lundi 9 septembre 2019

Services des Finances : non aux suppressions de postes !


Des conséquences désastreuses sur les contacts directs avec ces services



Macron avait laissé entendre qu’il revenait sur la décision de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires annoncée durant sa campagne présidentielle. Mais Darmanin, ministre des Comptes publics, vient d’annoncer la suppression de plus de 5 700 postes au fisc et aux douanes d’ici 2022. Cela porterait à 10 000 le nombre de suppressions de postes depuis 2017 dans ces services.
Pour les agents qui garderaient leur poste, cela se traduira par des réorganisations en cascade avec la fermeture de trésoreries dans certaines régions qui entraîneront des mutations forcées, comme cela se passe dans le Val d’Oise. Quant aux usagers, ils n’auront d’autres choix que de se débrouiller sur internet ou de faire des dizaines de kilomètres supplémentaires pour avoir quelqu’un en vis-à-vis.
Les syndicats des Finances appellent à une journée de grève le 16 septembre prochain. Il y a toutes les raisons de combattre cette politique de réduction des services au public aux conséquences néfastes pour tous !

Migrants : affirmer notre solidarité avec nos frères de classe


A Limoges, une manifestation réussie




Plus de 300 manifestants ont défilé ce samedi 7 septembre dans les rues de Limoges, de la préfecture à la mairie, en passant par le Forum des associations et le tribunal administratif, en soutien aux migrants de nouveau menacés d'expulsion.
Délogés en juin des locaux qu'ils occupaient prés de la fac de lettres, une centaine ont trouvé refuge dans des locaux industriels désaffectés, avenue de la Révolution. Les propriétaires des locaux viennent de les assigner au tribunal et ils sont encore une fois menacés d'être mis à la rue. L'audience qui devait avoir lieu lundi 9 septembre serait repoussée, très certainement au vu de l'émotion et de la mobilisation assez réussie, qui a surpris en ce tout début de septembre.
Comme l'ont scandé les manifestants : des papiers et un toit pour tous !
La liberté de circulation et d'installation pour tous ceux qui le souhaitent, c'est le minimum que tous les travailleurs doivent exiger pour ceux qui sont nos frères de classe et qui, en rejoignant le monde du travail, peuvent être un renfort pour le mouvement ouvrier !

Rentrée scolaire dans le Val d’Oise : Vauréal, Montmorency… Correspondances


Vauréal : les suites de l’incendie de juin dernier.

 
                                                       Photo Le Parisien-95

Juste avant le bac, un incendie a touché une partie du lycée de Vauréal. Pour assurer un fonctionnement optimal en cette rentrée, une partie des cours sera assurée dans l’enceinte du collège proche. Pourquoi pas. Mais cela nécessite une organisation assez compliquée, car les âges des élèves sont très différents, et plein de questions basiques se posent (casiers, circulation, toilettes…). Les parents et les professeurs auraient pu proposer des choses, donner leur avis, faire des recommandations. Pour cela il aurait fallu les consulter. Hélas, prendre les avis des premiers concernés n’est vraiment pas une habitude dans notre société. A l’école comme ailleurs.

Montmorency : un lycée désorganisé.

Au lycée Jean Jacques Rousseau de Montmorency, la réforme du lycée a des conséquences catastrophiques. Les emplois du temps ressemblent à du gruyère. Des élèves peuvent arriver en cours de spécialité sans savoir ni quelle matière, ni quelle salle, ni quel professeur ils ont. Certains professeurs ont des journées de travail absurdes (1 heure de cours à 8h puis 1 heure de cours à 17h). Des élèves ont 6 heures d’affilée une après-midi (12h30-18h30). Bref, professeurs et parents demandent que la rentrée soit décalée le temps que tout ou presque tout soit prêt. Les professeurs ont été obligés de se déclarer « en grève » la semaine passée afin de se réunir pour proposer des emplois du temps qui ressemblent à quelque chose de valable, et pour en discuter avec parents et lycéens.

Argenteuil, espace Jean Vilar, associations, un Forum réussi


Un espace Jean Vilar si nécessaire



Des averses étaient prévues, elles n’ont pas eu lieu. La participation était au rendez-vous. Les associations ont pu rencontrer et prendre langue pour la suite avec un large public. On peut regretter que les habitants des quartiers périphériques ne soient pas aidés pour se rendre au Forum, comme cela se fait pour d’autres initiatives municipales. En conséquence, ils y étaient peu nombreux.
         Les petits politiques locaux ont fait le service minimum lors de ce Forum. Nous avons remarqué que Monsieur Métézeau parcourait seul les allées. Nous l’avons croisé, sans plus, alors que nous avions tellement à lui dire sur l’état actuel de la Maison des femmes. Le maire comme son prédécesseur avançaient peu entourés. Pour le premier, le résultat aujourd’hui de la situation déliquescente de sa majorité ? Quant à la députée, elle était apparemment absente. Ses amis nous ont donné l’impression qu’ils l’attendaient…
         A l’entrée, deux listes sur les rangs pour les prochaines élections municipales distribuaient un tract. Pour notre part, nous avons préféré donner des informations sur la lutte pour la défense de l’espace Jean Vilar… sans lequel ce Forum n’aurait pu se tenir !

