jeudi 20 septembre 2018

Argenteuil – écoles et collèges en nombre insuffisant. Les promoteurs contre l'Ecole


Vers une situation encore plus catastrophique

 
250 enfants à scolariser en plus ?

La situation scolaire du quartier du Val-Notre-Dame est actuellement catastrophique. Les effectifs des groupes scolaires explosent dans ce quartier, que ce soit au niveau du nombre d’élèves par classe, ou à celui du nombre de classes dans les établissements. Cela est vrai autant dans les écoles maternelles et élémentaires que dans les collèges.
         Pour faire face à cette situation, il n’y a rien en vue au niveau de ces derniers. En revanche, la municipalité « annonce » l’ouverture d’un nouveau groupe scolaire à la rentrée 2019, et une autre, dans l’espace de l’ex-Sagem, annoncépour 2022 !
         Mais pendant ce temps, les projets immobiliers avancent et n’attendent pas 2022. Nous en avons cités quelques-uns d’ampleur comme celui du bas de l’avenue du Gl Leclerc. Mais nous en avons découvert un nouveau, à l’emplacement de l’ex-usine Rakon rue de la Glacière.
         La situation risque donc rapidement de se dégrader bien avant l’ouverture des deux écoles évoquées, qui risquent par ailleurs de se voir vite dépassées par l’afflux non maîtrisé d’enfants de nouveaux habitants.

mercredi 19 septembre 2018

2008-2018, la crise permanente du capitalisme


Parasitaire et nuisible, tel est le vrai visage du capitalisme !



Il y a 10 ans, le 15 septembre 2008, la faillite de la banque américaine Lehman Brothers marquait le début d'une crise financière qui s'est traduite par une crise générale de l'économie capitaliste. Expulsion de millions de familles aux États-Unis, licenciements de dizaines de millions de travailleurs partout dans le monde, effondrement de l'économie de pays comme la Grèce et d'autres. La population mondiale a payé et continue à payer cher l'explosion d'une bulle spéculative qui s'était formée dans les années précédentes.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la spéculation à grande échelle a repris de plus belle et menace la planète d'un nouveau krach peut-être encore plus grave.
Parasitaire et nuisible, tel est le vrai visage du capitalisme !

Education – Blanquer Le roi de l’embrouille et du mépris supplémentaire


Question âne, il mérite le bonnet, et une bonne ruade



Lors d’une interview, le ministre Blanquer a annoncé la suppression de 1800 postes dans l’Éducation Nationale. Puis il s’est targué d’augmenter la rémunération des enseignants de 1000 euros de plus par an…
Par des augmentations de salaires ? Non, par le paiement des heures supplémentaires que justement ces diminutions de postes entraineraient pour les enseignants qui restent.
À prendre son monde pour des ânes, il mérite une bonne ruade !
Et qu’en pense Mme Rilhac, ex-enseignante, ex-syndicaliste qui enseignante qui dénonçait naguère le recours aux heures supplémentaire, aujourd’hui députée LERM ?

RFI : la colère des galériens de l’info


Chouette de nom, « Radio Spartacus » !



Lundi, une grande partie des correspondants à l'étranger et des pigistes de Radio France Internationale (RFI) étaient en grève. Organisés en collectif, intitulé "Radio Spartacus", ils protestent contre la décision de RFI de cesser de cotiser pour la sécu et la retraite, et de les priver ainsi de toute protection, mais aussi contre des paiements en retard et la faiblesse de leurs rémunérations.
La précarité frappe toutes les activités. Un seul moyen pour s’y opposer : luttons tous ensemble, sur la même longueur d’onde !

Education - ATSEM- Argenteuil comme ailleurs la nécessité, la nécessité d’une ATSEM par classe


Il faut mettre fin à une aberration



Il n’y a à l’heure actuelle que sept communes dans le Val-d’Oise qui appliquent le système « une classe de maternelle, une ATSEM ». Et Argenteuil ne figure plus dans ce petit groupe depuis des années !
         Ce principe est pourtant essentiel pour que les enfants commencent dans de bonnes conditions leur scolarité.
         Tant qu’il n’y aura pas cela à Argenteuil, les discours et l’autosatisfaction de la municipalité sur la réussite des élèves ne peuvent être que du blabla de très mauvais goût.

Conservatoires de musique et de danse : des moyens inégaux mais surtout insuffisants


Fausses notes



Cela n’a apparemment pas été simple de s’inscrire au Conservatoire de musique et de danse d’Argenteuil le 8 septembre dernier. Pour obtenir une place, certains y ont passé la nuit à attendre, en tout cas une bonne partie de celle-ci. Il est vrai que le matin, la queue qui s’allongeait devant le Conservatoire avait une drôle d’allure. Et l’accueil, une fois les portes ouvertes, est, selon les participants, à améliorer.
S’il reste encore des places pour adolescents, adultes ou enfants non débutants en saxophone, trombone, cor et guitare basse, d’autres enseignements sont complets, et certains candidats restent sur le carreau.
Si nous nous souvenons bien, les effectifs d’enseignants du Conservatoire ont été réduits ces dernières années, alors que la demande est très forte.
Tous ceux qui le souhaitent, enfants comme adultes, et quel que soit leur âge, devraient pouvoir apprendre la musique.
Ce n’est pas le cas aujourd’hui, et s’il y a bien un domaine où la ségrégation culturelle demeure globalement, c’est bien celui-là.
Certes, les communes ne sont pas les premières responsables, la principale difficulté relevant du peu d’engagement de l’Etat en la matière, au niveau de l’enseignement scolaire de la musique comme des moyens financiers limités qu’il alloue à cette activité culturelle.
Heureusement qu’à Argenteuil, en plus de ce qu’offre le Conservatoire, il existe des structures qui offrent des possibilités d’apprentissage supplémentaire, la MJC, et surtout l’Estudiantina.

mardi 18 septembre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 17 septembre 2018 : « Crise du capitalisme : vers une nouvelle catastrophe ? »


Crise du capitalisme : vers une nouvelle catastrophe ?

