dimanche 26 janvier 2020

Argenteuil – Chronique des élections municipales


N’est pas Bernadette qui veut



Le maire sortant avait lancé sa campagne sous le signe « Mothron une vision ». Mais comme le miracle a bien eu du mal à prendre, lui et son équipe se sont rabattus vers le slogan « Vivre Argenteuil ». C’est plus raisonnable, la vision annoncée dans un premier temps n’étant qu’un mirage.
         Pour notre part, pas besoin de chercher un slogan bateau miracle qui cherche à communiquer autour du nom de la Ville, comme si les électeurs ne savaient pas qu’ils iront voter pour la future municipalité d’Argenteuil. Pour nous, c’est clair et net : « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs ». Et ce qu’il a le mérite d’être vrai à Argenteuil comme ailleurs, les travailleurs, comme chacun sait, formant une seule classe qui ne connaît pas les frontières, communales et autres ! DM

Les communistes et les municipalités




Un très bon article dans notre revue Lutte de Classe numéro 205 qui vient de paraître

Le Parti communiste et les élections municipales de 1925

Le paragraphe d’introduction de cet article de notre revue en vente auprès des militants et chez tous les bons libraires, au Presse-papier à Argenteuil donc.

À l’approche des élections municipales de mars 2020, il peut être utile de se rappeler la façon dont le mouvement ouvrier révolutionnaire les a abordées dans le passé. Nous avons récemment évoqué la particularité de la question municipale en France et la tactique élaborée par le Parti ouvrier de Jules Guesde et Paul Lafargue dans les années 1880 (Lutte de classe no 203, novembre 2019). Nous proposons ici un aperçu de la campagne électorale du Parti communiste en 1925.

La suite sur :

https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/01/18/le-parti-communiste-et-les-elections-municipales-de-1925_139925.html

samedi 25 janvier 2020

Lutte contre la réforme des retraites : nouvelles du mouvement


Édouard Philippe s'indigne qu’on le conteste


Les travailleurs ont bien raison de contester sa loi



En répondant aux questions des sénateurs, le premier ministre s’est déchaîné contre ceux qui, dans le cadre de la mobilisation contre sa réforme des retraites, participent à des actions de blocage et de coupures d’électricité. Elles sont « parfaitement illégales et potentiellement dangereuses », d’après lui.
La loi que Macron, Philippe et leurs pareils défendent, c’est celle d’un système qui reconnaît le droit de priver des travailleurs d’une partie de leur retraite, de leur emploi ou de leur logement. Eh bien, cette loi-là, les travailleurs ont bien raison de la contester !


Une très belle manif hier, dynamique, déterminée







La mobilisation contre la réforme du bac s’étend

Un bac de bric et de bac

Les lycéens sont entrés en mouvement à Argenteuil pour protester contre un nouveau bac fait de bric et de broc. Ils le font à leur façon, sans moyens, sans locaux, sans beaucoup d’expérience, et avec, face à eux, la crainte et l’hostilité des directions d’établissement.
         Sur le papier, il existe une « liberté d’expression » des lycéens. Mais elle existe… à condition qu’ils ne l’exercent pas.
         Ils trouveront vite le chemin de la conscience et de l’organisation.
         Aux enseignants, à tous, confrontés aux mêmes problèmes, de les aider à ce qu’ils y parviennent le plus vite possible.

Attaque sur les retraites : les attaques se précisent


Métro, boulot, caveau : toujours pas d'accord !

 

Des extraits d’une étude d'impact de la réforme des retraites, commandée par le gouvernement, montrent que l’âge pivot, avec son système de malus, diminuerait le montant des pensions. Cela confirme, s’il en était besoin, que le gouvernement, qui n’a pas renoncé à le réintroduire dans sa réforme, vise à réduire les retraites.
D’après cette étude, en fonction de l'état des réserves financières et l'espérance de vie, cet âge pivot pourra atteindre assez vite 66, voire 67 ans. Ce qui est une façon de reculer l'âge de départ à la retraite et de pousser vers la misère les futurs retraités.
Alors, métro, boulot, caveau : toujours pas d'accord !

Migrants : la politique du gouvernement dénoncée


Des conditions indignes

 
Porte d'Aubervilliers à Paris...

Onze personnalités issues d’organismes liées aux droits des étrangers viennent de rendre un rapport sur l'immigration. Elles y dénoncent la politique du gouvernement, notamment le fait que moins de la moitié des demandeurs d’asile peut bénéficier d’un hébergement. Elles pointent les aberrations d’un système qui ne leur permet pas de travailler et donc de payer un loyer. La majorité des migrants doivent donc se tourner vers l’hébergement d’urgence, précaire et déjà saturé, et se retrouvent à vivre dans des campements, des squats ou dans la rue.
Mais ce gouvernement continue à envoyer sa police faire la chasse à ceux qu’il contraint à vivre dans des conditions indignes.

