dimanche 27 octobre 2019

Pesticides : ils rendent malades, mais l’État indemnisera…


Métaphore du capitalisme



D’un côté, on tolère des pesticides ultra dangereux pour la santé, de l’autre on indemnisera.
L’arrêté pris cet été par le maire breton de Langouët limitant l’utilisation de pesticides vient d’être annulé par le tribunal administratif. D’autres décisions du même type sont en train de connaître le même sort, de la part de cette structure juridictionnelle de l’État.
         Dans le même temps, cet État lui-même, via l'Assemblée nationale, vient de voter pour la création d'un fonds d'indemnisation des victimes de ces pesticides, enfants et adultes.
         C’est une véritable image du capitalisme. D’un côté, on tolère ses horreurs aux conséquences connues dramatiques sur la santé. De l’autre, on met en place pour les survivants ou les ayants-droit une compensation pécuniaire.
         A vomir.

Argenteuil, Cap Héloïse, Jean Vilar, recours sur la nature du projet privé-public, on en est où ?


Si évident pourtant, mais c’est peut-être là le hic



Il y aura encore bien des péripéties sur la route du gâchis de l’affaire Cap Héloïse. Mais le maire d’Argenteuil le reconnaît lui-même, il y a toujours un recours qui court si l’on peut dire à la date d’aujourd’hui. Il fut déposé il y a de nombreux mois déjà par deux conseillers municipaux d’Argenteuil, membres par ailleurs du Comité Jean Vilar. Celui-ci porte sur la nature du projet : un projet uniquement privé, ou un projet public-privé, dans les faits, municipalité d’Argenteuil-Fiminco ?
         Des mois et des mois donc après son dépôt au tribunal administratif du Val d’Oise, toujours rien.
          C’est tout de même bien étonnant.
        Certes, Fiminco est toujours resté silencieux sur la question. Mais par contre, du côté de la municipalité d’Argenteuil, il n’en fut pas de même, cette dernière revendiquant à qui mieux-mieux et à de multiples occasions ce projet, et l’intégrant toujours dans ses objectifs, et dans les éléments de son bilan municipal.
         Si l’on collectait l’ensemble de ses déclarations et de ses écrits, on peut affirmer sans se tromper que cela ferait un très épais mémoire, et un énorme réquisitoire à son encontre, pour conclure sans difficulté ce recours en faveur des plaignants. DM

samedi 26 octobre 2019

SNCF, rapport de la SNCF sur le nombre de cheminots nécessaires à bord


Circulez, il n’y a rien à voir



La direction de la SNCF produit ce vendredi un rapport destiné à conforter ses choix : pas besoin d’une deuxième personne à bord des trains, il suffirait de quelques ajustements techniques. Tout est bon sauf embaucher les milliers de contrôleurs nécessaires, ce qui lui coûterait plus cher.
Pour éviter le danger sur les rails, il faudrait supprimer la gestion capitaliste des transports.

Commission européenne : pour défendre le patronat, le choix d’un grand patron


Liens directs sans fioriture


At(h)os et d’Artagnan

Après avoir vu la candidature de Sylvie Goulard retoquée, Macron a choisi Thierry Breton dont il vante le "talent" pour le poste de commissaire européen. Ministre de Chirac, celui-ci est l’actuel patron du groupe Atos qui emploie plus de 100 000 salariés de par le monde. Il avait été auparavant à la tête de Bull, de Thomson où il licencia à tour de bras et de France Telecom dont il avait engagé la privatisation. Un « talent » patronal pour faire le sale boulot, cela en dit long sur les liens entre Macron, l’Etat et la grande bourgeoisie.

Police et Gilets jaunes : une plainte classée sans suite


C’est vrai, quoi, son boulot c’est de jouer de son bidule !...

 
Certes, par derrière, c'est plus facile

Frappé à la tête par une matraque policière lors d'une manifestation à Besançon le 30 mars 2019, un Gilet jaune de 22 ans avait porté plainte.
Finalement, ce dossier sera classé sans suite par le parquet. La scène avait été filmée et diffusée sur internet. On y voyait un policier s'approcher d'un gilet jaune pour lui mettre un coup de matraque dans la tête, par derrière.
Le blessé, qui avait reçu cinq jours d'ITT, avait porté plainte. Ces images, par leur violence, avaient révolté.
L'IGPN s'était alors penchée sur la question à la demande du préfet du Doubs. Le procureur de la République, à la lumière du rapport de la "police des polices", a finalement rendu son verdict jeudi : la plainte est classée sans suite.
Selon le procureur, le gilet jaune « n'avait pas l'intention de ramasser l'objet (une grenade). Mais de l'autre côté, il n'y a pas d'intention coupable de la part du policier. L'agent n'a pas voulu blesser délibérément le gilet jaune. Il l'a frappé en pensant qu'il allait se saisir la grenade ».
Brutalité, mensonge, violence policière couverte par la justice, voilà un exemple de la réponse de ce gouvernement à ceux qui manifestent pour leur pouvoir d’achat.

Argenteuil, la salle Jean Vilar, la municipalité, et les pieds nickellés…




Inénarrables


Certes, cela a été protégé depuis, mais cela donne tout de même une petite idée...

Chacun connaît l’état déplorable de la salle Jean Vilar dont la maintenance de fond n’a pas été effectuée depuis des années. Le projet « Cap Héloïse » et le dédain de la municipalité à l’encontre de cette part importante du patrimoine local n’ont rien arrangé. Oui, mais…
         … Car la salle est toujours debout, et la municipalité a bien été contrainte de programmer une saison 2019-2020.
         Comme pour tout local ouvert au public, une commission de sécurité devait passer. C’est la loi, et pour tous ceux qui s’intéressent à cette salle des fêtes, c’était prévu.
         Mais pour les divers contrôles et autres réparations auxquels il fallait s’attendre en cette rentrée, il n’y avait, paraît-il, pas d’argent. En tout cas, tel était le langage tenu dans les hautes sphères de l’administration municipale…
         Et il y a quelques jours, le passage de la commission de sécurité a été annoncée… Alors là, ce fut le branlebas de combat. Pire que chez les pirates. Fonds débloqués, entreprises idoines convoquées, et arrivant à toute vitesse…
         La politique dit un adage est l’art de prévoir. Mais quand on ne veut ni voir ni prévoir…

Argenteuil, AB-Habitat, les habitants veulent garder leur agence




Suite aux incertitudes concernant la pérennisation de l’agence d’Orgemont d’AB-Habitat dont nous avons parlé ces derniers jours, une pétition circule, à l’initiative du Comité de Défense de Joliot-Curie et de la CGT-Indecosa. Elle vient en complément de celle des Amis de Joliot sur le même sujet.




vendredi 25 octobre 2019

Migrants : 39 morts en Angleterre, victimes de la politique contre les migrants


Libre circulation de tous les humains, point barre !


Trente-neuf corps ont été retrouvés dans un camion-remorque frigorifique en Angleterre. En attendant que les identités des victimes soient connues, le premier ministre britannique Johnson s'est dit « horrifié », à l'unisson avec la presse anglaise qui dénonce les passeurs et autres trafiquants d’êtres humains.
Mais qui s'oppose à la libre circulation des humains fuyant la misère et les guerres, si ce ne sont les gouvernements européens qui érigent des murs juridiques et policiers, voire des barbelés, à leurs frontières ?