le fonctionnement de la société : personnels de santé, pompiers, livreurs, caissières, ouvriers d’usine, routiers, enseignants... bref, le monde du travail. Ce sont eux qui, s’ils se dotent d’une conscience de classe et d’un parti révolutionnaire, pourraient prendre le pouvoir et débarrasser la société du capitalisme à l’échelle du monde, pour aller vers le communisme.
         La situation actuelle qui concerne tous les habitants du globe exige que nous réfléchissions à tout cela, individuellement, mais aussi que nous en discutions collectivement, tout en respectant le confinement nécessaire. La révolution des moyens de communication de ce dernier quart de siècle nous en donne les moyens.
         Forts de cette réflexion, il faudra que nous nous engagions, non seulement dans les luttes pour de ne pas être victimes de cet « Après », mais pour aller vers cette révolution de la transformation de la société. Pour cela, plus que jamais, l’existence de la construction d’un parti des travailleurs, communiste et révolutionnaire s’impose. Rejoignez-nous dans ces combats. Dominique

Un autre petit texte à propos des déclarations de Buzyn, ex ministre de la santé, il y a quelques semaines

La tragédie du paquebot France

Agnès Buzyn vient de mettre en cause la responsabilité du capitaine Macron et de son second dans la catastrophe qui menace de nous faire sombrer comme le Titanic. Ils auraient sous-estimé ses estimations des dégâts provoqués par le virus. Ils auraient tardé à ralentir la vitesse du navire et à appeler les aides extérieures. C'est oublier qu'au-dessus du capitaine il y a la Compagnie qui l'a toujours poussé, lui et ses prédécesseurs, à accélérer la course au ruban bleu de la croissance. Et non seulement en allégeant le poids du bateau en réduisant le matériel des hôpitaux mais encore du personnel. Ce qui fait que comme pour le Titanic le nombre de lits de sauvetage est largement inférieur aux besoins mais aussi les masques, les gants et les litres de solution hydralcoolique. Et pire que le célèbre paquebot prétendument insubmersible, on n'a cessé de réduire le personnel permettant de secourir les naufragés ! Du coup, le capitaine imprévoyant qualifie de héros les matelots de la Santé qui s'efforcent de réduire au maximum la catastrophe. Dans l'affolement, il met en panne les machines et remet en question les exigences de la Compagnie qui nous ont amenés là.
Vivement le procès qui va mettre en cause le système. Si les rats comme Buzyn quittent déjà le navire, ça ne va pas être triste. Espérons que le capitaine et son second vont couler avec le navire. Malheureusement, les dirigeants de la Compagnie, comme pour le Titanic, s'en tireront toujours si le Peuple ne s'occupe pas de leur cas.
PS : 60% des passagers de 1ère classe ont survécu au naufrage du Titanic contre 42% des 2nde classe et 25% des 3ème classe. Cette dernière est aussi la seule qui a vu mourir des enfants. "Les femmes et les enfants d'abord. Toujours dans les naufrages ! " N'empêche que ce sont toujours les plus pauvres qui trinquent...

                                                               Christian

mercredi 8 avril 2020

Réanimation : des sondes à fabriquer en quantité et en urgence chez Péters Surgical… avant liquidation de l’entreprise !


La loi du profit dans toute son horreur



L'entreprise Péters Surgical de Bobigny en Seine-Saint-Denis, qui fabrique entre autres des sondes destinées aux réanimations, a vu ses commandes multipliées par sept depuis la pandémie. L'usine fonctionne sept jours sur sept.
         Mais cela n'empêche pas la direction de vouloir fermer le site  ce qui se traduirait par 60 suppressions d’emploi. Les travailleurs se sont mobilisés contre ces licenciements.
         Une entreprise florissante s’apprête donc à jeter dehors 60 travailleurs en pleine crise sanitaire. C’est criminel.

Castaner en chasse du virus d’un drôle de façon totalement illégale


La dernière de Castaner le cow-boy



A des journalistes lui demandant si les policiers avaient le droit de fouiller les sacs de courses, Castaner a répondu « S’ils ont le sentiment que la personne bluffe un peu, ruse, ils ont la possibilité de poursuivre les investigations ». Propos qui ont fait réagir des avocats car la fouille d’un sac s’apparente à une perquisition et ne peut avoir lieu que dans le cadre d’une enquête.
         Castaner nous la joue façon cow-boy à la traque de pots de yaourt piégés ou de concombre explosif. Mais face aux patrons des entreprises qui ne produisent rien de vital et qui continuent de faire travailler leurs employés en leur faisant courir le risque d’être contaminés, c’est plutôt le style rantanplan, le toutou rampant des Dalton.

