vendredi 16 août 2019

Antilles : Les hôpitaux mobilisés


Ici ou là-bas, les mêmes problèmes dramatiques



Depuis trois semaines, le personnel du CHU de Point-à-Pitre, en Guadeloupe, est en grève. Ils dénoncent la pénurie de draps, de médicaments, de matériels. Un manque permanent, mais qui s’est encore aggravé après l’incendie d'une partie de l’hôpital en novembre 2017.
Mardi 13 août, une manifestation réunissait plusieurs milliers de personnes, la population de la ville se joignant aux grévistes. Et le CHU de Martinique s’est mobilisé en soutien.
Comme le personnel des hôpitaux ici , ils dénoncent le manque de tout, au nom d’un endettement qui n’est pas de leur fait. Et ils exigent les moyens et les effectifs pour fonctionner pour ne pas mettre en danger les malades, ...et la santé du personnel hospitalier.

Argenteuil : une municipalité en délitement


Une municipalité de plus en plus en difficulté

 
A qui le tour ?

Fin juillet dernier, au cœur de l’été, à un moment donc, où les annonces prennent toujours une allure de discrétion, une des fringantes membres de la municipalité d’Argenteuil, en tout cas jusqu’à ce jour, chargée en l’occurrence de l’enseignement secondaire et supérieur, a démissionné du conseil municipal. Un mois après avoir été mise en cause, ou au moins citée, dans l’affaire des bisbilles au sein du club de football du quartier du Val-Nord…
         Elle ne pouvait plus assurer son mandat, sa vie professionnelle, et sa vie personnelle, a-t-elle déclaré !
         A huit mois des prochaines élections municipales, cela apporte non seulement une pierre supplémentaire dans le désordre de la municipalité, mais cette démission surprise peut alimenter en toute légitimité les interrogations sur les véritables raisons de celle-ci.
         Cela ne vaut certes guère le coup d’en parler, mais à ceci près que la population subit aussi les conséquences des décisions de ces gens-là.
         En tout cas, une simple péripétie à classer dans la série « petits notables ».

mercredi 24 juillet 2019

Lutte ouvrière – Argenteuil et les vacances


Les vacances de Monsieur Hu… lo



Le blog « lo argenteuil » part en vacances. Il le dit lui-même, il l’a bien mérité. Cela fait tout de même plus de 500 jours, sans aucune rupture de continuité, jour après jour, depuis janvier 2018, qu’il vous a donné ses 5 brèves quotidiennes. Bon, il a choisi de le faire, c’est son affaire. Donc, il part en vacances. Bien évidemment en cas d’urgence, comme on dit, vous pouvez lui envoyer un message à :
Un message pour lui donner une information, ou simplement pour lui dire bonjour.
Il sera de retour le 16 août pour une nouvelle longue série de chroniques et d’aventures. D’ici là, portez-vous bien, que les jours vous sourient, et que l’été ne soit pas trop pénible pour ceux qui restent à Argenteuil. Comme j’aime à le répéter, toujours avec une véritable petite émotion, Salut et fraternité, Dominique M.

Argenteuil complexe Jean Vilar, espace Héloïse, le bilan très positif d’une belle année


Notre île collective d’espérance



A la date d’aujourd’hui, nous pouvons clore cette année 2018-2019 avec beaucoup d’espoir, sur le plan de notre combat pour la défense de la permanence d’une salle des fêtes communale et pour la sauvegarde de « L’île Héloïse ».
         Nous savons maintenant que le complexe Jean Vilar continuera à être utilisé lors de la saison 2019-2020. Avant bien d’autres saisons, nous l’espérons.
         Nous ne pouvons imaginer que le préfet du Val d’Oise puisse ne pas confirmer l’avis « défavorable » qui a conclu l’enquête publique sur l’aspect environnemental du projet que nous contestons.
         Et même si cela était, il mettrait la municipalité actuelle d’Argenteuil dans une situation très inconfortable, car aujourd’hui, à huit mois des élections municipales de mars 2020, elle ne peut que reprendre cette affaire à zéro, en rétropédalant avant mars 2016 et son annonce surprenante, brutale et intempestive.
         A l’issue de la période 2017-2018, nous avions conquis la certitude du refus de l’énorme majorité des Argenteuillais, grâce aux nombreuses activités de signature de notre pétition de refus.


