jeudi 4 avril 2019

Enseignement : une grande journée de grève aujourd’hui. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2644 à paraître


Enseignement : la mobilisation grandit

Samedi 30 mars, d’après le ministère de l’Intérieur, il y avait 36 000 manifestants dans le pays, dont 6 500 à Paris, contre la loi Blanquer. Le mécontentement est profond dans l’Éducation nationale où, sous couvert de réformes, le ministre supprime des postes à tous les échelons.



Dans le primaire, les enseignants et les parents se sont particulièrement mobilisés. Outre les suppressions de classes, un amendement passé en catimini a provoqué la colère. Il s’agit de créer des « établissements publics des savoirs fondamentaux », dont l’objectif sera de rassembler un collège et plusieurs écoles du même secteur, sous la direction du principal de collège. À terme, cela revient à enlever à nombre de directeurs d’école leurs décharges. Ainsi ils n’auront plus le temps de recevoir les parents et de régler des problèmes administratifs. Face à la colère, Blanquer a prétendu que rien n’était obligatoire et que cela se ferait avec le consentement des équipes. Mais cela ne trompe personne. Car dans le même temps le préambule du texte sur « l’école de la confiance » rappelle « l’engagement et l’exemplarité » des fonctionnaires. Dans la manifestation, certains slogans résumaient cette demande par « Sois prof et tais-toi ! »
Même ce qui peut apparaître comme un progrès, comme l’école obligatoire à trois ans, est en fait vécu comme une nouvelle injustice : cette nouvelle disposition oblige en effet les municipalités à accroître leurs subventions aux écoles privées, alors que nombre d’entre elles manquent d’argent pour rénover les écoles publiques, voire pour en construire de nouvelles. Des pancartes dénonçaient « Blanquer, ministre de l’éducation privée et de la jeunesse friquée ».
Dans les collèges et les lycées, les moyens horaires sont encore en baisse cette année. Cela se traduit par plus d’élèves par classe, moins de dédoublements, moins d’heures pour aider les élèves ou faire des projets adaptés. La réforme du lycée et du lycée professionnel supprime également de nombreuses heures d’enseignement général.
Ainsi 2 650 postes vont disparaître dès la rentrée prochaine, un immense plan de suppressions d’emplois. Pour le mener à terme, non seulement la précarité augmente dans l’Éducation nationale, mais le ministre veut imposer plus d’heures supplémentaires aux enseignants, alors que le chômage augmente et que les conditions d’enseignement et d’apprentissage sont de plus en plus difficiles. Des enseignants obligés de faire plus d’heures, d’autres obligés de naviguer entre trois établissements différents, des enseignants contractuels, des assistants d’éducation eux aussi précaires, des vacataires : tout cela contribue fortement à diminuer le nombre d’adultes dans les établissements scolaires et donc à aggraver encore la situation des élèves, surtout dans les quartiers populaires.
Dans de nombreux endroits, les enseignants se mobilisent et cherchent à entraîner leurs collègues, pour créer, malgré des organisations syndicales bien peu déterminées, un véritable rapport de force contre ce ministre dont l’horizon se limite à faire des économies sur le dos des jeunes.

                                Aline URBAIN (Lutte ouvrière n°2644)



Demain matin vendredi sur France 2 :  Nathalie Arthaud invitée dans « Les 4 Vérités »
À 07h35


Gilets jaunes : tentatives d’intimidation. Un exemple parmi bien d’autres


Des convocations au tribunal révoltantes



Le dimanche 6 janvier, un rassemblement de Gilets jaunes se tenait à proximité du rond-point de Saint-Romain-de-Colbosc près du Havre. Les forces de l’ordre se livrèrent alors à des contrôles d’identités de personnes se trouvant à proximité.
Trois mois plus tard, le mardi 2 avril, 17 d’entre elles étaient convoquées devant le Tribunal correctionnel du Havre citées à comparaitre pour occupation illégale du domaine public. Et cela alors même que le rond-point en question n’était pas l’objet d’un blocage mais faisait office de lieu de rencontre et d’échange entre les participants. Malgré tout le procureur a requis 300 € d’amende dont 200 avec sursis, ce qui n’est pas rien pour des gens modestes. Le jugement sera rendu le 7 mai.
Ces convocations au tribunal qui se multiplient dans tout le pays n’ont d’autre but que de tenter d’intimider les participants au mouvement des Gilets jaunes, dont le gouvernement se désespère de venir à bout. Si des condamnations sont prononcées, sûr que l’indignation l’emportera sur l’intimidation !