Employés de ménage : un rôle essentiel dans la situation actuelle… mais pas toujours protégés


Ils doivent être protégés !



Protection adaptée, une exigence !

L'entreprise extérieure chargée du nettoyage sur l'ensemble des locaux d'Airbus Helicopters à Marignane dans les Bouches-du-Rhône a recruté un peu plus de travailleurs pour le ménage.
         Mais lorsque les ouvriers les croisent, ils se rendent compte que ceux-ci sont envoyés directement au front, face au virus, sans tenue de travail, sans masque, et parfois même sans gants.
        C'est écœurant, et révoltant... Mais la direction de l'usine qui est le donneur d’ordre, s'en lave les mains.
           Combien de travailleurs des entreprises de ménage qui traquent pourtant matin et soir les virus sont dans le même cas à travers le pays !

Quand Marine Le Pen entend des voix


Heureusement que le ridicule ne tue pas



Marine Le Pen dénonce les mosquées qui profiteraient "de l’accaparement des forces de sécurité pour faire retentir dans l’espace public par haut-parleurs l’appel du muezzin à la prière islamique".
         Elle cite en exemple la mosquée de Valentigney dans le Doubs. Dans un courrier adressé au ministre de l'Intérieur, Marine Le Pen dénonce "une nouvelle escalade dans l’occupation illégale du domaine public par voie sonore".
         Elle ment, cet appel ne peut pas venir de la mosquée. Celle-ci est fermée depuis le début du confinement, depuis le 13 mars,
         Cette millionnaire, même en période de crise sanitaire, est capable de mentir d’une façon ignoble visant, comme elle en a l’habitude, à diviser les travailleurs.

Argenteuil, quatrième semaine de confinement, le maire à nouveau sur Facebook


Il se répète un peu, il y a pourtant bien d’autres choses à dire…

 
Hôpital Saint-Antoine à Paris. Oui, ni charité ni remerciements grandiloquents !

Chaque début de nouvelle semaine de confinement, Georges Mothron poste une vidéo sur son compte Facebook. A l’orée d’une quatrième semaine, il n’y a pas dérogé hier.
         Il a à nouveau rendu un vibrant hommage au personnel soignant…  que ce genre de chose doit plutôt ulcérer. Mais c’est avant, que le maire d’Argenteuil aurait pu manifester sa solidarité avec ces soignants, quand l’hôpital d’Argenteuil, comme les autres, était attaqué de toutes parts, au nom du sacro-saint principe de l’équilibre de son budget défendu par les gouvernements, l’ARS, et la direction de l’hôpital.
         Il est pourtant président du comité de surveillance de l’hôpital Victor Dupuy depuis 2014, mais jamais il n’a été vu ni dans les manifestations pour la défense des services publics, et de l’hôpital en particulier, ni dans la presse, cité comme protestant contre une telle situation désastreuse !
      Oui, le personnel confronté aux soins du Coronavirus doit être profondément agacé.
          Et nous le sommes aussi qu’il oublie d'honorer tous les travailleurs qui continuent à travailler en prenant davantage de risques que chacun de nous confiné, dans les autres secteurs, employés d’entretien des locaux, caissières, livreurs, ouvriers qui continuent à produire sans rapport avec les besoins sociaux immédiats…

         Sur un autre plan, Georges Mothron a évoqué les difficultés du confinement, en affirmant que lui aussi s’y astreignait personnellement… mais dans de toutes autres conditions que ceux confrontés à cette situation dans un immeuble, sans balcon, et avec des enfants… Alors, un peu d’humilité.
         Il y aurait là matière à réfléchir sur comment aider sur ce plan  les habitants dans ces conditions difficiles.
         De la même façon, comme incitation au respect des consignes, une information sur l’ampleur locale de l’épidémie serait bienvenue. Elle est donnée à l’échelle nationale, régionale, départementale, et pourquoi pas à l’échelle locale ?

         Des points à aborder dans la prochaine vidéo ? DM