lundi 22 octobre 2018

Agriculture, Guillaume et les pesticides, même pas besoin de la pression des lobbies


Herbes politiciennes

Les soutiens à Valls dans le 95 (photo La Gazette)

Dès sa nomination au ministère de l’agriculture, le dénommé Didier Guillaume s’est senti obligé de donner un gage verbal à l’agriculture productivistes à propos de l’utilisation des pesticides par cette dernière. Il a demandé aux scientifiques de « faire la preuve » des conséquences des pesticides sur la santé, alors que la loi elle-même affirme que c’est au producteur du pesticide de prouver que son produit n’a pas d’effet sur celle-ci. Et surtout, comme si cela n’était pas aujourd’hui une évidence pour tous.
         L’ancien député-maire d’Argenteuil a été interrogé sur ce monsieur. Il est vrai qu’ils se connaissent particulièrement bien. Longtemps ils ont fait partie du premier cercle de Valls. La seule différence est que Guillaume a su négocier -à temps- son ralliement à Macron, ce que son collègue d’Argenteuil n’a pas réussi à faire dans les temps.

A15, covoiturage, et hypocrisie municipale argenteuillaise


Dans un transport d’hypocrisie

 

La presse annonce que "le "comité de défense des usagers et riverains du viaduc", piloté par le département, espère faire avancer les choses avec la mise en place d’espaces destinés au covoiturage sur plusieurs parkings de grandes enseignes du Val-d’Oise. Les deux premières vont prochainement voir le jour à Cergy et Herblay, sur les parkings des enseignes Decathlon, avec à la clé une trentaine de places au total. Une offre qui devrait se développer puisque le comité annonce que quatre autres sites sont actuellement à l’étude : Art de Vivre à Eragny, Ikea à Franconville, Carrefour à Sannois, Auchan à Taverny. "
         Il n’y a rien à redire à cela.
         Mais nous sommes d’autant plus surpris que le maire d’Argenteuil fasse obstacle au covoiturage naturel entre parking de la gare du Val et ligne J de la SNCF, lui qui veut rendre payant à partir du 1er novembre le stationnement à cette gare du Val, soi-disant phagocytée par des habitants d’autres communes.
         Si nous ne nous trompons pas, le maire d’Argenteuil n’est pas adhérent au « comité de défense des usagers et riverains du viaduc » ?

La Poste, à Argenteuil, c’est dans tous les quartiers, régulièrement, la même défaillance


Tous ensemble pour la défense des services publics utiles à la population !

 
Ici à Saint-Brieuc (photo Ouest-France)

Rien ne va plus à la poste de l’avenue de Stalingrad. Depuis son ouverture, elle a toujours été plus fermée qu’ouverte, mais aujourd’hui cela dépasse les bornes. Au point qu’une pétition a été signée par des centaines d’habitants du quartier qui ont besoin de ce service public essentiel à la population.
         Ce qui se passe à Orgemont se retrouve, même si c’est à des degrés différents, dans tous les bureaux de poste de la ville. Il arrive même que les usagers réussissent très difficilement à retirer de l’argent dans les distributeurs de La Poste.
         Quartiers populaires de la Ville ou quartiers habités majoritairement habités par des fractions plus aisées du monde du travail, nous devons faire face aux mêmes services publics défaillants. C’est tous ensemble que nous pourrons imposer qu’il en aille autrement !

dimanche 21 octobre 2018

Retraites, pas de retraite pour la colère des retraités ,


Faire les poches aux retraités pour engraisser les capitalistes

Les retraités ont à nouveau manifesté ce jeudi 18 octobre. Et il y a de quoi : après la hausse de la CSG cette année, voilà que le gouvernement ne compte revaloriser les pensions que de 0,3 % alors que l’inflation officielle est de 1,3 %. C’est un coup de rabot de plus sur leur pouvoir d’achat.
Après une vie à travailler et à cotiser, ce gouvernement continue de leur faire les poches et de les appauvrir pour engraisser les capitalistes. Mais en fait Macron et sa bande ne visent pas que les anciens, ils visent l’ensemble du monde du travail, en s'en prenant à tous, catégorie par catégorie.

« Optimisation fiscale » synonyme poli pour « fraude », une seconde nature des capitalistes


Darmanin ou Baratin ?



Des journalistes ont rendu publiques les techniques d'« optimisation fiscale » pour les actionnaires, pour dire les choses plus crûment, des techniques de fraude au fisc dénommées, dans le jargon des spécialistes, Cum Cum ou Cum Ex.
Ces pratiques, qui permettent de ne pas payer d’impôt, voire de se faire rembourser des impôts sur dividendes, auraient coûté 55 milliards d’euros aux États européens : 30 milliards à l’Allemagne et 17 milliards à la France.
Darmanin, ministre des Comptes publics, a affirmé qu’il serait « intraitable » avec les fraudeurs. Baratin, car ces pratiques sont bien connues dans toutes les salles de marchés des bourses d’Europe sans que rien n’ait jamais été fait pour les empêcher.