Demain matin vendredi sur France 2 :  Nathalie Arthaud invitée dans « Les 4 Vérités »
À 07h35

 


Airbus : retraite 36,8 millions d’euros


Ça plane pour lui



En voilà un qui ne partira pas en retraite avec une décote. Tom Enders, le patron d’Airbus se voit attribuer une retraite de… 36,8 millions d’euros !
Pour les salariés d’Airbus, ce n’est pas la même chose question salaires, et surtout question avenir, puisque l’arrêt de production de l’A380 devrait supprimer 3 000 à 3 500 postes. Certains commentateurs disent que cette retraite dorée serait mal venue compte tenu de ces suppressions d’emplois, mais c’est justement parce qu’il mène la guerre aux travailleurs que les actionnaires le rémunèrent grassement. Mais attention au crash quand les travailleurs demanderont des comptes.

Argenteuil : projet "Cap Héloïse" : un refus net et incontestable de la majorité des Argenteuillais


Mais la municipalité peut toujours organiser un referendum !



Les contributions des enquêtes publiques qui viennent de s’achever concernant l’avenir de la salle municipale des fêtes Jean Vilar et la sauvegarde de L’île Héloïse confirment ce que nous savions déjà. Elles confirment ce que nous avions pu vérifier à l’automne 2017, lorsque le Comité Jean Vilar avait réalisé une sorte de sondage grandeur nature en faisant signer massivement une pétition demandant l’arrêt du projet et la rénovation de la salle des fêtes.
         A travers ces contributions, on retrouve la même proportion d’avis : moins de 5% d’avis favorables, moins de 5% qui ne se prononcent pas, et plus de 90% de rejet.
         Bien évidemment, c’est « à la louche », mais qui pourra contester ce tableau, alors que la municipalité qui a lancé ce projet contesté avait tous les moyens, elle aussi, d’inciter ses réseaux à donner leur avis ?
         En tout cas, plus que jamais, cela encourage à refuser ce projet calamiteux, et à tout faire pour qu’il soit vite remisé au dépôt des archives des projets abandonnés. Il y en a eu des multiples dans l’histoire d’Argenteuil. Il n’y sera donc pas trop seul, prêt à l’étude pour les historiens du futur.

Argenteuil : un début d’incendie hier à l’hôtel de ville


C’est tout de même très préoccupant

 
Revoir toutes les installations électriques ? L'urgence.

Hier mercredi, il y a eu un début d’incendie vers midi à l’hôtel de Ville. Mais pas facile de faire face à l’évacuation lorsque la sirène ne fonctionne pas, et que c’est à l’aide de la bonne vieille voix qu’il faut évacuer. Heureusement que cela s’est finalement bien passé grâce à la diligence et au professionnalisme des agents SSIAP (Service de Sécurité Incendie et d'Assistance à Personnes) chargés de la sécurité.
         Ce n’est pas la première fois qu’un début d’incendie a lieu à l’hôtel de ville. Le dernier en date avait eu lieu l’été il y a quelques années.
         Les employés municipaux ont dû attendre au frais dans le jardin de la mairie durant plus de deux heures.
         Puisque nous évoquions le projet Héloïse, la rénovation des installations électriques, voilà un projet urgent qui devrait être bien davantage la seule priorité des priorités de la municipalité.

mercredi 3 avril 2019

Européennes : quand France Télévisions s’assoit sur le pluralisme politique


Communiqué

France 2 organise, jeudi 4 avril, un débat télévisé entre les têtes de liste aux élections européennes. La chaîne a d’abord voulu organiser une émission avec quelques « happy few », les représentants des grands partis. Après que mardi la justice a contraint France Télévisions à inviter trois candidats supplémentaires, le débat devrait maintenant compter douze têtes de liste. Mais toujours pas de représentant de la liste de Lutte ouvrière…

Notre parti est pourtant présent à toutes les élections européennes, et en campagne depuis plusieurs semaines. Seule une liste se revendiquant du monde ouvrier, défendant les intérêts des travailleurs, serait ainsi écartée. France 2 se moque du pluralisme politique. C’est pourquoi j’ai attaqué la chaine en référé pour l’obliger à m’inviter à cette émission.

                                                          Nathalie ARTHAUD, le 03/04/2019