Argenteuil : une ATSEM par classe, une évidence à réaliser ! Chronique des élections municipales


Un « oubli » très révélateur



L’ex-maire d’Argenteuil, à nouveau candidat, vient de sortir une brochure « Pour la réussite de nos enfants et de notre jeunesse », un élément de sa panoplie électorale distribué très abondamment devant les écoles.
         Des promesses précises ne manquent pas, mais c’est la loi du genre…
Nous y reviendrons, mais il y a une chose fondamentale qui n’apparaît pas, la question de la situation de l’école maternelle et la nécessité au retour d’« une Atsem par classe ».
Un manque bien révélateur pour une question essentielle.
Il est vrai que l’ex-maire n’a jamais porté au cœur ces agents-là essentiels à la bonne marche de l’École maternelle. A l’image de son manque d’intérêt profond pour l’École publique, au-delà de promesses ou de mesures d’affichage. (A suivre)

Argenteuil, quand le maire sortant prend exemple sur Darty. Chronique des élections municipales


Contrat de confiance, mon œil !



C’est apparemment la mode. C’est d’abord la candidate macronienne qui propose à tous les candidats un contrat de bonne conduite dans ces élections. Maintenant c’est au tour du maire sortant de lui emboîter le pas : « Pour ma part, je m’engage à ne pas pratiquer le dénigrement des personnes qui détourne le débat de l’essentiel…" Bel engagement. Plus loin : « Pour entrer dans le temps du collectif, du partage et du développement doit être notre principalement préoccupation ». Comme c’est beau : du « collectif », du « partage » !
         Certes, il a donné, comme chacun sait, l’exemple du contraire de 2001 à 2008 et de 2014 à 2020.
         Le « partage » en licenciant des centaines d’agents municipaux en 2014 !
         Le « collectif » en mettant les habitants devant le fait accompli dans l’affaire Jean Vilar !
         Mais les engagements comme les autres promesses n’engagent, il est, que ceux qui les croient. DM

vendredi 24 janvier 2020

Violence ? Oui, la violence du grand patronat sur la société. Nathalie ARTHAUD face à Bachelot, laquelle fait grise mine. A voir. 9 mn

La bataille pour le retrait de la réforme des retraites. Nouvelles du mouvement


Ce matin

Manifestation contre la "réforme" des retraites
Vendredi 24 janvier
à 11h00 à Paris
Lutte ouvrière appelle à participer aux manifestations organisées partout dans le pays. A Paris le rendez-vous de la manifestation est à 11h place de la République.



Hier au soir à Argenteuil

La retraite aux flambeaux a rassemblé 200 personnes dans les rues d’Argenteuil. Une très bonne ambiance et combative. Certes des habitués des réseaux militants, mais une très bonne participation d’enseignants du premier degré, et pour la première fois, d’un contingent notable d’agents territoriaux. En tout cas, une très belle opération pour la suite des mobilisations locales.

Éducation, la contestation se poursuit, s’étend même aux élèves




Éducation nationale : la contestation se poursuit

22 Janvier 2020

Alors que les épreuves de contrôle continu, prévues dans le cadre de la réforme du bac, commencent à se tenir dans les lycées, dans un contexte de mobilisation contre la réforme des retraites, le ministère a annoncé qu’il avait sanctionné 50 enseignants pour la perturbation du baccalauréat 2019, rappelé à l’ordre 500 autres et prélevé des jours de grève pour 4 000 d’entre eux.



Cette tentative d’intimidation est grossière. Les enseignants mobilisés ont déjà compris que le gouvernement ne ferait pas de cadeau à ceux qui s’opposent à sa politique. Malgré cela, de nombreux enseignants participent aux réactions contre les épreuves de contrôle continu. Ce sont souvent les mêmes qui sont engagés dans la lutte contre la réforme des retraites. Depuis plusieurs semaines, un certain nombre d’entre eux se sont associés aux initiatives menées localement pour aller voir les autres établissements scolaires, les cheminots et les agents de la RATP grévistes. Ils ont participé aux manifestations, aux actions en direction des autres travailleurs, en particulier ceux du privé. Ils ont pu prendre conscience que, si dans chaque secteur les attaques ont leur particularité, elles sont le résultat de la guerre des patrons et de l’État contre le monde du travail.
Chacun a pu se rendre compte que partout, dans le public aussi bien que le privé, la politique était la même : réduction des effectifs, des salaires et précarisation de l’emploi.
La dégradation des conditions d’enseignement en est une des conséquences. Avec sa réforme du bac et celle du lycée professionnel, Blanquer veut faire des économies, ce qui contribuera à rendre l’école encore plus inégalitaire. Les enseignants craignent que les difficultés auxquelles se heurteront les élèves ne soient pas les mêmes selon leur établissement d’origine. Ils sont révoltés par la modification des programmes qui mettent de côté, par exemple, l’étude du mouvement ouvrier ou certaines notions d’économie pouvant ouvrir l’esprit critique des élèves sur le système capitaliste.
Concernant leurs conditions de travail, les enseignants ont pu apprécier la réponse du ministre à la baisse programmée de leur pension, pouvant aller jusqu’à 800 euros. Il compte imposer des contreparties aux toutes petites augmentations de salaire annoncées.
La colère n’est pas près de s’apaiser, alors qu’une minorité a pu apprécier la solidarité propre au monde du travail lorsqu’il est mobilisé.

                                Inès Rabah (Lutte ouvrière n°2686)

Dans la région, plusieurs lycées, à Bezons, Argenteuil, Franconville… sont touchés par des mobilisations d’élèves contre la réforme du baccalauréat concoctée par Blanquer dont on voit aujourd’hui le caractère d’immense usine à gaz