vendredi 12 avril 2019

Éducation, retrait des lois Blanquer, un beau rassemblement à Argenteuil


Une nouvelle étape dans le développement de l’action



Pour le retrait de la loi Blanquer contre l’Éducation, la mobilisation se développe à l’échelle du pays depuis des semaines. Elle prend la forme de multiples actions dont l’objectif est d’informer, de regrouper enseignants et parents, de les unir. De semaine en semaine, il faut que la force de l’École mobilisée pour sa survie se renforce et devienne si imposante qu’elle fasse vaciller le duo Macron-Blanquer.
         Informer, mobiliser, sur Argenteuil, depuis une semaine, la mobilisation prend de l’ampleur.
         Décision de l’assemblée de lundi dernier qui regroupait une cinquantaine d’enseignants, un rassemblement a eu lieu hier midi. Il a rassemblé cette fois 150 enseignants, personnels de l’éducation, et parents, devant la sous-préfecture. Au vu des délais et de l’ambiance, un beau succès. Le rassemblement a fait l’objet d’un reportage sur FR3 dans la soirée.
         Informer, mobiliser, les initiatives prévues vont permettre de le faire dans les jours qui viennent.
         Il y aura sur Argenteuil, deux rendez-vous majeurs la semaine prochaine :

Une nouvelle AG à l’espace Mandela lundi 15 avril à 17 heures
L’appel à la grève et à manifester jeudi 18 avril

Ce soir vendredi :
 

LE SNASUB FSU APPELLE TOUS LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS ET ITRF A UN REGROUPEMENT POUR MANIFESTER NOTRE MECONTENTEMENT ET NOTRE REFUS

DE LA MUTUALISATION DES SERVICES ACADEMIQUES DES ACADEMIES DE PARIS CRETEIL ET VERSAILLES.

CE MINISTRE EST MEPRISANT AVEC LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS ET ITRF IL L’ETAIT EN ETANT RECTEUR .

NOUS ALLONS ENTRER EN RESISTANCE.

NOUS VOUS DEMANDONS DE LUI FAIRE UN ACCUEIL GLACIAL AU RECTORAT ET PARTOUT OU IL PASSE .

COMMUNIQUÉ UNITAIRE

CGT ÉDUCATION - FO FNEC FP - FÉDÉRATION SYNDICALE UNITAIRE - SUD ÉDUCATION

LA CONFIANCE DANS L'IMPASSE
Le 19 mars, des milliers d'enseignants du 1 er et du 2 nd degré étaient en grève pour demander l'abandon de la loi dite « École de la confiance ». Le 30 mars, les enseignants étaient encore plus nombreux en manifestation, rejoints par les parents d'élèves. Enfin, le 4 avril, la grève a été une nouvelle fois très suivie, particulièrement dans le premier degré. Rien n'est joué !
Pour faire face à cette mobilisation, le ministre de l'éducation multiplie les opérations de communication. C'est dans ce contexte qu'il se rendra à l'université inter-âges de Versailles, le vendredi 12
avril de 20h à 22h, 6 impasse des gendarmes. Il prétend mener un débat public sur l'éducation, en présence de députés. Comme pour le Grand débat initié par le gouvernement, nous ne croyons
pas que le ministre ait réellement l'intention d'entendre les avis contradictoires et les oppositions qui se manifestent chaque jour un peu plus dans les établissements scolaires, dans la rue.
Les familles et les enseignants ne sont pas dupes, ils ont bien compris les graves dangers que contient la Loi Blanquer.
Nous demandons au ministre d'abandonner son projet de loi sur l'école de la confiance, ainsi que toutes les réformes qui généralisent la sélection et affaiblissent les solidarités : Loi ORE, réforme du Baccalauréat, réforme du lycée.
C'est pourquoi, à l'occasion de la venue du ministre, nos organisations appellent à un rassemblement, avec des parents, des usagers, vendredi 12 avril à 19h00, au croisement de l'Avenue de Paris
et de la Rue des États généraux.
Venez nous rejoindre pour participer à des prises de paroles sur le service public d'éducation, de la maternelle à l'université. Soyons force de proposition pour défendre notre projet commun pour l'école.

VENDREDI 12 AVRIL,
ACCUEILLONS M. BLANQUER EN VISITE À VERSAILLES.
RDV À 19H00 ANGLE DE L'AVENUE DE PARIS ET DE LA RUE DES ÉTATS GÉNÉRAUX




- samedi 13 avril : un rassemblement festif aura lieu sur le parvis de la préfecture de Cergy à partir de 10 heures 30 avec les personnels et les parents : les Blaqnuer Games.

- Lundi 15 avril : Participation à une réunion publique à la hall Saint martin à Pontoise en présence des députées LREM sur la loi de « l'école de la confiance ».
Et…

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Adama Traoré : le long combat de la famille


L’État doit reconnaître ses manquements meurtriers



La « justice » vient de décider une nouvelle expertise et de nouvelles auditions dans l’affaire de la mort en juillet 2016 d’Adama Traoré alors qu’il était dans les mains des gendarmes.
         Ce nouveau rebondissement fait suite à l’expertise diligentée par la famille dont les résultats ont été révélés il y a quelques semaines. Ils concluaient à la mort de ce jeune par asphyxie due à la pression de ceux qui le maintenaient.
         En tout cas, cette nouvelle étape n’aurait pu être obtenue sans l’obstination de la famille pour faire reconnaître la vérité et pour obtenir justice sur la mort d’un des siens.
         Quand il y a un mur face à soi, cette obstination est la seule voie.