Une présence étonnante dans ce rassemblement associatif, celle de l’officine d’extrême-droite dite École Charlemagne de la rue d’Ascq. Heureusement, la personne qui tenait ce stand ne semble pas avoir eu un grand succès. La preuve, c’est qu’elle l’avait quitté bien avant la clôture du Forum.

dimanche 8 septembre 2019

Éducation : manuels non parvenus, mais les profits seront là


Réforme du lycée : un pactole pour certains



Des dizaines de milliers de lycéens de première et de seconde n’ont toujours pas de manuels. C’est ainsi le cas pour un certain nombre de classes et de discipline du lycée JV Daubié à Argenteuil. En effet, avec la réforme du lycée et les changements de programmes pour ces deux niveaux, les éditeurs ont du mal à répondre à la demande et il leur faudra plusieurs semaines pour honorer toutes les commandes des établissements. Rien que pour cette rentrée par exemple, il a fallu changer tous les manuels de 1,3 million d’élèves.
Ces changements de programmes sont des aubaines pour les éditeurs qui profitent en plus du fait que ce sont les régions qui financent les livres scolaires pour les lycéens.
Beau gâchis mais en même temps jolis profits en perspective avec l’argent public !

Migrants : Human Right Watch : Non au délit de solidarité avec les réfugiés !


Que vive cette solidarité !




Contrôles incessants, contraventions, quand ce n’est pas l’arrestation pure et simple, les bénévoles qui viennent en aide aux réfugiés qui traversent, dans des conditions très dures, les cols alpins depuis l’Italie, sont victimes d’un harcèlement systématique de la police, dénonce l’ONG Human Right Watch. En mars dernier, dans la vallée de la Roya, dans les Hautes-Alpes, sept militants d’une association locale avaient «été placés en garde à vue. Cette pression incessante vise à dissuader tous ceux qui veulent venir en aide aux femmes et aux hommes qui tentent de gagner le sol français.
Le premier responsable de ce harcèlement policier, c’est le gouvernement qui organise la chasse aux migrants à l’échelle du pays.

Pesticides : Arrêtés anti pesticides en nombre croissant, et le mépris du gouvernement


Aux côtés des maires de Pierrelaye et d’Us dans le Val d’Oise



Le mouvement initié par ce maire breton prenant un arrêté municipal « anti pesticide » (pas d’épandage à moins de 150 mètres d’un lieu d’habitation ou professionnel) a atteint ces derniers jours le Val d’Oise, avec un arrêté de même nature pris par deux maires, celui de Pierrelaye (PCF) et par la maire d’US.
         A Us, comme l’évoque Le Parisien-95 qui a fait un article sur le sujet hier, cette décision correspond à une réelle mobilisation des habitants où la voix des grands céréaliers utilisateurs de pesticides semble totalement marginalisée.
         Aujourd’hui, les dangers incontestables de ces substances chimiques ne font guère de doute pour une part croissante de la population.
         Pendant ce temps, face à cette opposition courageuse d’un nombre croissant de maires, le gouvernement proposerait, lui, une bande de protection de 5 à 10 mètres.
         Il voudrait se moquer de tous ceux qui s’opposent aux conséquences de l’utilisation de pesticides qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Argenteuil, parc Héloïse, défense de l’« environnement » et positionnement de l’État, une décision sans surprise


Le combat continue donc


Comme nous l’indiquions dans le tract que nous avons largement distribué à l’entrée du Forum des associations qui s’est tenu hier… espace Jean Vilar (voir ci-dessous), dans la déjà longue histoire de l’affaire « Jean Vilar-Héloïse », une décision préfectorale est tombée ces derniers jours. Entérinant l’avis d’une commission « environnement », l'État ne voie pas de problème sur ce plan dans le projet « Cap Héloïse ». Cela dit, cette décision contredit complètement les avis défavorables qui avaient conclu l’enquête publique sur le même sujet menée au printemps, et qui avait mobilisé deux cents contributions d’habitants de la Ville. Mais cela ne semble pas avoir perturbé les représentants de l’État .
         Mais dans le combat mené pour que l’avis de l’immense majorité de la population soit entendue, ce n’est pas la première fois que nous avons affaires à des avis « officiels » qui vont dans le sens du projet « P.Doucet-G. Mothron ». Que l’on se souvienne des commissions « commerce » ou « cinéma » qui ne voyaient, elles également, pas de problèmes dans ce projet.
         Le préfet du Val d’Oise qui est nouveau, qui ne connaît pas Argenteuil, a donc donné son avis. Mais cela ne change pas les données du problème. Son avis n’oblige en rien la municipalité d’Argenteuil. Certes, le préfet lui donne un feu vert supplémentaire. Mais c’est maintenant à cette municipalité d’estimer si son véhicule peut avancer, ou s’il n’est pas préférable de mettre tranquillement toute cette affaire de côté, alors que nous sommes à six mois des élections municipales et que l’avis de l’opinion publique argenteuillaise sur le sujet est connue : rejet de son projet.
         Dans tous les cas, pour les militants de ce rejet, le combat continue, et avec détermination. Dominique MARIETTE