mercredi 12 septembre 2018

Argenteuil, centre des finances publiques, un service public de plus en plus difficile à rendre


Des effectifs !



Les finances publiques sont ainsi dans le collimateur du gouvernement. Il détruit nombre de centres locaux. Quant aux effectifs, ils ne suivent pas les besoins.
         Conséquence de cette situation, les employés de l’agence d’Argenteuil ne sont pas suffisamment nombreux pour faire face aux habitants qui viennent poser leurs problèmes, tout particulièrement actuellement après la réception des montants d’impôts pour 2017.
         Cela est d’autant plus délicat qu’avec l’annonce de la confirmation du prélèvement à la source à compter du 1er janvier prochain, les nombreuses inquiétudes se traduisent par un afflux supplémentaire de visites.
         A Argenteuil, la situation risque encore plus de se dégrader par l’arrivée prévues sur le centre des impôts de la rue de Verdun des activités du Trésor public de Bezons qui doit disparaître.

Argenteuil, Education et hausse des effectifs, la part de responsabilité de la municipalité


Petit mensonge de rentrée où la « nature » a bon dos



Dans le numéro de l’Argenteuillais de rentrée, la majorité municipale se glorifie d’avoir été à la hauteur pour préparer la rentrée scolaire qui vient d’avoir lieu. Nous aurons bien évidemment à revenir sur son autosatisfaction, la réalité étant bien différente de la vision municipale.
         La réalité scolaire est marquée sur Argenteuil par la hausse des effectifs dans de nombreuses classes et par la hausse du nombre de classes dans de nombreux groupes scolaires de la Ville. La municipalité le reconnaît dans le dossier sur la rentrée :



         Mais ces hausses d’effectifs dans 15 écoles de la Ville sont donc, selon elle, « liées à la croissance démographique naturelle du territoire ».
         Si les mots veulent dire quelque chose, pour la municipalité, ces hausses sont donc dues à une forte augmentation « naturelle » des naissances dans certains quartiers de la Ville.
         Eh bien non ! Pour l’essentiel, elles ne sont pas dues à cela. Mais à la multiplication des programmes immobiliers qui fleurissent depuis des années, qui s’adressent en particulier à des jeunes couples avec des enfants à scolariser dans le primaire, et qui ont entraîné en dix-quinze ans une hausse de la population de la commune d’une dizaine de milliers d’habitants.
         Et sur ce plan, il n’y a rien de « naturel ». C’est uniquement le résultat des municipalités successives qui ont attribué les permis de construire sans engager au préalables les constructions des nouvelles écoles nécessaires !

mardi 11 septembre 2018

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 10 septembre 2018 : « L'extrême droite xénophobe : un danger pour tous les travailleurs »