Vélo à Argenteuil : pour l’usage, une place encore marginale


Oui, « mieux se déplacer à bicyclette » !

 
Le rêve

De nouveaux aménagements routiers vont avoir lieu en haut de l’avenue de Stalingrad dans le secteur « sortie de l’A15/Grand frais ». Cela pour une somme coquette. Il faut d’autant plus le souligner que des aménagements ont déjà eu lieu à cet endroit il n’y a pas si longtemps, et toujours pour une somme aussi coquette !
         Il est vrai que cet endroit est extrêmement problématique entre route, commerce Grand frais, et sortie-entrée de l’A15… Mais il l’est d’autant plus pour les cyclistes, comme j’ai pu personnellement le constater moi-même en remontant l’avenue de Stalingrad pour rejoindre Joliot-Curie, à vélo donc…
         Mais qui a été consulté pour donner l’avis des cyclistes ? En tout cas, pas l’association MDB (« Mieux se déplacer à bicyclette ») qui fait un beau travail, et sans laquelle sans doute, je ne me serais pas remis à la bicyclette !
         En tout cas, le conseil départemental du Val d’Oise en charge de ces travaux devrait entendre les récriminations justifiées de cette association.
         Argenteuil n’est vraiment pas un exemple pour l’utilisation de la bicyclette, et pour l’aménagement des voies cyclables, très peu développées et dans un état à revoir.
         Si la voiture est aujourd’hui si nécessaire pour les transports professionnels (on peut le regretter), le vélo est pourtant un moyen courant excellent de déplacement sur courtes distances en tout cas. Mais aujourd’hui trop dangereux sur la Ville.
         La municipalité et le conseil départemental devraient entendre ce que disent les défenseurs du vélo pour en développer l’usage. DM

PS : Sur cette affaire, le commentaire d’un lecteur habituel de notre blog : «Mais pourquoi ne pas parler également de l'attitude méprisante face aux associations, des élus en général, et sur ce point particulier de Philippe Métezeau (vice-président du conseil départemental du Val d'Oise et adjoint au maire d'Argenteuil) quand il écrit sur Twitter :
"La situation des cyclistes a bien été prise en compte. Les « associations » cyclistes ne sont pas toutes identifiées ni disponibles, ni compétentes, ni désireuses de se prononcer et je pense qu’il n’est pas possible de les consulter toutes systématiquement… ».
A leurs yeux les citoyens n'ont rien à dire ! » Bien évidemment, nous accorderons à M. Métézeau un « droit de réponse » s’il le souhaite. DM

jeudi 11 avril 2019

Grand débat : l’enfumage se confirme


Disparue l’augmentation du pouvoir d’achat, des salaires, des pensions…

 
Hier "non loin" du Sénat

Edouard Philippe a fait un premier bilan du « Grand débat » national. D’après lui, les Français seraient surtout exaspérés par les impôts, inquiets pour l’accès aux soins médicaux et... refuseraient les limitations de vitesse à 80 km/h.
Mais pas un mot sur le pouvoir d’achat, l’augmentation des salaires, des pensions de retraites et des allocations, exigences que le mouvement des gilets jaunes avait mises au cœur de la protestation, et qui concerne, bien au-delà de ce mouvement, l’ensemble du monde du travail.
Preuve que, même si le gouvernement prétend avoir entendu la colère, il n’a pas l’intention d’y répondre autrement que par des discours. Preuve aussi que la mobilisation, dans la rue et dans les entreprises, reste à l’ordre du jour.

Gafa et gouvernement : gaffe au bluff


Pour eux une broutille

 
En revanche...

Le gouvernement avait promis de faire payer Google, Amazon, Facebook, Apple... ces multinationales championnes de l'évasion fiscale qui ont réalisé 9,74 milliards de chiffre d'affaires non déclarés en France en 2017.
La nouvelle taxe prévue aurait dû rapporter 623 millions d'impôts : une goutte d'eau dans l'océan de leurs profits. Ce sera en fait une gouttelette car le projet présenté aux députés rapportera, au mieux, 162 millions.
Pour le gouvernement, c'est l'occasion de faire de la mousse, mais pour Bezos, le propriétaire d'Amazon, et ses copains à la tête des autres Gafa, c'est à peine un jour d'argent de poche.