         A l’issue de cette année 2018-2019, nous pouvons être confiants. Le travail et la mobilisation lors de la commission d’enquête, la belle brochure sur le parcours « Impressionniste » de Saint-Lazare à Argenteuil, les courriers envoyés aux personnalités avec leurs réponses positives, tout cela l’a permis. C’est l’acquis du Comité Jean Vilar et de ses membres. Bravo à nous tous. Dominique M.


Lutte ouvrière-Argenteuil : fête, banquet 2020, une date à retenir


Le 29 février 2020, effectivement un jour d’exception

Nous avons reçu ces jours derniers la lettre de confirmation de notre demande d’attribution du complexe Jean Vilar. Notre banquet fraternel des amis de Lutte ouvrière à Argenteuil aura lieu dans cet espace le samedi 29 février 2020. Qu’on se le dise ! Que l’on réserve ce jour sur nos plannings. 29 février, jour d’exception effectivement, une date qui n’arrive que tous les quatre ans, et qui sera en 2020 celle de notre fête annuelle !

Fête de Lutte ouvrière 2020 à Argenteuil
Samedi 29 février 2020
Salles Pierre Dux et Jean Vilar




2019-2020, un programme pour une année que nous espérons riche


Emplois attaqués, retraites menacées
Les travailleurs doivent riposter


Si les attaques du Capital relayées par la politique gouvernementale continuent, cette année 2018-2019 a été marquée par le mouvement des Gilets jaunes. Ce dernier a démontré une nouvelle fois s’il en était besoin que les possédants doivent se méfier de l’eau qui semble dormir. Un jour, elle se réveille, et nous avons la conviction, qu’un jour, le monde du travail se mobilisera massivement à nouveau, avec ses armes de classe, la grève et l’organisation.
         A un tout autre niveau, l’année a été marquée par une effervescence d’ampleur nouvelle parmi les travailleurs de la Santé et de l’Éducation nationale. Le monde du travail voit ses revenus attaqués par les deux bouts, par la contraction de la masse salariale, par le recul des services publics utiles à la population.
         Les licenciements continuent. Les retraites sont menacées une nouvelle fois. Les mesures de régression de la condition des agents de la fonction publique viennent d’être votées.
         Oui, les travailleurs doivent riposter, et nous espérons qu’ils en prendront le chemin dans les mois qui viennent.
         Il y aura également dans l’année qui arrive, les élections municipales. Nous espérons que vous serez nombreux à nous aider pour faire entendre localement, mais dans le cadre de la perspective de nos intérêts de classe à l’échelle du pays, « le camp des travailleurs » et ses intérêts.

Bonnes lectures de l’été 2019


Une liste de livres sur lesquels nous reviendrons



Alice Ferney, Les bourgeois, actes Sud

Mona Ozouf, L’autre Georges, Gallimard

Fleurming Jensen, Maurice et Mahmoud, Babel

Jacques Expert, Ne nous quittons pas, Le livre de poche

Samira Sédira, L’odeur des planches, La brune au Rouergue

Joseph Andras, Kanaky, Actes Sud

Lucia Etxebarria, Aime-moi, por favor, 10-18

Estelle Sarah Bulle, Là où les chiens aboient par la queue, Liana Levi

Jane Austeen, Raison et sentiments, 10-18

Jane Austeen, Orgueil et préjugés, 10-18

Daniel Kupferstein, Les balles du 14 juillet 1953, la Découverte

Mehdi Charef, Rue des pâquerettes, HDA littératures

Vargas Llosa, La ville et les chiens, Folio

Chimamanda Ngazi Adichie, Autour de ton cou, Folio

Alain Mabanckou, Demain j’aurai 20 ans, Folio

Chinua Achebé, Le monde s’effondre, Présence africaine

Joseph Pontus, A la ligne, La table ronde

Colum Mc Cann, Zoli, 10-18

Juan Goytisolo, Pour vivre ici, NRF

Ernst Lothar, Revenir à Vienne, Lian Levi

Fred Laroui, Une année chez les Français, Pocket

Markus Zusas, La voleuse de livres, Pocket

David Foenkinos, Charlotte, Folio

Gérard Delteil, Les écœurés, mort d’un Gilet jaune, Seuil roman noir

Isabelle Mayault, Une longue nuit mexicaine, Gallimard

Élisa Shua Dusapin, Les bille du Pachinko, Zoé

Sinclair Lewis, Elma Gantry, Les belles lettres

Victor Klemperer, LTI, la langue du troisième Reich, Pocket

John Kennedy Toole, La conjuration des imbéciles, 10-18

David Foenkinos, Les souvenirs, Folio

Robert F. Williams, Negroes with guns, Les bons caractères



mardi 23 juillet 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière du lundi 22 juillet 2019


Retraites : à la poubelle, la réforme du gouvernement !




