dimanche 9 septembre 2018

Argenteuil, Forum des associations, et un bel espace Jean Vilar à défendre


Une belle démonstration



Le Forum des associations d’Argenteuil qui a eu lieu hier a connu un beau succès. Près de 180 associations étaient présentes. Leurs militants ont pu rencontrer les milliers d’habitants venus s’inscrire ou se renseigner. Tout cela sous le soleil et dans la bonne humeur.
         L’évènement a eu lieu sur l’ensemble de l’espace Jean Vilar, salles, parking, et jardin ombragé attenant où se tenait l’espace restauration.
         L’ensemble convient à merveille pour ce type de manifestation, et la municipalité a eu le nez creux en juin dernier de décider d’y maintenir ce Forum alors qu’elle voulait dans un premier temps qu’il se tienne au Val-Nord dans un espace exsangue du parc Maurice Audin.
         Cet espace Jean Vilar est certes convoité par un promoteur. Mais entre des intérêts privés et l’intérêt public commun à tous, le choix devrait être vite fait en faveur de la seconde alternative.
         Exit le Forum 2018 à Jean Vilar. Vive le Forum 2019... à Jean Vilar !



Argenteuil, histoire et ex-musée ne pèsent pas lourd, surtout dans l'opacité


Dans la série opacité et petites manœuvres entre amis



Nous avons évoqué avant-hier le sort « patrimonial » qui était fait à l’ancien hôpital d’Argenteuil de la rue Pierre Guienne.
         A cette occasion, nous avons eu la confirmation que des grandes manœuvres avaient lieu dans le manque de transparence le plus complet au sujet de l’ex-musée de la commune installé dans la partie XVIIIème de l’ex-hôpital du vieux bourg d’Argenteuil.
         Le lieu serait dédié à des associations liées au « développement durable » et encadré par une association de Montreuil.
         Bien évidemment tout se discute, mais le minimum serait que cela se fasse en toute transparence et que la discussion autour du sujet connu de tous soit faite en amont. Ce n’est absolument pas le cas.
         Georges Mothron a rappelé au moment de la clôture du Forum  hier au soir la mise en place d’un « conseil consultatif de la vie associative ».
         L’affaire de l’avenir du bâtiment de l’ex-musée démontre une nouvelle fois que ce genre de chose et d’annonce sont pour la galerie. Quant aux questions sérieuses et concrètes, elles continueront à se régler dans l’opacité la plus complète, où le clientélisme n’est jamais loin.

samedi 8 septembre 2018

9 octobre : riposter à Macron et aux patrons ! Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


9 octobre : riposter à Macron et aux patrons !

Les attaques du gouvernement contre les travailleurs, actifs, retraités ou sans emploi, n’ont pas cessé de tout l’été et reprennent de plus belle à la rentrée. Des organisations syndicales de salariés, la CGT, FO, ainsi que l’UNEF étudiante et l’UNL lycéenne ont fixé au mardi 9 octobre une journée interprofessionnelle de mobilisation et de grève.
Les travailleurs retraités sont attaqués par le blocage des pensions.
Après avoir été délestés depuis janvier de quelques dizaines d’euros par mois, ils vont encore être volés d’autant, puisque les prix augmentent avec une inflation de 2,3 % par an constatée en août.
Nombre d’entre eux, qui auront vu leurs rentrées diminuer de quelques centaines d’euros en 2018, en perdront encore quelques centaines d’autres en 2019 et 2020 !
Pour les allocations familiales et les aides au logement, il en ira de même.
D’autres attaques sont déjà programmées, telles que les suppressions de postes dans la fonction publique, la quasi-disparition des emplois aidés, la réforme des retraites, les menaces contre les chômeurs… alors que le chômage continue de peser sur six millions de personnes.
Ces milliards récupérés en rognant le pouvoir d’achat de la classe ouvrière, et particulièrement des plus anciens et des plus pauvres, sont distribués aux plus riches, grands patrons et financiers.
Organiser une riposte collective, la plus massive possible, des travailleurs actifs, chômeurs et retraités s’impose, à commencer par la journée du 9 octobre.