L'extrême droite xénophobe : un danger pour tous les travailleurs



Ces dernières semaines à Chemnitz, à la suite d’une rixe ayant entrainé la mort d’un Allemand, des manifestations avec salut nazi et des chasses à l’homme ont eu lieu. Des étrangers, un restaurateur juif et des militants de gauche ont été agressés. Le tout avec la complaisance de la police et du ministre de l’Intérieur, qui a expliqué qu’il « serait descendu dans la rue » s’il n’avait pas été ministre. La percée électorale de l’extrême droite allemande, ces dernières années, pèse sur toute la vie politique et sociale dans un sens réactionnaire.
Dimanche, en Suède, un parti d’extrême droite a également progressé aux élections, obtenant près de 18 % des voix. Composé d’anciens néo-nazis, ce parti a fait campagne contre les réfugiés, envers lesquels l’ensemble des partis durcissent maintenant le ton.
Pour l’instant, en Europe, l’extrême droite s’affirme surtout sur le plan électoral. En Autriche, un parti fondé par un ancien officier SS partage le pouvoir avec la droite. En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban, xénophobe sans complexe, refuse l’accueil des réfugiés. En Italie, la Ligue, d’extrême droite, est aussi au gouvernement.
Ces succès électoraux ont déjà des conséquences concrètes. Cet été, le gouvernement italien dont Matteo Salvini est ministre de l’Intérieur a fermé les ports italiens aux bateaux de migrants recueillis en Méditerranée et a attaqué les organisations humanitaires qui tentent de les secourir. Les réfugiés sont maintenant sommés de retourner dans l’enfer libyen. Au fil des mois, pour celles et ceux qui fuient des guerres, des dictatures ou simplement la misère, l’Europe se transforme en une forteresse de plus en plus inaccessible.
Ces partis xénophobes ont trouvé dans les campagnes contre les migrants non seulement un procédé pour avoir des voix en spéculant sur les peurs et les préjugés, mais ils utilisent la question des migrants pour faire oublier les autres. Une fois aux affaires, ils ne résolvent aucun des problèmes auxquels le monde du travail est confronté, bien au contraire. En Autriche, le gouvernement a allongé le temps de travail, au bonheur des patrons : la journée de 12 heures (au lieu de 10) et la semaine de 60 heures (au lieu de 50) sont maintenant légales. En Italie, les partis au pouvoir avaient promis de s’attaquer à la précarité, ils s’étaient engagés à avancer l’âge de départ à la retraite, à augmenter les pensions et à créer un revenu minimum. Ces promesses sont en train de s’éloigner. L’extrême droite défend en réalité les intérêts de la classe capitaliste. Son modèle, c’est Donald Trump, ce multimilliardaire qui tonne contre les élites et… a fait adopter la réforme fiscale la plus favorable aux riches que les États-Unis aient connue. Pour les travailleurs, l’extrême droite ne représente pas une solution, elle fait partie du problème.
Car en désignant les migrants comme boucs émissaires, Le Pen et ses amis voudraient dresser des travailleurs contre d’autres, souvent encore plus pauvres. Cette division serait lourde de danger. À l’inverse, les xénophobes dédouanent les capitalistes. Ce sont pourtant eux, et non les migrants, qui licencient, ferment des usines et ruinent des villes entières. C’est le capitalisme qui provoque cette crise sans fin.
L’extrême droite pousse sur le fumier de cette crise et s’appuie sur la dégradation des conditions de vie des classes populaires, pour engranger des voix d’abord. Mais des succès électoraux peuvent préparer des coups de poing et de matraque, comme à Chemnitz, ou pire encore. Les événements des derniers jours sont un avertissement. Si des migrants, des musulmans ou des juifs sont les premiers visés par des nervis d’extrême droite, ceux-ci s’en prendront ensuite, comme les fascistes le firent par le passé, à tous les travailleurs qui veulent se défendre. Et au-delà, c’est toute la société qui est menacée.
Il s’agit pour la classe ouvrière de sa survie. Cela ne peut passer par des combines électorales : seule la lutte de classe permet aux travailleurs, quelles que soient leur nationalité, leur religion ou leur couleur de peau, de lutter pour leurs intérêts. Par le passé, c’est ainsi que le monde du travail a pu se défendre et améliorer sa condition.
Mais il faut aussi nous débarrasser pour de bon des menaces que le capitalisme fait peser, y compris des menaces représentées par cette extrême droite xénophobe. Pour cela, il nous faudra pousser cette lutte de classe jusqu’au bout, jusqu’à l’expropriation de cette bourgeoisie parasitaire qui ruine toute la société.

Amiante : Alstom et compagnie, tous coupables


Alstom condamnée pour le décès de deux travailleurs, morts de l’amiante



Deux travailleurs d’Alstom à Belfort sont morts il y a 5 ans suite à de maladies liées à l’amiante. L’origine professionnelle de ces maladies a été reconnue.
Les familles des victimes ont attaqué Alstom au T.A.S.S (tribunal des affaires de Sécurité Sociales) pour faire reconnaître la faute inexcusable de l’employeur. Il y a quelques mois, le verdict est tombé : Alstom est condamné à versé des indemnités et est reconnu coupable pour faute inexcusable.
L’amiante a été utilisé massivement dans tous les ateliers d’Alstom, sans protection, sans prévenir les travailleurs des dangers de ce poison.
Un des camarades avait travaillé dans un atelier où en 1996 avait éclaté une grève pour refuser l’utilisation d’isolants amiantés. Ils avaient gagné, l’amiante avait été retirée. Mais ils se sont aperçus qu’en 1993, le patron les avait fait isoler le même type de barres, sans protection, sans respecter la législation pourtant peu contraignante.
Une trentaine d’entre eux avait attaqué Alstom au tribunal des prud’hommes pour non-respect de la législation et ils avaient gagné.
Depuis 1997, une plainte au pénal a été déposée, mettant en cause les pouvoirs publics pour avoir couvert les industriels utilisant l’amiante. Depuis 21 ans, cette plainte est restée lettre morte. Sans commentaires……

