lundi 7 janvier 2019

« Gilets jaunes » : toujours là quoi qu’ils en pensent


Toujours là et les questions à résoudre également



Nombre de médias tentent de déconsidérer le mouvement des « Gilets jaunes ». Rien d’étonnant. Cela a redoublé aujourd’hui. Ils ont été sans doute surpris de la reprise de la participation lors de la journée d’avant-hier, d’où leur hargne et leurs reportages très sélectifs. Ci-dessous, une brève d’un de nos camarades de la RATP, machiniste, qui participe aux initiatives des GR depuis le début. 

« A la manif on était trois du dépôt plus un retraité avec ses deux amis. A l'hôtel de ville il y avait Priscilla et Fly rider deux leaders jaunes. Un peu de banderoles RIC, une autre sur l'oligarchie mettant les banques au sommet d'une pyramide rappelant les francs-maçons et inversant la pyramide avec ric au sommet et banques en bas. Les deux leaders ont lu un extrait de leur lettre la France en colère, pas de truc anti-Europe dans leur extrait, lutte de classe citée mais j'ai mal entendu la phrase, mais un petit peu de dénonciation des plus riches, et ambiance populaire, "peuple d'en bas", attaques sur Macron, Griveaux Castaner. Pas d'objectif développé, mais l'affirmation du mouvement « Gilets jaunes ». Ils ont fait dire non aux manifestants sur une transformation en parti présentant des candidats. 
Un jeune hospitalier a repéré en moi un syndicaliste ayant le mot grève et profits et mon gilet, il a demandé pourquoi les syndicats n'appellent pas. Petite discussion, et j'ai eu deux trois autres réactions attendant après l'entrée des syndicats dans la contestation. » 

Argenteuil – Mayenne – « Gilet jaune » avec des idées rouges


Toujours vert d’énergie, Marcel Collet





Dans cette mobilisation des « Gilets jaunes », bien des travailleurs des petites, moyennes et grandes entreprises s’activent, tout comme nombre de chômeurs et de retraités. Il y a aussi des militants ouvriers qui défendent les intérêts spécifiques du monde du travail de la classe ouvrière. Bien évidemment, là où nous le pouvons, nous en sommes, aux côtés d’autres militants.
         Justement, une de nos proches nous a envoyé une photo de son… tonton de Mayenne qui participe à ce mouvement, Marcel Collet, et oui, 88 ans !^
         Nous le connaissons depuis les années 1990, alors qu’il militait encore au PCF à Argenteuil, mais pas tout à fait en odeur de sainteté avec la politique de son parti de ces années-là. Dès cette époque, il n’y eut aucun ostracisme à notre égard. Bien au contraire.
         Il fut de ces premiers militants du PCF à participer dès ce moment à notre banquet local annuel, avec Michel Aguiton, et bientôt Liliane.
         Il nous soutint également dans la CGT contre les habitudes bureaucratiques héritées du stalinisme contre les opposants de ces méthodes néfastes, en particulier contre les trotskystes. C’est à ce moment-là que j’ai pu intégrer la Commission Exécutive de l’Union Locale des syndicats CGT d’Argenteuil.
         Alors salut à toi Marcel qui continue tout feu toute flamme tes activités militantes en Mayenne ! Gilet jaune, mais toujours avec le cœur rouge de colère ! DM

Pôle emploi : triste anniversaire


Il faut interdire les licenciements ! Il faut embaucher massivement !



Pôle emploi a été créé il y a dix ans par la fusion de l'ANPE et des Assedic. En une décennie, cet organisme a vu passer le nombre des chômeurs, toutes catégories confondues, de 3,73 millions à 6,22 millions.
Ce chiffre condamne sans appel ce système économique parasitaire et injuste.

États-Unis et mariages forcés de mineurs


La page n'est pas tournée



Aux États-Unis, sur 200 000 mariages de filles mineures entre 1995 et 2018, près d'un millier ont concerné des filles de 14 ans ou moins. En effet, dans 18 États sur 50, il n'existe pas d'âge minimum pour se marier - ou plutôt, dans ces cas, pour imposer aux filles d'être mariée. Car ces mariages de très jeunes filles à des hommes majeurs, souvent des inconnus beaucoup plus âgés qu'elles, ne résultent pas d'un choix mais d'une contrainte, qui les enferme très jeunes dans un rapport de soumission morale et physique. Des femmes qui ont fini par obtenir le divorce se battent donc pour que la loi interdise enfin le mariage des enfants.
Cette pratique d'un autre âge a lieu dans le pays capitaliste le plus riche de la terre que certains osent présenter comme un modèle de progrès.

Migrants : maritimes ou terrestres, ah bas les frontières ! Libre droit total de circulation pour tous


Migrants : après la Méditerranée, la Manche

De plus en plus de migrants tentent de rejoindre l’Angleterre en prenant la mer à partir des côtes françaises sur des canots pneumatiques, au risque de leur vie.
Le seul jour de Noël, quarante migrants ont ainsi été secourus sur cinq embarcations différentes. Ces tentatives se font le plus souvent de nuit, sur des canots inadaptés. Le risque est aussi de finir broyés par les navires de gros tonnage qui se succèdent dans la Manche.
Face à ces tentatives de plus en plus fréquentes, la seule réponse des ministères de l’Intérieur français et britannique reste d’accroître les moyens de répression. La multiplication des traversées clandestines de la Manche prouve pourtant l’inanité d’une telle politique, dont le seul résultat est de faire prendre davantage de risques aux migrants. Les barrières érigées à Calais ou à l’entrée du tunnel sous la Manche n’ont fait qu’inciter ceux qui veulent passer en Angleterre à prendre la mer.
Nulle part les politiques répressives n’empêchent ceux qui veulent à tout prix fuir la misère ou la guerre de tenter le passage. En Méditerranée, les naufrages se sont multipliés. Dans les cols des Alpes, ceux qui tentent le passage doivent emprunter des chemins de plus en plus dangereux.
En verrouillant toujours plus les frontières, c’est d’une multitude de crimes dont se rendent responsables les dirigeants des pays riches.

