lundi 14 octobre 2019

Haïti : colère contre le pouvoir. Une correspondance de La voix des travailleurs


Haïti : colère contre le pouvoir


Depuis plusieurs semaines, des manifestations populaires importantes réclament le départ du président d’Haïti, Jovenel Moïse. En particulier, vendredi 27 septembre, les Haïtiens étaient des milliers à protester dans les rues de la capitale Port-au-Prince pour exprimer une nouvelle fois leur colère. Nos camarades de l’Organisation des travailleurs révolutionnaires (OTR-UCI) décrivent les événements dans leur journal La Voix des travailleurs.
Ce sont les classes exploitées, comme les chauffeurs de taxi moto, les jeunes déshérités des quartiers pauvres, qui ont débuté cette colère le lundi 17 septembre, pour protester contre les manœuvres du gouvernement et des importateurs des produits pétroliers. Devant l’exaspération et l’aggravation des conditions de vie provoquée par cette rareté artificielle, le mouvement s’est étendu à plusieurs villes de province.
Quand, dans la foulée de cette fronde générale, l’opposition a appelé à manifester contre le gouvernement le vendredi 20 septembre, beaucoup parmi les masses exploitées n’ont pas boudé l’appel. Nombreux, ils sont descendus dans les rues pour crier leur colère contre ce régime corrompu dont ils demandent la démission.
Mais, dans les médias, ce ne sont pas les jeunes des bidonvilles qui, pris à partie par la police, sont montrés. Les revendications qu’on entend ne sont pas celles concernant les mauvaises conditions d’existence de la classe ouvrière et des masses exploitées, mais plutôt presque exclusivement celles des politiciens de l’opposition. Ces politiciens bourgeois opportunistes, tout en participant à ces luttes, veulent en prendre la direction pour arriver au pouvoir.
Les travailleurs et tous ceux qui se revendiquent de leur camp doivent savoir que ces politiciens sont là pour profiter de leurs combats pour prendre le pouvoir avant de retourner leurs fusils contre eux, une fois au timon des affaires.
Les luttes de la classe ouvrière et de la grande majorité des exploités leur serviront totalement le jour où elles se donneront les moyens de les penser, de les préparer, puis de les diriger avec l’aide de leur propre parti, le parti des travailleurs révolutionnaires.

                                                             La Voix des Travailleurs

Bill Gates, Bernard Arnault, cinéma philanthropique


Exploiteurs philanthropes



Le fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme s'est réuni à Lyon. Ces trois maladies tuent chaque année 2,5 millions d'êtres humains, essentiellement dans les pays pauvres. Du beau linge était présent : Bill Gates, Macron et neuf autres chefs d'État. Leur objectif était de lever 14 milliards de dollars pour les trois années à venir. Cela représente 5% de la fortune actuelle de Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH, et 4% de celle de Bill Gates.
Les ONG qui combattent ces maladies disent qu'il faudrait près de 18 milliards pour arriver aux résultats fixés par l'OMS. Ces sommes sont dérisoires par rapport aux fortunes des milliardaires, accumulées grâce à l’exploitation du travail humain d’un bout à l’autre de la planète.
           Comme le formulait déjà, en 1887, le militant ouvrier Paul Lafargue, « la philanthropie, c’est voler en grand et restituer en petit ». Pour une vraie restitution, il faudra exproprier cette poignée de milliardaires.

SNCF, banlieue de Paris : Argenteuil, maltraitée, comme bien d’autres villes populaires


Les plus aisés et le populaire



A Argenteuil, de tourniquet en tourniquet, c’est blindé pour arriver sur les quais. Mais à Asnières, le passage souterrain est toujours ouvert comme autrefois ici.
Et cela pose-t-il des problèmes ? Cela aurait même tendance à les éviter. Alors, pourquoi ? Vive Asnières !

Apparemment, il faut des embauches


Puisque nous parlons tourniquet, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond à la gare d’Argenteuil. Vous êtes en règle, vous avez votre ticket. Arrivé à Argenteuil, vous voulez sortir sur le quai, côté bus, en haut. Mais votre ticket ne vous permet pas de sortir, et vous êtes obligé de sortir en bas. L’appareil du haut n’a pas été réglé pour qu’il n’y ait pas de problème.
Un coup de Pécresse qui paraît-il n’aime pas les tickets-papier ?



Concours

Le maire d’Argenteuil a déclaré, selon Le Monde, que les trains pouvaient mettre moins de 10 minutes pour arriver à Argenteuil de Paris-Saint-Lazare.
         C’est peut- être vrai sur le papier pour les directs, et encore. Mais dans la réalité, jamais.
         A vos chronos. Si on a tort, on le dira.
         Quant au maire d’Argenteuil, pour le savoir, prend-il vraiment le train ?

dimanche 13 octobre 2019

Michelin en guerre contre les emplois


1,6 milliard de profit et ils licencient ?



Michelin a annoncé la fermeture de l'usine de la Roche-sur-Yon en Vendée. 619 emplois sont directement menacés sans compter les nombreux travailleurs sous-traitants. Premier fabricant mondial de pneus, Michelin roule sur l'or avec des profits qui ont atteint 1,6 milliard d'euros. Quand Michelin invoque le manque de rentabilité, c'est un mensonge grossier. Quant à la concurrence des autres fabricants, si elle fait rage dans cette économie en crise, ce n'est pas la faute des travailleurs. Ce n'est donc pas à eux d'en payer conséquences.
Des dizaines d'ouvriers rassemblés devant l'usine ont crié cela au directeur de Michelin France. La mobilisation ne fait que commencer !

