dimanche 29 septembre 2019

Éducation, Lycéens non affectés à ce jour, dans le Val d’Oise comme ailleurs dans l’Académie de Versailles…


Le naufrage de l'éducation nationale

 
"Mais où aurais-je dû créer les classes nécessaires qui manquent" ?

Sur l'académie de Versailles, une centaine d'élèves redoublants de Terminale S, et 150 de Terminale STMG, n'ont toujours pas repris les cours par manque de place dans les lycées.
Le rectorat n'espère même plus les scolariser normalement, et envisage désormais de leur faire suivre des cours sur internet, avec un encadrement minimal par des adultes.
Sacrifier des centaines de jeunes, voilà la conséquence bien concrète des économies budgétaires faites sur le dos de l'Education Nationale, et des suppressions de postes de l'an dernier. Car redoubler n'est déjà pas facile, mais dans ces conditions, c'est leur ôter les plus grandes chances de réussite.

Argenteuil, fêtes de quartier, annulation de celle d’Orgemont-Joliot-Curie, une décision largement discutable


Qui sème le vent récolte la tempête

On se demande où la municipalité a été chercher ses informations météo. En tout cas, c’est nous qui avions raison. La fête d’Orgemont, installée dans la cité Joliot-Curie, aurait bénéficié hier après-midi de bonnes conditions climatiques.

Carte de vigilance, samedi matin 28 septembre...

         De notre fenêtre, il faisait beau cet après-midi-là, et les modestes rafales de vent annoncées n’étaient même pas au rendez-vous. Les édiles qui ont pris la décision d’annuler la fête attendue du quartier connaissent sans doute si peu la cité Joliot-Curie qu’ils ne savent sans doute pas que le vent est largement bloqué par les bâtiments Farges, Rouquès et Richard-Bloch. D’autant plus alors…
 
De notre fenêtre, samedi, 15 heures 30...
          Tout cela fait désordre, les habitants qui attendaient cette fête sont déçus voire en colère, tout comme les bénévoles qui l’avaient préparée avec les agents municipaux.
         Maintenant, on se demande bien comment la municipalité va pouvoir en décembre rattraper le coup. En tout cas, elle nous le doit bien.
         Quant au service de prévisions météorologiques du cabinet du maire, pour la fête des Vendanges, on craint le pire. Mais s’ils le veulent, on peut toujours leur communiquer nos propres appréciations. DM

Argenteuil, conseil municipal, défense de Jean Vilar et de l’Île des impressionnistes, un rendez-vous lundi soir


Le point de vue de l’énorme majorité des habitants


Pour l’existence d’une salle des fêtes communale !

Pour la restauration ou la rénovation de Jean Vilar !

Contre un saccage supplémentaire des berges !

Pour la restauration de L’Île des Impressionnistes !

Affirmons-le à l’occasion du Conseil municipal d’Argenteuil du lundi 30 septembre

Rendez-vous sur le parvis de l’Hôtel de ville à 18 heures 30


                                                                           Dominique MARIETTE

samedi 28 septembre 2019

A Chirac, la bourgeoisie reconnaissante…


Un digne représentant de la classe des bourgeois



Chirac décédé, tous les politiciens, de toutes les couleurs politiques, jusqu’à Mélenchon et Le Pen, se sont déchaînés pour faire l’éloge du personnage à la télé comme à la radio. Macron n’a bien sûr pas manqué d’y aller de son couplet.
Pour le monde du travail, Chirac fut un homme politique comme tous les autres gouvernants, multipliant les attaques : contre les retraites, vol d’un jour férié aux salariés sous prétexte de jour de « solidarité » envers les retraités, etc. Il fut aussi celui qui flatta les préjugés racistes les plus odieux en parlant « du bruit et de l’odeur » pour désigner les familles immigrées.
Bref, un digne représentant de la classe des bourgeois qu’il a servie quand il était au pouvoir et qui, aujourd’hui, lui rend l’oraison funèbre qu’il a mérité.

L’empêchement de Trump : du cinéma de politiciens


Une gué-guerre qui ne concerne en rien les travailleurs



Le Parti démocrate des Etats-Unis s’est lancé dans une procédure d’empêchement à l’égard de Trump. Il accuse Trump de trahison pour avoir demandé des renseignements à l’Etat ukrainien sur le fils de son rival Biden en échange de menus services. Cette procédure d’empêchement n’a aucune chance d’aboutir. Il s’agit juste d’une manœuvre des Démocrates dans la campagne électorale pour la présidentielle de 2020.
Les Républicains à la sauce Trump ou autre comme les Démocrates se battent pour accéder au pouvoir afin de servir au mieux les intérêts des trusts américains. Une gué-guerre qui ne concerne en rien les travailleurs.