Sports : au ministère, la saignée


Le grand plongeon

 
Grand plongeon pour les postes et les moyens

À peine nommée, la ministre des Sports, une ancienne championne de natation, apprend que le budget de son ministère diminuera de 30 millions d'euros en 2019 et que 1 600 postes de fonctionnaires sur environ 3 000 doivent être supprimés d'ici 2022...
La ministre, pas encore habile dans la « langue de bois » ministérielle, a admis que le problème lui était « tombé un peu dessus » et que cette annonce était « très brutale ».
Eh oui, elle est très brutale... surtout pour les fonctionnaires, mais aussi pour le sport amateur !
On comprend que la députée locale n’ait pas eu envie samedi, lors du Forum des associations, de se confronter aux clubs !

Argenteuil, températures élevées, le climatiseur, et le peu d’empathie municipale


Echo des travailleurs communaux d’Argenteuil

Des employés souvent pas loin du malaise

 
Ce n'est pas parce que c'est gros que c'est efficace (Photo Myloview)

L’énorme climatiseur destiné à atténuer les conséquences des températures élevées dans un bâtiment de l’hôtel de ville inadapté aux variations de températures avait été installé tardivement en juin alors que des fortes chaleurs avaient déjà eu lieu. Il a été hier désinstallé… alors que l’on attend pour aujourd’hui et pour demain deux jours de température élevée. Certes, il n’était guère performant, mais tout de même…
         Les élus de la municipalité tout comme les hauts cadres administratifs de la mairie ne connaissent guère les conditions de travail dans les services du rez-de-chaussée et des premier et deuxième étage de l’hôtel de ville. Pour certains, ils y passent rapidement. Leur parcours habituel mène les uns et les autres du parking au 3ème   étage, des espaces bien plus climatisés.
En tout cas, les conditions de travail dans lesquelles les employés municipaux ont dû travailler cet été, ont été très difficiles et usantes, sans que la municipalité s’en préoccupe beaucoup et prenne les mesures qui s’imposaient.
         Un véritable manque d’empathie.

Argenteuil, Snecma-Safran, défense de Jean Vilar


Cela presse que le projet soit abandonné

 
Une 50 000 tonnes, chez Alcoa, 1985 (Wikipédia)

Lors du forum de samedi, nous avons appris une chose très intéressante. Un travailleur retraité de la Snecma, cette entreprise sise à 300 mètres de Jean Vilar sur l’autre rive de la Seine, nous a indiqué que la raison essentielle des vibrations souvent ressenties dans les salles Pierre Dux et Jean Vilar étaient dues à l’utilisation de la presse de 80 000 tonnes de la Snecma-Gennevilliers, la plus importante presse en l’Europe, paraît-il. Nous le croyons volontiers.
         Voilà un argument supplémentaire pour l’abandon du projet dit « Héloïse ». Un argument qui s’ajoute aux centaines d’autres. Les 43 mètres prévus de l’ensemble projeté posent déjà de multiples problèmes. Si en plus, ils sont sensibles aux coups de boutoir, cet abandon doit être acté de manière pressante.

lundi 10 septembre 2018

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 10 septembre 2018 : « L'extrême droite xénophobe : un danger pour tous les travailleurs »




L'extrême droite xénophobe : un danger pour tous les travailleurs



Ces dernières semaines à Chemnitz, à la suite d’une rixe ayant entrainé la mort d’un Allemand, des manifestations avec salut nazi et des chasses à l’homme ont eu lieu. Des étrangers, un restaurateur juif et des militants de gauche ont été agressés. Le tout avec la complaisance de la police et du ministre de l’Intérieur, qui a expliqué qu’il « serait descendu dans la rue » s’il n’avait pas été ministre. La percée électorale de l’extrême droite allemande, ces dernières années, pèse sur toute la vie politique et sociale dans un sens réactionnaire.

