jeudi 4 avril 2019

Airbus : retraite 36,8 millions d’euros


Ça plane pour lui



En voilà un qui ne partira pas en retraite avec une décote. Tom Enders, le patron d’Airbus se voit attribuer une retraite de… 36,8 millions d’euros !
Pour les salariés d’Airbus, ce n’est pas la même chose question salaires, et surtout question avenir, puisque l’arrêt de production de l’A380 devrait supprimer 3 000 à 3 500 postes. Certains commentateurs disent que cette retraite dorée serait mal venue compte tenu de ces suppressions d’emplois, mais c’est justement parce qu’il mène la guerre aux travailleurs que les actionnaires le rémunèrent grassement. Mais attention au crash quand les travailleurs demanderont des comptes.

Argenteuil : projet "Cap Héloïse" : un refus net et incontestable de la majorité des Argenteuillais


Mais la municipalité peut toujours organiser un referendum !



Les contributions des enquêtes publiques qui viennent de s’achever concernant l’avenir de la salle municipale des fêtes Jean Vilar et la sauvegarde de L’île Héloïse confirment ce que nous savions déjà. Elles confirment ce que nous avions pu vérifier à l’automne 2017, lorsque le Comité Jean Vilar avait réalisé une sorte de sondage grandeur nature en faisant signer massivement une pétition demandant l’arrêt du projet et la rénovation de la salle des fêtes.
         A travers ces contributions, on retrouve la même proportion d’avis : moins de 5% d’avis favorables, moins de 5% qui ne se prononcent pas, et plus de 90% de rejet.
         Bien évidemment, c’est « à la louche », mais qui pourra contester ce tableau, alors que la municipalité qui a lancé ce projet contesté avait tous les moyens, elle aussi, d’inciter ses réseaux à donner leur avis ?
         En tout cas, plus que jamais, cela encourage à refuser ce projet calamiteux, et à tout faire pour qu’il soit vite remisé au dépôt des archives des projets abandonnés. Il y en a eu des multiples dans l’histoire d’Argenteuil. Il n’y sera donc pas trop seul, prêt à l’étude pour les historiens du futur.

Argenteuil : un début d’incendie hier à l’hôtel de ville


C’est tout de même très préoccupant

 
Revoir toutes les installations électriques ? L'urgence.

Hier mercredi, il y a eu un début d’incendie vers midi à l’hôtel de Ville. Mais pas facile de faire face à l’évacuation lorsque la sirène ne fonctionne pas, et que c’est à l’aide de la bonne vieille voix qu’il faut évacuer. Heureusement que cela s’est finalement bien passé grâce à la diligence et au professionnalisme des agents SSIAP (Service de Sécurité Incendie et d'Assistance à Personnes) chargés de la sécurité.
         Ce n’est pas la première fois qu’un début d’incendie a lieu à l’hôtel de ville. Le dernier en date avait eu lieu l’été il y a quelques années.
         Les employés municipaux ont dû attendre au frais dans le jardin de la mairie durant plus de deux heures.
         Puisque nous évoquions le projet Héloïse, la rénovation des installations électriques, voilà un projet urgent qui devrait être bien davantage la seule priorité des priorités de la municipalité.

mercredi 3 avril 2019

Européennes : quand France Télévisions s’assoit sur le pluralisme politique


Communiqué

France 2 organise, jeudi 4 avril, un débat télévisé entre les têtes de liste aux élections européennes. La chaîne a d’abord voulu organiser une émission avec quelques « happy few », les représentants des grands partis. Après que mardi la justice a contraint France Télévisions à inviter trois candidats supplémentaires, le débat devrait maintenant compter douze têtes de liste. Mais toujours pas de représentant de la liste de Lutte ouvrière…

Notre parti est pourtant présent à toutes les élections européennes, et en campagne depuis plusieurs semaines. Seule une liste se revendiquant du monde ouvrier, défendant les intérêts des travailleurs, serait ainsi écartée. France 2 se moque du pluralisme politique. C’est pourquoi j’ai attaqué la chaine en référé pour l’obliger à m’inviter à cette émission.

                                                          Nathalie ARTHAUD, le 03/04/2019

Violences policières et mensonge préfectoral


Brutalité et mensonge, et ce n’est pas le titre d’un roman


Une fois encore, samedi dernier, la police a matraqué une personne qui manifestait tout à fait pacifiquement à Besançon avec les gilets jaunes.
Le préfet a immédiatement justifié cette bavure en accusant cette personne de faire obstacle aux policiers et de vouloir leur lancer une grenade. Sauf qu’une vidéo montre le contraire.
Brutalité et mensonge, c’est la seule réponse de ce gouvernement à ceux qui manifestent pour leur pouvoir d’achat.

Mayotte : les travailleurs en lutte


Vive la lutte des travailleurs !



