dimanche 5 mai 2019

Castaner : premier flic et premier menteur de France


Pris la main dans le sac des témoignages et des images



Devant l’évidence des faits révélés par les témoignages et les images sur les incidents survenus le 1er mai dans l'enceinte de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, le ministre de l'Intérieur a concédé qu’il n’aurait « pas dû employer le mot attaque ». Mais c’était pour ajouter qu’il aurait dû parler d' « intrusion violente ». La seule violence en l’occurrence venait des charges policières. Répéter 100 fois un mensonge n’en fera pas davantage une vérité.


Et comme chaque samedi, deux photos de notre ami H.


 

1er mai : des « bavures » policières qui révèlent une politique


Encouragés, des policiers qui s’en donnent à cœur joie



Avec la multiplication des images et des plaintes contre les agissements des policiers lors de la dernière manifestation du 1er mai à Paris, les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) vont avoir du travail. Un CRS lançant… un pavé, un policier giflant un manifestant, une matraque introduite dans le pantalon d’un autre manifestant. Avec le discours type guerre civile de Castaner et le sentiment d’impunité transmis à des troupes qui ne sympathisent pas toutes, loin de là, avec le mouvement ouvrier, il ne faut pas s’étonner de ces comportements.
La seule réponse du gouvernement à la colère  populaire, c’est la matraque pour défendre les classes riches. C’est ce qu’on appelle l’ordre social.

Carrefour, Auchan,… pour toujours plus de profits


Carrefour veut positiver encore plus ses profits



Après Auchan, c’est Carrefour qui confirme une saignée des emplois. S’appuyant sur la réforme du code du travail entré en vigueur en 2018, son PDG, Bompard, entend imposer le départ de 3000 salariés par la procédure de rupture conventionnelle collective. C’est un chiffre double de celui circulant jusque-là. Une nouvelle étape dans la guerre contre les travailleurs du groupe lancé notamment par le plan « Carrefour 2022 » approuvé par son conseil d’administration où siégeait un certain Bernard Arnault, un des principaux actionnaires du groupe, et où siégera désormais son fils. Donateurs généreux pour Notre Dame un jour, licencieurs toujours.

Fnac Metz : la direction espionnait les salariés


Quand on est un spécialiste de la caméra…



La Fnac ne vend pas seulement des caméras, elle en utilise pour fliquer ses propres salariés.
Des caméras dirigées vers les toilettes, vers le local syndical… voilà ce que dénoncent des salariés de la Fnac de Metz. Et cela a duré pendant six ans où les patrons locaux ont donc espionné les faits et gestes des salariés, et savoir ceux qui sollicitaient les syndicats.
Depuis septembre 2017, le slogan de la Fnac, c'est : « Fnac, c’est bon d’être curieux ». Fliquer les salariés ce n'est pas être curieux, c'est du flicage. Les salariés ne comptent pas en rester là.

Fake news : ce qui s’est passé mercredi 1er mai dernier : un cas tellement grossier qu’il fera école


Fake news !



Dernièrement, dans le cadre de son programme « Passerelle citoyenne », la municipalité organisait à la salle Jean Vilar une rencontre de jeunes avec la participation de spécialistes du sujet. L’intitulé exact de la rencontre était : « Fake news : Vrai ou faux ? Réalité ou manipulation ? ».
         Nous espérons que les jeunes présents auront été conquis par l’argumentation et la discussion de cet après-midi-là. En tout cas, ces derniers jours, ils auront pu mettre à l’épreuve ce qu’ils ont pu apprendre à cette occasion. Castaner, l’affaire de la Pitié-Salpêtrière, et le rôle des médias, leur ont proposé un beau sujet d’étude de « Fake news ».
         Vrai ou faux ?  Réalité ou manipulation ?  En tout cas, la réponse ne fait aucun doute.

Faux et manipulation. Vrai pour Castaner, et pour l’essentiel des grands médias.

Minable.

samedi 4 mai 2019

Niches fiscales : Macron Pinocchio et Medef Gepetto


Faire payer le monde du travail pour financer les profits



Lors de sa conférence de presse, destinée à conclure son « graaand débat », Macron avait laissé entendre que pour baisser l’impôt sur les revenus de 5 milliards d’euros, il s’en prendrait aux niches fiscales des entreprises. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir ce qu’il en était. Lors d’une rencontre avec le  Medef dans les locaux de l’organisation  patronale, le ministre de l’économie Le Maire a tenu à faire savoir qu’il ne toucherait ni à la manne du CICE, ni à celle du crédit recherche (CIR), ni à la baisse du taux d’impôt sur les sociétés. Il a affirmé que « la réduction des niches fiscales des entreprises n'est qu'une des sources de financement » et qu’il y a aussi pour financer ces 5 milliards la « réduction des dépenses publiques et l'augmentation du temps travaillé, avec une incitation à partir plus tard à la retraite… »  C’est-à-dire le rétrécissement des services au public et l'augmentation du temps de travail des salariés.
Faire payer les travailleurs, les chômeurs et les retraités pour financer les profits des capitalistes, c’est toujours la même politique. Là Macron n’avait pas menti !


Castaner : M. Fake new, le 1er mai, et parmi les mis en garde-à-vue mercredi, Jacques...


Lui et les ministres pris en flagrant délit… de mensonge



Castaner avait prétendu dès le soir du 1er mai que l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière avait été « attaqué » et que la police n’était intervenue que pour « sauver le service de réanimation ». Martin Hirsch, président de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, et d’autres ministres lui avaient emboîté le pas. Las, pour ces pourfendeurs d’ « émeutiers », qui répètent à l’envi que chaque manifestant est un complice de la violence, tout prouve que ces personnes ayant franchi l’enceinte n’avaient fait que tenter d’échapper à une des nombreuses et brutales charges policières.
Aucun service de réanimation ne pourra sauver Castener et les autres de leur crise de délire... calculée et orientée. D’autant que cela ne relève pas de la santé.



Communiqué de « La France insoumise » d’Argenteuil-Bezons. Une pensée de solidarité en particulier pour Jacques Leleu que nous connaissons bien.





Un article du Parisien 95

 

https://www.kiosque.leparisien.fr/data/24290/reader/reader.html?t=1556946810223#!preferred/0/package/24290/pub/30987/page/36

 



Bénin : la population dit sa colère


Des élections législatives truquées



Des émeutes, faisant plusieurs morts, ont éclaté dans la capitale Cotonou après des élections législatives truquées dont les principaux partis d’opposition avaient été exclus. Elles ont pris pour cible l’actuel président Patrice Talon, richissime homme d’affaires, présenté comme une sorte de modèle par les dirigeants occidentaux et les possédants du pays. Les classes populaires, qui n’ont rien vu de la croissance économique tant vanté par le pouvoir, rejettent le mépris de Talon et réclament leur dû.