                                     Daniel MESCLA (Lutte ouvrière n°2631)



dimanche 6 janvier 2019

Pouvoir d'achat : fanfaronnades et réalités. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Pouvoir d’achat : la prétendue hausse cache mal la baisse 

 « Du jamais vu depuis douze ans », répètent en boucle les médias en annonçant les prévisions sur le pouvoir d’achat des ménages pour 2019. Selon l’Insee, celui-ci devrait augmenter de 1,6 %, et peut-être même de 2 % au milieu de l’année.
 


Un autre institut parle, lui, d’une hausse « ressentie » de 2,4 % ! Que signifie ce jargon ? Habituellement utilisé pour parler de la température, le ressenti ne concerne que sa perception, mais ne la modifie pas. Et puis comment peut-on prévoir une amélioration du pouvoir d’achat alors qu’il n’y a aucune contrainte imposée aux prix à la consommation ni aucune obligation faite aux entreprises d’augmenter les salaires ? Les chiffres lancés ne sont qu’un écran de fumée pour masquer la réalité alors qu’il devient de plus en plus dur de boucler les fins de mois.
Les mesures prises ces derniers mois par le gouvernement et les entreprises auraient des conséquences positives sur le pouvoir d’achat, dit-on, comme si les travailleurs étaient incapables de faire leurs comptes. Or, chacun a pu constater que derrière chaque annonce se cache une entourloupe. La prime exceptionnelle évoquée par le président n’est versée que par une minorité d’entreprises ; la suppression de la hausse de la CSG ne touchera que les retraités vivant seuls et percevant moins de 2 000 euros mensuels ; la prétendue augmentation de 100 euros du smic ne vaut que pour une partie des salariés qui le touchent, les autres devant se satisfaire d’une revalorisation de 1,54 %, soit moins que l’inflation ; la défiscalisation des heures supplémentaires n’intervient que si l’on en fait, etc. Quant au gel du prix de l’électricité et à la baisse de celui du gaz, ils arrivent après des années de hausse et chacun sait que cela ne durera qu’un temps.
En revanche, si le gouvernement se vante des hausses annoncées, il fait silence sur la baisse des aides, telles que les APL amputées de 5 euros, sur l’indemnisation du chômage de plus en plus restrictive, les pensions de retraite et les salaires des fonctionnaires bloqués, les médicaments moins ou non remboursés. Autant de ponctions qui frappent les moins bien lotis.
Et les hausses de prix, elles, sont bien réelles. Les dépenses dites contraintes telles que le loyer, l’eau, les transports, qu’ils soient en commun ou individuels, les cantines scolaires, tout cela ne fait qu’augmenter. La nourriture ne baisse pas de prix, acheter de la viande ou des fruits et légumes, même de saison, nécessite de se priver par ailleurs.
Alors, que Macron et ses soutiens réservent leur leçon sur la prétendue hausse du pouvoir d’achat à leur petit cercle de privilégiés, il leur sera impossible de duper les travailleurs, eux qui affrontent quotidiennement les difficultés financières.

                                             Marianne LAMIRAL (Lutte ouvrière n°2631)

Takeda, Bristol Myers Squibb,… à coup de centaines de milliards


Big pharma : l’argent coule à flot

 
 

Fin 2018 une fusion-acquisition avait été conclue par la firme pharmaceutique japonaise Takeda pour 62 milliards de dollars.
Début 2019, c'est un autre des géants mondiaux de l'industrie pharmaceutique, Bristol-Myers Squibb, qui vient d'acheter un de ses concurrents pour 74 milliards de dollars. Son PDG a promis aux actionnaires que cette opération permettrait de réaliser 2,2 milliards d'euros d'économies d'échelle, ce qui en langage clair signifie des suppressions d'emploi.
Ces groupes, comme d'autres, n'ont visiblement pas de problème de pouvoir d'achat. 
 
 
Vendredi 18 janvier 2019
Cercle Léon Trotsky
L’industrie pharmaceutique soumise à la rapacité des capitalistes
à 20h30
Grande salle de la Mutualité 24, rue Saint-Victor - Paris 5ème
Métro Maubert-Mutualité
Participation aux frais : 3 euros
 

Brésil : Bolsonaro installé, les attaques commencent


Attaques en vue dans la fonction publique

 

Lorenzoni

Alors que le très réactionnaire Bolsonaro vient de prendre ses fonctions de président du Brésil, son premier ministre, Lorenzoni, annonce vouloir licencier 300 contractuels et invite ses collègues à faire de même dans leurs ministères respectifs, afin de « nettoyer la maison dès le début ».
Bolsonaro prétend que tout ce qui va mal dans le pays est un héritage de la période « socialiste et communiste » où le PT de Lula était aux commandes, et qu'il faut donc purger l'administration. En fait, la crise et la corruption dont souffre le Brésil est, comme ailleurs, le produit de l'irresponsabilité et de l'avidité des capitalistes. Mais cette annonce vise à intimider les gêneurs.
C'est là un objectif central pour Bolsonaro qui, au-delà de ses diatribes anti communistes, vient aussi d'annoncer des fusions d'administrations pour supprimer des doublons.