                                                Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2614)



Choléra en Algérie


Le symptôme d’un système malade


Un médecin devant le service infectieux de l'höpital de Boufarik

Depuis plusieurs semaines, des communes de quelques préfectures d'Algérie, en particulier celle de Blida, sont touchées par une épidémie de choléra. Cette maladie, qui provoque des diarrhées mortelles, a tué 2 personnes et touché des dizaines d'autres. Le choléra n'avait pas touché l'Algérie depuis 1996. Si les autorités prétendent s'activer pour enrayer l'épidémie, la vétusté et le manque de moyens dans les hôpitaux ou les services sanitaires, rendent son éradication plus lente et difficile.
Le choléra est une maladie très bien connue, dont la propagation est facilitée lorsque les conditions d'hygiène de base, ainsi que l'assainissement de l'eau, sont déplorables. Sa persistance dans tant de pays mal dotés de la planète, dans l'incapacité d'assurer ces conditions sanitaires de base pendant que la spéculation fait rage, est un nouveau symptôme de la faillite de l'économie de marché.

Argentine, chute du peso, inflation, le retour de la crise


L’inflation galope tandis que les salaires sont bloqués


Manifestations à Buenos Aires

En Argentine, la crise économique et monétaire s'aggrave depuis la fin du mois d'août. Le peso ayant perdu 50% de sa valeur depuis le début de l'année, l'inflation galope tandis que les salaires sont bloqués.
       L'Argentine est depuis des décennies sous la coupe des spéculateurs, nationaux et internationaux. Après avoir remboursé en 2016 la dette du pays à des fonds spéculatifs, le gouvernement Macri a supprimé le contrôle des changes, provoquant une fuite des capitaux. Aujourd'hui il fait appel au FMI. Comme à l'accoutumée, ce FMI dicte à l'Argentine un plan de coupes dans les dépenses publiques et les effectifs des ministères.
        Les manifestations se succèdent à Buenos Aires et une grève générale est annoncée pour le 25 septembre. Face aux requins du capital, fonds spéculatifs ou administrateurs du FMI, les classes populaires défendent leur droit à l'existence.

Argenteuil, Education, collège Jean-Jacques Rousseau, le combat se poursuit


« C'est pas compliqué, juste un poste à créer, un support à déplacer pour pouvoir enseigner ! »

Avant-hier à Osny

Pour l’instant, les autorités de l’Éducation nationale ne veulent rien entendre. C’est à une fin de non-recevoir que s’est heurtée hier la délégation du collège Jean-Jacques Rousseau à leur revendication essentielle, la nomination d’un second poste de Conseiller Principal d’Éducation dans ce collège difficile de plus de 600 élèves.
         L’Éducation nationale, aurait, au moins pour l’instant, et selon les dires de la Direction académique plus aucun poste de cette fonction actuellement disponible.
         Mais personnels de l’établissement et parents n’ont pas dit leur dernier mot.
         Ils doivent pouvoir compter sur le soutient de toute la population d’Argenteuil dans les actions qu’ils ne manqueront pas d’organiser.


Hier à Paris

On nous informe

Concert de casseroles entendu au ministère : un brin d'optimisme souffle sur le collège mobilisé depuis une semaine 

Il y avait du bruit devant le ministère cet après-midi. Quelques fenêtres s'ouvraient et se refermaient bien vite importunées par le vacarme qui montait de la rue de Grenelle. Casseroles, sifflets, chants ont retenti sans arrêt pendant une heure sous le regard perplexe des passants. "C'est pas compliqué, juste un poste à créer, un support à déplacer pour pouvoir enseigner ! On veut juste dialoguer, laissez-nous monter !" pouvaient-ils entendre.

Ce concert fracassant s'est soudainement interrompu lorsque les professeurs de Jean-Jacques Rousseau se sont vu proposer un entretien dans les bureaux du ministère de l'Education nationale. Une délégation a été accueillie par deux représentants de la DGESCO (Direction Générale de l'Enseignement Scolaire). Durant cet entretien, les représentants ont découvert et pris note de la situation du collège Jean-Jacques Rousseau d'Argenteuil. Ils se sont engagés à remettre leur compte-rendu à M. Huart, directeur général de l'enseignement scolaire.
Si un brin d'optimisme souffle ce soir sur le collège en grève et mobilisé depuis une semaine, l'ensemble des personnes mobilisé attend avec impatience une réponse concrète de l'institution. Leur périple continuera mercredi  12 septembre au Rectorat de l'académie de Versailles où ils ont demandé une audience afin d'obtenir la création d'un poste de CPE nécessaire pour garantir la sécurité et le suivi des élèves. 