À Mayotte, département pillé par le patronat et laissé à l’abandon par l’État néocolonial, les travailleurs, dans différents secteurs, sont en lutte pour les salaires et la dignité.
Début avril, la grève à la Sogea/SMAE (groupe Vinci) en est à sa quatrième semaine. Devant le mépris de leur direction les salariés grévistes sont déterminés à faire valoir leurs revendications. La multinationale milliardaire Vinci est également mise en cause par le Syndicat intercommunal des eaux (Sieam), qui l’accuse de facturer bien trop cher l’eau dont le tarif est presque deux fois plus élevé qu’à La Réunion !
Plusieurs dizaines d’enseignants du premier degré poursuivent leur mouvement à l’appel du SNUIPP FSU, entamé fin mars. Ils demandent la même indexation qu’à La Réunion : 53 % (40 % aujourd’hui à Mayotte). Mayotte est le département le plus cher de France, tout en étant celui qui compte la population la plus pauvre !
À la mairie de Koungou (32 000 habitants), le 1er avril, l’intersyndicale a appelé les agents à la grève illimitée notamment contre la mise aux placards de fonctionnaires, contre les discriminations ou les intimidations et pour le versement de certaines primes. Le même jour, chez le concessionnaire SMCI (Peugeot), la CGT Ma appelait les salariés à cesser le travail pour une durée illimitée pour le respect du personnel, pour l'application de la grille salariale de la Convention collective nationale automobile, pour des primes supplémentaires, pour la réintégration et l'arrêt des sanctions contre un salarié.
Vive la lutte des travailleurs mahorais !

Éducation : les enseignants ont raison


L’École est l’opposé d’une caserne



Enseignants et parents d'élèves ont défilé samedi 30 mars contre la nouvelle loi sur l'école. Jeudi, les enseignants feront grève contre ce gouvernement qui restreint sans cesse les moyens de l'Éducation nationale et aggrave les conditions dans lesquelles les enfants sont censés apprendre.
Voyant que cela ne passe pas, le gouvernement veut imposer aux enseignants un « devoir de réserve », bref, qu'ils ne le contestent pas, sous peine de sanctions. Avec un adjudant dans chaque classe pour surveiller les profs et les élèves ?

La « Blanquerole »

Chantée à la manifestation de samedi, sur l’air du chant des partisans. Très bien pour les prochaines manifestations, dont celle de jeudi à 14 heures à Paris, place de l’Opéra


Education : appel à décider de la reconduction de la grève et à se réunir en assemblée générale


C’est bien volontiers que je transmets cette information de mon syndicat, la CGT Educ’action du Val d’Oise

Jeudi 4 AVRIL  …on reconduit !

EN GREVE MASSIVE 1er et second degrés – TOUS ENSEMBLE

9H00 - AG de grève interdegrés, intersyndicale

 Maison des syndicats de Cergy, 26, rue Francis Combe

La CGT Educ’action 95 porte le mandat de mettre au vote la reconduction de la grève

14H00 - Manifestation régionale – départ Place de l’Opéra

 Un préavis de grève est déposé chaque jour par la CGT Educ’action nationale,  couvrant tous les collègues de l’Education nationale

Un préavis de grève déposé par la fédération CGT des Services Publics du 3 au 30 avril couvre tous les collègues ATSEMS, Animateurs, personnels d’entretien et de cantine des écoles qui souhaiteraient être en grève dans la période (Cf PJ).

 Cher-e collègue,

Le mardi 19 mars, nous étions 40% de grévistes du 1er degré dans le Val d’Oise, 110 écoles fermées. La grève fut aussi suivie dans de nombreux établissements du second degré.

Le samedi 30 mars, nous étions 300 sur le parvis de la préfecture de Cergy, à l’appel d’une intersyndicale FSU, CGT, FO, UNSA. 10 000 en manifestation régionale à Paris l’après-midi. Des dizaines de milliers dans toute la France.

Les raisons de la colère ne manquent pas. Elles sont toutes liées car elles procèdent d’une même attaque.

Les conditions d’un TOUS ENSEMBLE sont réunies.

1) Contre les lois Blanquer de la maternelle à l’université, autoritaires et réactionnaires,

TOUS ENSEMBLE dans l’Education pour une école émancipatrice !

2) Contre l’austérité et CAP 22 et une loi « avant l’été » qui généralise la précarité, les contrats de mission, le salaire au « mérite », instaure les licenciements collectifs de fonctionnaires…c’est-à-dire une loi qui casse le statut de fonctionnaire dans toute la Fonction publique,

TOUS ENSEMBLE dans la Fonction publique (collectivités territoriales, Finances publiques, Hôpital…) !

Pour la défense des services publics, notre bien commun non marchand ;

Pour l’extension du statut à tous les contractuels, enseignants, administratifs et ouvriers, les AVS ;

Pour le dégel immédiat du point d’indice et le rattrapage des salaires (+400 euros par mois immédiatement !) ;

Contre la nouvelle attaque annoncée contre les retraites, qui casse le salaire socialisé, et individualise le risque ;

TOUS ENSEMBLE Public/Privé

Pour un retour à la retraite à 60 ans et 37,5 annuités à taux plein ;

Pour les augmentations de salaires quand les profits explosent aussi vite que les cadeaux aux très riches 

                                               Le bureau de la CGT Educ'action 95