Rendu prudent par le mouvement des gilets jaunes, dans lequel se sont engagés de nombreux retraités révoltés par le niveau de leur pension, Macron a repoussé l’examen du projet de réforme des retraites à 2020. Il promet « des mois de débat et de concertation » à partir des propositions de Delevoye. Sans doute espère-t-il faire passer la pilule en la diluant.

Comme à chaque fois, le gouvernement justifie sa réforme par le fait qu’il faut financer de plus en plus de retraités avec de moins en moins d’actifs. Pourtant, la productivité du travail a augmenté et chaque actif crée plus de richesses. Mais, dans cette économie en crise, la part des travailleurs est sans cesse rognée afin d’augmenter les profits des capitalistes.

La réforme fera donc les poches de tous les travailleurs. Au nom de la justice, elle entend supprimer les 42 régimes spéciaux dont bénéficient encore certaines catégories, notamment dans la fonction publique. La « justice » à la sauce gouvernementale, c’est voler tous les travailleurs et leur imposer une même régression.

En remplaçant le calcul sur les 25 meilleures années ou les six derniers mois par des points accumulés tout au long de la vie professionnelle, ce projet frappe en particulier les plus précaires, contraints aux temps partiels, à l’intérim entrecoupé de chômage, et aux salaires à minima. Il leur faudrait accepter des pensions encore plus basses à cause du peu de points accumulés.

Les travailleuses, auxiliaires de vie, employées du ménage ou de la grande distribution, premières concernées par le temps partiel imposé et les interruptions pour raisons familiales, seront les premières victimes de ce que Macron ose qualifier de projet « plus juste et plus simple ».

La valeur des points, elle, pourrait évoluer en fonction de la situation économique et démographique, autant dire selon le bon vouloir du gouvernement et du grand patronat. Et pour couronner le tout d’une couche d’hypocrisie, la réforme recule l’âge de départ tout en prétendant ne pas y toucher. Car partir à 62 ans signifiera accepter une pension amputée de 10 % !

La réforme envisagée par Macron poursuit et aggrave les politiques précédentes. En 1993, Balladur faisait passer de 37,5 à 40 le nombre d’annuités nécessaires et, en 2010, le gouvernement Sarkozy repoussait l’âge légal de départ à 62 ans. Quant à la gauche, indignée quand elle était dans l’opposition, elle s’est bien gardée, une fois au gouvernement, de remettre en cause ces réformes successives exigées par le grand patronat.

Avec cette réforme, les capitalistes pourront user au travail plus longtemps les travailleurs qu’ils jugeront utiles de garder. Quant à tous ceux qui se retrouvent sans emploi, au gré des licenciements, à 50, 55 ou 60 ans, c’est en tant que chômeurs, et bien souvent en temps que chômeurs en fin de droits, qu’ils arriveront à l’âge de la retraite, avec une pension de misère à la clé.

Delevoye prétend que son système à points « offre la possibilité à chacun de choisir son départ » en sortant du cadre collectif basé sur le nombre de trimestres cotisés et d’annuités travaillées. Si son projet de réforme individualise effectivement encore plus le système des retraites, il faut avoir les lunettes déformantes des valets des possédants pour y voir une liberté pour les travailleurs !

Toute la vie des travailleurs est prisonnière des contraintes imposées par l’exploitation : l’emploi qu’on trouve, le salaire qu’on obtient, les horaires et les cadences, l’endroit où l’on vit. La retraite n’y fait pas exception. Le grand patronat et le monde politique à son service aimeraient faire des travailleurs des individus confrontés à des choix personnels.

L’intérêt de toute la classe ouvrière est à l’opposé. Son travail fait tourner toute la société, de la production aux transports, de la construction aux échanges en passant par les soins aux malades et à l’éducation de la jeunesse. C’est cette place dans l’économie, au cœur de la production, qui fait sa force.

Salaires, emplois, retraites : les capitalistes mènent la guerre sur tous les fronts. C’est collectivement, en tant que classe sociale aux intérêts communs, que nous devons stopper cette descente vers l’abîme !

Des journées de mobilisation sont annoncées à la rentrée, dont celle de la CGT le 24 septembre. Ce sont des occasions à saisir pour commencer la mobilisation contre cette nouvelle attaque.