Lutte de classe : Travailleurs français, travailleurs immigrés, une classe ouvrière ! Notre tract de rencontre avec les habitants lors de nos activités d’hier sur Argenteuil


LUTTE OUVRIERE                                                                                 
Macron et Le Pen : deux ennemis des travailleurs
Travailleurs français et immigrés, une seule classe ouvrière
Profitant de l’attentat à la préfecture de police de Paris et du débat sur l’immigration à l’Assemblée nationale, le Rassemblement National est reparti dans sa surenchère sécuritaire et ses amalgames contre les musulmans et les immigrés.
Pour Le Pen fille, tout est toujours la faute de l’étranger, de l’immigré, du musulman. Jamais du grand patronat ! Jamais des fabricants de chômage, jamais des exploiteurs qui baissent les salaires et imposent la précarité pour augmenter les dividendes et les fortunes d’une minorité.
Comme Macron, Le Pen ne mettra jamais en cause le parasitisme des capitalistes. Par contre, ils ont en commun leur dévouement aux plus riches et à la société bourgeoise. Et désormais, ils ont un autre point commun : l’utilisation de la démagogie anti-migrants.
Les macronistes répètent également les âneries des lepénistes et de la droite sur les prétendus abus de l’aide médicale d’État (AME), qui permet aux étrangers sans-papiers d’accéder à certains soins. En fait, cette « aide » rembourse uniquement les tarifs de base de la Sécurité sociale, et sert, pour 70 %, à des soins hospitaliers liés à la tuberculose, au sida et aux accouchements. Comme l’expliquent tous les médecins, l’AME relève de la santé publique.
S’il y a un problème, il concerne les femmes et les hommes forcés de migrer parce qu’ils ne peuvent pas vivre dans leur pays, qui risquent leur vie pour atteindre l’Europe et que le gouvernement transforme en parias. Il concerne ces travailleurs qui, des années durant, font tourner les cuisines des grands restaurants, blanchissent les draps des palaces, acheminent les colis de Chronopost ou livrent des repas, pour des salaires de misère. Ils font fonctionner l’économie, cotisent et payent des impôts sans avoir de droits en retour. Alors, dire que l’immigration coûte cher est une sinistre plaisanterie.
Les travailleurs immigrés forment depuis toujours la partie la plus exploitée de la classe ouvrière. Sans eux, pas un chantier du bâtiment, pas une société de nettoyage ou de sécurité, pas une usine automobile ne fonctionnerait.
Il n’est pas rare de compter 10, 20 nationalités différentes dans une seule usine. Cela fait autant de langues et de cultures différentes. Mais c’est la même fatigue, les mêmes galères financières pour tout le monde. Et quand on est travailleur, on partage les mêmes intérêts fondamentaux : conserver son emploi, défendre son salaire et ses conditions de travail. 
Cette même condition ouvrière nécessite de faire bloc et de s’opposer au patronat qui, lui, cherche à diviser les travailleurs et à les affaiblir. Il faut s’opposer à tous ceux qui, par bêtise raciste ou par communautarisme, contribuent à cette division et font le jeu du patronat.
Politiquement, cela nécessite de rejeter dos à dos les Macron et les Le Pen. Désigner un bouc émissaire, diviser le monde du travail, c’est vieux comme l’exploitation. Ceux qui jouent à cela sont les ennemis du monde du travail. 

Le combat contre le projet « Cap Héloïse » continue. Le complexe Jean Vilar, complexe municipal des fêtes, est toujours debout. Rien n’est perdu. Pour être tenu informé régulièrement de ce combat, lisez notre blog « lo argenteuil » !

Lutte ouvrière participera aux élections municipales de mars 2020 à Argenteuil comme dans de nombreuses villes du pays, pour faite entendre notre camp, le « camp des travailleurs », ses intérêts, ses luttes, son organisation nécessaire.

Lisez le blog Lutte Ouvrière Argenteuil : « lo argenteuil »
Contact avec LO-Argenteuil :
MDommarie@aol.com – 06 99 49 98 64
                                                                                              Impr. Sp. LO le 11.10.19   

Extrême droite, mais pas seulement : le bacille de la peste brune


Ceux qui entretiennent la xénophobie, que d'autres traduisent par des actes criminels odieux



Lundi 7 octobre, des graffitis anti-migrants et antisémites ont été découverts sur une mairie en Alsace. En Allemagne, mercredi 9, un homme se revendiquant d'extrême droite a abattu deux personnes dans un restaurant turc après avoir tenté d'entrer dans une synagogue pour provoquer un carnage. La haine des juifs et des étrangers, au nom de la protection de la nation et de la défense de la « race blanche », fait des ravages.
Les dirigeants politiques au pouvoir en Allemagne et en France ont condamné ces actes de façon unanime. Mais de la part de chefs d'État qui reprennent à leur compte les discours présentant les migrants et l'immigration comme « un problème », c'est d'un cynisme sans nom. Par leur politique anti-ouvrière et par leur démagogie contre les travailleurs immigrés, ils entretiennent la xénophobie, que d'autres traduisent par des actes criminels odieux.