RDV mercredi 12 septembre l'après-midi devant le Rectorat de l'académie de Versailles, 3 boulevard de Lesseps, 78017 Versailles
 
                                                                
LE BRUIT DES CASSEROLES RETENTIT AU MINISTERE

CONTACTS PRESSE
Laura Leblanc ou Marie Kerouedan, professeures au collège Jean-Jacques Rousseau
Tel : 06 77 97 95 45 ou 06 88 35 10 85
Mail : 
section.syndicale.clg.rousseau@gmail.com

Dassault, Argenteuil ou ailleurs, les édiles ruminent, les actionnaires décident


Ils trépignent, mais les actionnaires font ce qui leur plaît…



Des articles de presse ont porté ces derniers jours sur l’avenir du site Dassault d’Argenteuil. L’avionneur restera-t-il ou ne restera-t-il pas dans les années qui viennent alors que déjà ses effectifs locaux ne cessent de fondre tout comme ce qui y est produit.
         Il y aurait en particulier le risque d’une "délocalisation" à 15 kilomètres d’ici à Cergy.
         Le maire d’Argenteuil n’est pas content. Son ami le président du très discret Conseil Economique d’Argenteuil lui file le train. Georges Mothron en a après tout particulièrement la section CGT de Dassault-Argenteuil qui serait favorable à l’installation à Cergy. Comme si Georges Mothron s’était à ce jour intéressé à la situation des travailleurs de chez Dassault qui ont subi ces dernières années des mutations forcées et un alourdissement continu de la charge de travail. Comme si le maire d’Argenteuil savait mieux que quiconque ce que pensent les travailleurs de l’entreprise de cette affaire !
         Voilà pour la petite agitation municipale locale.
         Pendant ce temps, les actionnaires de chez Dassault et leur PDG font ce qu’ils veulent, prévoient l’avenir comme ils l’entendent, distillent les promesses qui leur chantent mais qui n’engagent strictement à rien. N’est-ce pas eux les maîtres ? Exerçant sans aucune autre contrainte le sacro-saint droit de la propriété privée des moyens de production !

vendredi 7 septembre 2018

Mélenchon qui tricolore : aux antipodes des intérêts du monde du travail : « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! ». Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Mélenchon qui tricolore : aux antipodes des intérêts du monde du travail : « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! ». Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

A méditer comme pour les articles sur l’Allemagne postés hier 

Mélenchon : le tricolore d’abord

 « Est ce que ces gens me reprochent d’aimer mon pays ? Oui j’aime ma patrie ; oui j’ai ramené le drapeau bleu blanc rouge dans les manifs, j’ai ramené La Marseillaise. » Telle est la réponse de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV à Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement qui disait avoir « peur que Jean-Luc Mélenchon, qui se dit internationaliste, soit au fond un nationaliste de première catégorie ».
On a les sujets de fierté qu’on peut ; pour Mélenchon, c’est le fait d’avoir éliminé le drapeau rouge et le chant de L’Internationale des manifestations. Il est vrai qu’ils ont déjà été abandonnés par le Parti communiste, qui a introduit le drapeau tricolore dans les manifestations ouvrières, pas gêné de brandir ce qui est le drapeau des patrons et de la bourgeoisie française contre les travailleurs.
Interrogé sur les migrants accueillis en Allemagne, Mélenchon a répondu que, dans ce pays, « n’importe quoi a été fait » dénonçant une politique favorable au patronat. « Il y avait déjà des emplois à un euro de l’heure, Madame Merkel a inventé des emplois à cinquante centimes pour les migrants. » Ses propos font écho à ses déclarations en août à Marseille « Honte à ceux qui organisent l’immigration par les traités de libre-échange et qui l’utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux. »
C’est là une façon de s’en prendre aux migrants parce qu’ils pèsent sur les salaires, et aussi de critiquer ceux qui, comme le gouvernement Merkel, les ont laissés entrer.
Mais nulle part le patronat européen n’a attendu les migrants pour inventer nombre de contrats sous-payés et les imposer aux travailleurs. Prétendre que l’on peut assurer un sanctuaire aux travailleurs des pays les plus riches en leur évitant la concurrence des migrants est une façon d’éviter de mettre en cause les capitalistes alors que, pour lutter contre ceux-ci, l’intérêt des travailleurs est de parvenir à intégrer les migrants pour en faire leurs compagnons de lutte.
Le nationalisme, même à la sauce Mélenchon, est un poison pour le monde du travail.

                                                             Inès Rabah (Lutte ouvrière n°2614)

Le drapeau des Versaillais




Et le drapeau rouge des communards