Première guerre mondiale : fusillés « pour l’exemple »


Il n’était que temps



Le premier monument aux 639 soldats fusillés sur le front durant la guerre de 1914-1918 a enfin été élevé. Il se trouve à Chauny dans l'Aisne, près des champs de bataille où des millions d'ouvriers et de paysans français, allemands, anglais, etc., furent envoyés à la mort par leur État pour défendre les intérêts de sa bourgeoisie.
Les conseils de guerre condamnèrent alors à mort 2 500 poilus, souvent choisis au hasard, pour terrifier leurs camarades qui s'interrogeaient sur le sens de cette boucherie.
On le vit bien quand, en 1917, des dizaines de milliers d'entre eux, refusant d'aller combattre, se révoltèrent contre « cette guerre infâme », comme le disait la chanson de Craonne écrite dans les tranchées, en proclamant : « Les gros (...), si vous voulez la guerre, payez-là de votre peau ».

Éducation : mobilisation contre les projets Blanquer, la remise en cause du statut de la fonction publique… (suite)


On y va, on y sera

Défense de l’École
Retrait des projets gouvernementaux
Rassemblement
Devant la sous-préfecture d’Argenteuil
Aujourd’hui jeudi 11 avril à 12H

Il y aurait un certain nombre d’enseignants en grève aujourd’hui dans trois écoles du Val Notre Dame.

- Ce soir aussi jeudi 11 avril : Une grande réunion d'informations est organisée à la maison des syndicats de Cergy à la place des 'jeudi, on construit" à 18 heures 30. Il s'agit bien entendu de toucher le plus de parents.

- samedi 13 avril : un rassemblement festif aura lieu sur le parvis de la préfecture de Cergy à partir de 10 heures 30 avec les personnels et les parents : les Blaqnuer Games.

- Lundi 15 avril : Participation à une réunion publique à la hall Saint martin à Pontoise en présence des députées LREM sur la loi de l'école de la confiance.

- Lundi 15 avril : Nouvelle AG à Argenteuil à partir de 17 heures 30 à l'ESpace Mandela.

- Jeudi 18 avril : Appel à la grève régionale.
                                   Et…

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Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2645 à paraître

 Maine-et-Loire : une grève populaire et militante

Dans le Maine-et-Loire, la grève des enseignants du jeudi 4 avril a été un succès. Dans la continuité du mouvement de grève reconductible décidé le 19 mars et commencé le 25, cette journée est celle où il y a eu le plus de grévistes.



Très suivi dans les écoles, dont plus d’une centaine étaient fermées, le mouvement a aussi entraîné des enseignants du secondaire. Le 4 avril, les grévistes et les parents d’élèves ont défilé à plus de 2 000 dans les rues d’Angers. Les parents d’élèves, très impliqués dans le mouvement de protestation, notamment dans les secteurs ruraux et les quartiers populaires, voient bien ce que veut dire encore moins de services publics de proximité. Ils savent que la suppression des directeurs d’écoles, veut dire moins d’interlocuteurs pour aider les familles dans leurs démarches administratives. Formulant leur rejet des projets de Blanquer sans tourner autour du pot, ils déclarent refuser « des écoles pour riches d’un côté et des écoles pour pauvres de l’autre ».
Du côté des enseignants, ce n’est pas seulement la loi Blanquer qui met en colère, mais aussi le projet de réforme de la fonction publique et la volonté affichée par le gouvernement de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires avant fin 2022. Les grévistes ont en tête les réformes successives appliquées à France Télécom, à La Poste, à la SNCF. Réductions d’effectifs, embauche de travailleurs contractuels précaires, liquidation des services rendus à la population pour faire des économies : ils ne veulent pas que ce scénario catastrophe gangrène encore plus l’Éducation nationale.
La grève reconductible, impliquant quelques centaines d’enseignants sur les milliers que compte le département, est coordonnée par un comité d’organisation, élu par l’assemblée départementale des grévistes. Dynamique, la grève a réussi à entraîner de nombreux enseignants jusqu’alors dans l’expectative. Elle a permis que se tiennent chaque jour des actions diverses et variées aux quatre coins du Maine-et-Loire et a été pour beaucoup dans le succès des manifestations du 30 mars et du 4 avril.
L’assemblée départementale du 4 avril, regroupant plus de 300 enseignants, a appelé à poursuivre la grève au retour des vacances, le 23 avril. La continuation du mouvement dépendra bien sûr de ce qui se passe dans les autres départements. En attendant, des actions communes avec les parents d’élèves sont prévues pendant les congés de printemps, afin de continuer à dénoncer les économies faites aux dépens des travailleurs de l’Éducation nationale et des élèves.
                             Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2645)

Services publics : gouvernement, carte blanche pour l’enfumage


La carte noire des services publics



Après avoir rencontré à Argenteuil un certain nombre d’« acteurs » locaux, le groupe propulsé par le gouvernement et appelé « carte blanche » propose de rencontrer durant deux jours des habitants qui n’auraient rien de plus utile à faire pour quelques minutes (ou plus) sur le sujet des « nouveaux services publics ».
         Mais avant de s’intéresser aux nouveaux, possibles, il faudrait d’abord sauvegarder ceux qui existent déjà et qui sont dans un état de décomposition avancé ! Poste, Éducation, sécurité sociale, transports, Caf, santé, et l’on en passe, sont dans une situation catastrophique, qui n’a pas dû échapper au groupe Carte blanche.
         Plus que jamais, la population doit les défendre, et pour cela, elle ne peut compter que sur elle-même !