Brésil : ce que prépare l’extrême droite. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2619


Brésil : ce que prépare l’extrême droite


Au Brésil, le candidat d’extrême droite Bolsonaro, en recueillant 46 % des voix au premier tour des élections le 7 octobre, a dépassé tous les sondages. Il est en position d’être élu lors du second tour qui aura lieu le 28 octobre. De nombreux députés se réclamant de lui ont aussi été élus, ce qui lui permet d’espérer une majorité pour gouverner.
Cette percée de Bolsonaro témoigne de la crise que traverse le pays et de l’effondrement des partis qui ont été au pouvoir depuis la fin de la dictature militaire en 1985. Celui qui résiste le mieux reste le Parti des travailleurs (PT), dont le candidat, Haddad, accède au second tour, avec 29 % des voix. Même après avoir gouverné de 2003 à 2016 et en ayant été le plus compromis dans l’affaire de corruption Petrobras, le PT continue à bénéficier de la popularité à peu près intacte de Lula. Les autres grands partis du centre et de la droite ont tous gouverné, avec ou sans le PT, durant ces trois décennies et ont été les grands bénéficiaires de la corruption généralisée. Ils paient très cher l’impopularité qu’ils y ont gagnée et leurs candidats à la présidence obtiennent des résultats très faibles.
Bolsonaro est le produit de cette situation de discrédit d’une grande part des politiques traditionnels. Trente ans député, réélu sept fois sur les listes d’un parti confidentiel, il est resté longtemps un de ces députés incolores, soutiens de tous les gouvernements. Il a été capitaine dans l’armée, mais peu de temps et il y a longtemps ; et c’est un nostalgique de la dictature, même s’il n’avait que 9 ans quand elle a commencé. Il y a tout juste deux ans qu’il a commencé à se faire connaître du milieu politique par ses déclarations anti-PT et pro-dictature, et quelques mois seulement que ses propos misogynes et homophobes ont fait de lui une vedette.
En plus de n’avoir été jusqu’ici l’objet d’aucune enquête pour corruption, Bolsonaro doit son ascension récente au soutien des Églises évangélistes réactionnaires et corrompues, et à son langage radical contre l’insécurité. Répétant sans arrêt que « un bon bandit, c’est un bandit mort », il déclare qu’il va libéraliser la possession d’armes. Mais les armes courent déjà les rues et les champs, faisant chaque année près de 70 000 victimes. Les gangs de Rio affrontent l’armée à la mitrailleuse lourde et les grands propriétaires terriens font abattre tous ceux qui leur résistent. Bolsonaro n’a aucun remède à cette situation, mais va légitimer un peu plus la violence de la police, qui depuis toujours s’exerce en toute impunité contre les pauvres et en particulier contre les jeunes Noirs.
Bolsonaro ne risque guère non plus de réduire la corruption, car il veut libérer de toute contrainte les patrons corrupteurs, et les députés qui se rallient à lui ne sont pas d’un coup devenus plus vertueux. Une partie de ses électeurs veulent sans doute croire à un homme nouveau, hors système, qui les sauvera de la corruption, des partis traditionnels déconsidérés, de la crise économique, du chômage, de l’insécurité. Mais rien de tout cela ne sortira de sa hotte.
En revanche contre les travailleurs, le programme du candidat d’extrême droite est plus précis et prêt à être appliqué, avec la réforme des retraites et toute liberté donnée aux patrons. Il s’agit de faire payer à la classe ouvrière la crise qui atteint maintenant le pays, la baisse des investissements et des exportations, le chômage, le déficit des caisses publiques, la faillite de la santé et de l’éducation.
Ce programme était déjà celui de tous les anciens partis, mais Bolsonaro promet de le faire appliquer dans toute sa brutalité, en faisant sans doute un usage plus large du gourdin. Les travailleurs, les couches pauvres de la population brésilienne, doivent se préparer à rendre coup pour coup.

                                                  Vincent GELAS (Lutte ouvrière n°2619)


Des femmes contre Bolsonaro

Marseille Les arbres de la Plaine, ces ennemis... Tiens, mais c’est comme à Argenteuil…


Supprimez ces arbres, place au béton !



Les forains ont perdu un des plus importants marchés qui se déroulait deux fois par semaine ; les mamans ont perdu un jardin pour leurs enfants ; les riverains ont perdu un espace essentiel pour eux, leurs familles, leurs amis.
Mais la population et ce qu’elle veut, la mairie s’en moque.
Ne faut-il pas pour la mairie, bétonner, encore bétonner, toujours bétonner pour satisfaire les appétits insatiables des magnats du tout béton ?
Et pour cela une armada de CRS et de marins-pompiers pour défendre les tronçonneuses qui abattent les 46 arbres, alors que le centre ville manque cruellement du moindre espace vert.

Argenteuil – musée, hôpital du XVIIIème


Monsieur Mothron serait-il devenu libertaire ?



Je suis allé ce matin voir ce que devenait le bâtiment de l’ex-hôpital d’Argenteuil, rue Guienne, qui était encore il y a une dizaine d’années le musée communal.
         J’ai pu constater qu’il y avait du mouvement dans ce lieu, ce qui confirme ce que nous évoquions ces dernières semaines. Des associations et une compagnie de théâtre et de musique sont bien en passe de l’investir.
         Comprenons-nous bien, que des locaux municipaux soient occupés au maximum au bénéfice de la population et de la culture, est une évidence pour nous. Mais toute opération devrait s’opérer en faisant que les habitants soient informés au préalable, dans la transparence la plus complète, et que les projets soient discutés avec tous, et dans cette affaire, non seulement avec les habitants mais aussi avec toutes les associations susceptibles d’être intéressées. « On informe, on discute, on décide » devrait être systématiquement la méthode à suivre.
         Mais, en l’occurrence, dans les faits, aujourd’hui, rue Pierre Guienne comme ailleurs, on est bien loin de tout cela.
         Pour cet espace de l’ex-musée, agir autrement devrait être d’autant plus la règle que le lieu doit être préservé, et que se trouve posée la question de l’avenir du musée et de ses collections…