Dimanche, en Suède, un parti d’extrême droite a également progressé aux élections, obtenant près de 18 % des voix. Composé d’anciens néo-nazis, ce parti a fait campagne contre les réfugiés, envers lesquels l’ensemble des partis durcissent maintenant le ton.

Pour l’instant, en Europe, l’extrême droite s’affirme surtout sur le plan électoral. En Autriche, un parti fondé par un ancien officier SS partage le pouvoir avec la droite. En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban, xénophobe sans complexe, refuse l’accueil des réfugiés. En Italie, la Ligue, d’extrême droite, est aussi au gouvernement.

Ces succès électoraux ont déjà des conséquences concrètes. Cet été, le gouvernement italien dont Matteo Salvini est ministre de l’Intérieur a fermé les ports italiens aux bateaux de migrants recueillis en Méditerranée et a attaqué les organisations humanitaires qui tentent de les secourir. Les réfugiés sont maintenant sommés de retourner dans l’enfer libyen. Au fil des mois, pour celles et ceux qui fuient des guerres, des dictatures ou simplement la misère, l’Europe se transforme en une forteresse de plus en plus inaccessible.

Ces partis xénophobes ont trouvé dans les campagnes contre les migrants non seulement un procédé pour avoir des voix en spéculant sur les peurs et les préjugés, mais ils utilisent la question des migrants pour faire oublier les autres. Une fois aux affaires, ils ne résolvent aucun des problèmes auxquels le monde du travail est confronté, bien au contraire. En Autriche, le gouvernement a allongé le temps de travail, au bonheur des patrons : la journée de 12 heures (au lieu de 10) et la semaine de 60 heures (au lieu de 50) sont maintenant légales. En Italie, les partis au pouvoir avaient promis de s’attaquer à la précarité, ils s’étaient engagés à avancer l’âge de départ à la retraite, à augmenter les pensions et à créer un revenu minimum. Ces promesses sont en train de s’éloigner. L’extrême droite défend en réalité les intérêts de la classe capitaliste. Son modèle, c’est Donald Trump, ce multimilliardaire qui tonne contre les élites et… a fait adopter la réforme fiscale la plus favorable aux riches que les États-Unis aient connue. Pour les travailleurs, l’extrême droite ne représente pas une solution, elle fait partie du problème.

Car en désignant les migrants comme boucs émissaires, Le Pen et ses amis voudraient dresser des travailleurs contre d’autres, souvent encore plus pauvres. Cette division serait lourde de danger. À l’inverse, les xénophobes dédouanent les capitalistes. Ce sont pourtant eux, et non les migrants, qui licencient, ferment des usines et ruinent des villes entières. C’est le capitalisme qui provoque cette crise sans fin.

L’extrême droite pousse sur le fumier de cette crise et s’appuie sur la dégradation des conditions de vie des classes populaires, pour engranger des voix d’abord. Mais des succès électoraux peuvent préparer des coups de poing et de matraque, comme à Chemnitz, ou pire encore. Les événements des derniers jours sont un avertissement. Si des migrants, des musulmans ou des juifs sont les premiers visés par des nervis d’extrême droite, ceux-ci s’en prendront ensuite, comme les fascistes le firent par le passé, à tous les travailleurs qui veulent se défendre. Et au-delà, c’est toute la société qui est menacée.

Il s’agit pour la classe ouvrière de sa survie. Cela ne peut passer par des combines électorales : seule la lutte de classe permet aux travailleurs, quelles que soient leur nationalité, leur religion ou leur couleur de peau, de lutter pour leurs intérêts. Par le passé, c’est ainsi que le monde du travail a pu se défendre et améliorer sa condition.

Mais il faut aussi nous débarrasser pour de bon des menaces que le capitalisme fait peser, y compris des menaces représentées par cette extrême droite xénophobe. Pour cela, il nous faudra pousser cette lutte de classe jusqu’au bout, jusqu’à l’expropriation de cette bourgeoisie parasitaire qui ruine toute la société.