 « Je traverse la rue et je vous trouve un emploi », voilà ce que Macron a osé répondre à un jeune chômeur qui l’interpellait en se plaignant de ne pas trouver d’emploi malgré ses démarches. Comme s’il n’y avait pas six millions de chômeurs dans ce pays et comme si la crise n’existait pas !
Dix ans après la faillite de la grande banque américaine Lehman Brothers qui a marqué une aggravation de la crise du capitalisme, la société vit toujours sous la menace permanente d’une nouvelle crise qui pourrait provoquer un effondrement catastrophique de l’économie. Les dirigeants du monde capitaliste ont beau déclarer que les leçons de la crise ont été tirées, en réalité, comme il y a dix ans, ils sont bien incapables de contrôler leur économie au fonctionnement anarchique.
En 2008, leur seule action a consisté à tout faire pour rassurer ces mêmes marchés financiers qui avaient conduit l’économie au bord du gouffre. Les dirigeants des grandes puissances ont fourni aux banquiers le soutien financier inconditionnel des États. Ils leur ont ouvert en grand les vannes du crédit. En prétendant sauver l’économie, ils ont sauvé la finance et ont permis ainsi que la spéculation reparte de plus belle avec les centaines de milliards que les États mettaient à sa disposition.
Aujourd’hui comme il y a dix ans, la spéculation bat son plein. Dans le monde des actionnaires, c’est l’euphorie. Le montant des dividendes - plus de 500 milliards de dollars distribués dans le monde - atteint un niveau record.
Mais les capitalistes eux-mêmes ne croient pas aux possibilités de développement de leur économie. Ils consacrent des sommes de plus en plus en plus folles à la finance parce qu’ils savent que les marchés sont de plus en plus saturés du fait de l’appauvrissement d’une grande partie de la population et ils ne veulent pas prendre le risque d’investir dans les secteurs productifs.
La bonne santé de la finance montre que le capitalisme est plus que jamais parasitaire. Cette montagne de capitaux spéculatifs rapporte gros à une minorité, mais elle aggrave encore davantage la crise et ses conséquences. En quête du profit le plus rapide possible, ces capitaux passent d’un pays à un autre sans contribuer à développer véritablement leur économie et en provoquant même leur ruine, comme en Turquie et en Argentine ces dernières semaines, quand ils s’en détournent du jour au lendemain pour aller chercher ailleurs d’autres sources de profit. Plus encore qu’en 2008, tout le système capitaliste repose sur un château de cartes qui menace à tout moment de s’effondrer.
Ce sont les travailleurs et les populations du monde entier qui payent très chèrement la crise du capitalisme. Les centaines de milliards dépensés pour sauver les financiers et les profits record d’aujourd’hui viennent de l’aggravation de l’exploitation du monde du travail avec l’augmentation du chômage, la précarisation des emplois, le blocage des salaires. Pour augmenter ses profits, le patronat mène une guerre sans répit à l’ensemble des travailleurs, faisant reculer leurs conditions d’existence et cherchant à revenir sur tous les droits qu’il avait été obligé de concéder dans le passé.
Depuis 2008, ici en France, les gouvernements qui se sont succédé ont mené la même politique, appuyant l’offensive patronale, consacrant une partie de plus en plus importante des dépenses publiques à alimenter la finance au détriment de la santé, de l’éducation, de la protection sociale.
Après Sarkozy et Hollande, c’est au tour de Macron de servir fidèlement les intérêts de la classe capitaliste. Il le fait d’une façon encore plus provocante que ses prédécesseurs, revendiquant sa politique en faveur des plus riches, affichant ouvertement son mépris à l’égard des travailleurs, comme il vient encore de le faire ce week-end en traitant quasiment de fainéant un jeune chômeur.
Mais tout autant que ses prédécesseurs, Macron n’est qu’une marionnette dont le rôle se limite à obéir aux exigences de la classe capitaliste. Et il en sera ainsi, quel que soit le gouvernement en place, tant que le grand capital dominera l’économie.
Mettre fin à cette domination en expropriant la classe capitaliste est une nécessité vitale pour les travailleurs qui subissent l’exploitation, mais aussi pour l’ensemble de la société que le capitalisme conduit de catastrophe en catastrophe. Seule la classe ouvrière qui n’est en rien liée à la propriété privée des moyens de production a un intérêt fondamental à renverser ce système. Elle en a la force et il faudra qu’elle en ait la conscience.  

Macron crache sur le monde du travail : « Je traverse la rue et je vous trouve un emploi ». Réaction de Nathalie ARTHAUD interrogée par BMFTV à la fête de l’Humanité