Médiator, Servier, Amiantes, les capitalistes, les rois du non-lieu


Les capitalistes et la justice : rois du non-lieu

25 Septembre 2019

Le procès du Mediator, avec le groupe pharmaceutique Servier et l’Agence nationale du médicament sur le banc des accusés, a un caractère bien exceptionnel. Pas seulement à cause des milliers de victimes des pratiques des dirigeants de cette entreprise et de la complicité induite de l’agence gouvernementale. Mais, plus généralement, il est rare que les groupes capitalistes aient à rendre compte de leurs actes.
On voit encore plus rarement des responsables de ces groupes comparaître devant un tribunal et, encore plus exceptionnellement, subir une condamnation, quels que soient leurs pratiques ou même leurs crimes.
Un des scandales judiciaires les plus marquants de la période aura été celui de l’amiante. Il y a des milliers de morts déjà, et chaque jour de nouvelles victimes. Plus de 100 000 morts sont attendus dans les années qui viennent. Les patrons et leurs appuis politiques, coupables de la prolongation de l’utilisation de ce poison en toute connaissance de cause, sont tous absous de poursuites pénales par l’appareil judiciaire, jusqu’au plus haut niveau. Il en a encore été de même pour les centaines de morts du crash du vol Rio-Paris. Airbus et Air France ont été absous, malgré les causes connues de l’accident : les économies de bouts de chandelle faites sur les sondes des appareils Airbus. Et comment ne pas se souvenir de la façon dont Total est sorti blanc comme neige du scandale de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse, lavé non seulement de toute condamnation mais de toute poursuite, et donc de procès ? Encore et toujours, la justice montre qu’elle protège les patrons et les plus grands d’abord.
Quant aux délits économiques, non seulement les coupables de milliards de dilapidations ne sont pas poursuivis, mais ils sont même indemnisés par l’État. Ce fut le cas pour la Société générale, pour qui Jérôme Kerviel fut le bouc émissaire, et pour les milliards encaissés « au titre de dédommagement » par la pauvre Société générale. Quant à une condamnation par la justice étrangère, François Pinault a pu voir comment l’État français réagissait, prenant en charge les sommes considérables que le malheureux milliardaire devait payer à la justice américaine.
La liste des protections étatiques et judiciaires dont bénéficient les capitalistes, et en premier lieu les plus grands d’entre eux, est loin d’être close. L’appareil judiciaire en réalité est justement fait pour protéger le système, comme certains juges le disent eux-mêmes crûment.
Alors, qu’en sera-t-il au bout des six mois de procès du Mediator, et au-delà, car les voies d’appel sont infinies et sont justement là pour éviter tout dérapage particulier ? La seule chose vraiment positive est que, pendant des mois, il y aura eu la mise en accusation publique des pratiques criminelles des patrons de Servier, qui sont bien représentatives de l’état d’esprit de leur classe.

                                                                Paul SOREL (Lutte ouvrière n°2669)

Médiator

Morts au travail. Et pendant ce temps pour la « justice » combien vaut la vie d’un ouvrier ?


La mort d’un jeune ouvrier ne vaut pas cher pour Total… et pour la justice



En 2009, deux jeunes ouvriers intérimaires trouvaient la mort lors de l’explosion du vapocraqueur à l’usine Total de Carling, huit autres étaient blessés.
Il a fallu des années de procédures pour que les familles des victimes fassent reconnaitre la responsabilité de Total Petrochemicals France (TPF). En 2016, TPF a été reconnu pénalement responsable pour avoir, dès 1995, sciemment contourné les règles de sécurité, selon le tribunal correctionnel de Sarreguemines, qui avait souligné une « défaillance inadmissible » de la part de Total.
En avril 2018, la cour d'appel de Metz avait condamné Total à verser 159 000 € à 23 parties civiles, membres de la famille de l'employé, dont 50 000 à Véronique Germain, la mère du jeune Maximilien, au titre du préjudice moral.
« Une somme particulièrement modeste au vu des circonstances tragiques du décès de son fils », avait alors dénoncé son avocat. Mme Germain avait demandé 500 000 € au titre du préjudice moral, mais également quelque 750 000 € liés à des pertes de revenus, ayant presque totalement arrêté son activité professionnelle après les faits.
La cour de cassation vient de débouter Mme Germain de ses demandes, estimant que la mort de son fils ne devait pas coûter plus de 50 000 € à Total qui, pourtant, « avait sciemment contourner toutes les règles de sécurité ». Et donc, pour un quasi assassinat, la plus riche entreprise de France n’aura à s’acquitter que d’une aumône. Justice de classe ? Oui !

Argenteuil, conseil municipal : un refus du projet « Cap Héloïse », la défense d’une salle des fêtes communale, qui doivent s’exprimer de plus en plus fort


Pour le moins « un thème fort de la prochaine campagne pour les municipales » !



L’avenir de l’ïle Héloïse risque d’être le thème marquant du prochain conseil municipal d’Argenteuil, après-demain lundi 30 septembre à 19 heures. Néanmoins, on peut noter sur l’ordre du jour de ce conseil qu’il n’est pas question du projet « Cap Héloïse » dont un des points centraux est la liquidation d’une salle des fêtes municipale, le projet incluant la démolition du complexe Jean Vilar. Bien évidemment, on imagine que Georges Mothron évoquera l’affaire dans ses propos liminaires au conseil. Mais il sait qu’il marche sur des œufs dans cette affaire, et que l’alignement du préfet du Val d’Oise sur la position de Fiminco, ne lui rend pas l’exercice facile, lui qui aurait bien aimé enterré l’affaire, au moins d’ici les élections municipales de mars.
         La position des habitants n’a pas changé. Eux-mêmes lorsque vous discutez avec eux, avancent la multitude d’arguments mis en avant depuis mars 2016 pour rejeter ce projet, contre la disparition d’une salle des fêtes municipale, contre le massacre de l’île des Impressionnistes.
         Comme dirait le quotidien « Les Échos » qui consacrait à cette affaire un article il y a quelques jours : « Autrement dit, « Cap Héloïse » a tout pour devenir un thème fort de la prochaine campagne pour les municipales. »
         L’occasion pour les électeurs d’Argenteuil d’exprimer le refus de ce projet, en sanctionnant ceux qui en sont les coresponsables, le maire actuel et son prédécesseur, et tous ceux qui l’ont cautionné par leur silence.

         En tout cas, soyons nombreux parmi le public lundi soir à 19 heures à l’hôtel de ville. DM