mardi 4 septembre 2018

Impôt à la source : Macron ne sait plus sur quel pied danser


Dans tous les cas, des impôts injustes et injustifiés



Ce mode de récupération de l’impôt sur le revenu qui existe déjà dans certains pays devait entrer en vigueur en 2019, suite à une réforme votée sous Hollande. Elle devait se traduire pour les salariés par un retrait de leur impôt, effectué mensuellement par leur employeur, qui le reverserait aux Finances publiques. Donc la somme payée chaque mois au salarié, qui apparaîtrait sur la feuille de paie, serait réduite (sauf pour les non-imposables).
Ce n’est pas ça qui dérange Macron. Ce qui le gène, c’est que cela donnerait l’impression qu’à cause de cette procédure, les salaires ont baissé, alors qu’il s’évertue, contre toute évidence, à faire croire qu’avec sa politique, les salariés seraient bénéficiaires.
En amont ou en aval, les impôts pesant sur les salariés sont injustes et injustifiés, qu’il s’agisse des impôts indirects, comme la TVA, ou directs comme l’impôt sur le revenu.

Argenteuil – Education – enseignants et parents très remontés à l’école Paul Vaillant Couturier 1


Dans la bonne direction. Mais vraiment, à confirmer !

 
Merci au blog des parents pour cette photo

C’est l’école Paul Vaillant Couturier 1 à Argenteuil qui est concernée par la mauvais film de la direction académique du Val d’Oise projeté vendredi aux enseignants et aux parents d’élèves.
         Cette école est celle d’un quartier très populaire qui est concernée par le label « école prioritaire ». En juin, tout le monde était d’accord pour qu’elle se retrouve avec 11 classes. Et patatrac, vendredi, la direction académique décidait qu’elle devait ne plus en avoir que dix ce lundi. Et que les enseignants se débrouillent pour d’ici là bouleverser la composition des classes.
         Ni les enseignants ni les parents ne l’on entendu de cette oreille, et finalement le week-end portant conseil, c’est les autorités de l’Education nationale qui ont revu leur copie. Ce matin, les 11 classes prenaient le chemin de la rentrée.
         Ce maintien de la structure anticipée en juin doit encore être approuvée lors d’une réunion ce mercredi.
         Mais on imagine mal tous ces gens-là revenir en arrière à ce moment-là. Ils ne peuvent pas ne pas savoir qu’enseignants et parents qui ont l’impression d’avoir déjà été pris pour des cruches sont vraiment à cran.

Téléphone portable, interdit à l’école ?


Une orientation à portée très limitée

 
                                                            Photo Challenge.fr

L’interdiction du portable à l’école ou au collège doit entrer en application à cette rentrée. Ce ne sont pas ceux qui ont voté la loi qui sont censés la faire appliquer. On souhaite donc bien du courage aux personnels de ces établissements scolaires qui sont, eux, chargés de faire disparaître dorénavant ces instruments devenus partie intégrante de la vie de très nombreux élèves, voire parmi les très jeunes d’entre eux.
         Pas fous, les décideurs n’ont pas étendu l’interdiction aux lycées. Ils peuvent le faire, mais rien n’est imposé, et l’on imagine que bien peu s’y risqueront…
         A moins que les proviseurs aient envie de susciter une révolution dans leur établissement…
         En attendant, dans les écoles primaires, et surtout dans les collèges, bon courage aux équipes éducatives qui ne devront compter sur ce plan que sur leur volonté et leur énergie. Sur ce plan, comme sur tous les autres habituels…

Bon à savoir

Une information qui n’a rien à voir avec ce qui précède, mais qui peut être d’une grande utilité pour faire face -si besoin- aux problèmes qui ne manquent pas en cette rentrée dans nombres d’établissements scolaires :

         Pour faire face à toute éventualité, le syndicat Sud-Education a déposé un préavis de grève qui vaut à l’échelle de tout le pays, et qui coure jusqu’au 21 octobre 2018…

lundi 3 septembre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 3 septembre 2018 : « Face aux attaques gouvernementales, le monde du travail doit riposter ! »


Face aux attaques gouvernementales, le monde du travail doit riposter !

Macron et son gouvernement, d’ordinaire si arrogants, font leur rentrée dans une certaine fébrilité. Avec l’affaire Benalla, la croissance en berne et une impopularité record, ils avaient déjà fort à faire. Et voilà que Nicolas Hulot démissionne, forçant Macron à remanier dans l’urgence. À l’heure où nous écrivons, nous ne connaissons pas la composition du nouveau gouvernement. Mais qu’est-ce que cela peut changer ?

Hulot a servi de caution verte à un gouvernement pour qui l’écologie n’est qu’un affichage. Sa démission est un aveu : dans le système capitaliste, les intérêts des entreprises et les profits privés priment sur l’environnement et la santé publique. Son remplaçant sera tout aussi impuissant et complice de cette logique sinistre.

Autre sujet de fébrilité : Macron ne savait plus trop ce qu’il voulait concernant le prélèvement de l’impôt à la source. Cela fait longtemps que l’État voudrait, comme dans d’autres pays, disposer directement de l’impôt, sans aller le réclamer aux salariés l’année suivante.

Mais du coup, à partir de la mise en place de la réforme le 1er janvier prochain, le salaire net ou la pension de retraite versés chaque mois aux travailleurs imposables seraient réduits de 50, 100 ou 200 euros. Ce n’est certes pas ce qui dérange Macron ! Mais il est embarrassé par le fait que les salariés constateront, en temps réel, la faiblesse de leur salaire net. Dure tâche, que de tenter de faire prendre les vessies pour des lanternes… Macron peut d’autant plus reculer sur cette réforme que les patrons ne souhaitent pas que leurs salariés constatent la faiblesse de leur salaire réel, voire veuillent du coup réclamer des augmentations.

Les salariés n’ont aucun intérêt au prélèvement à la source : leur situation financière serait encore mieux connue de leur patron, alors qu’à l’inverse ils ne savent rien des revenus de leur employeur. Et prélèvement à la source ou pas, l’impôt sur le revenu continuera d’être payé par les salariés, alors que l’impôt sur la fortune a été supprimé.

Le gouvernement va continuer à servir les intérêts des plus riches, même si cela doit le rendre encore plus impopulaire. L’inflation repart de plus belle, mais il vient d’annoncer que les allocations familiales, les allocations logement et les pensions de retraite ne seraient plus indexées sur les prix. Tandis qu’en un an, ceux-ci ont augmenté de 2,3 %, les allocations et les pensions n’augmenteront que de 0,3 %. Les retraités, déjà frappés par la hausse de la CSG, perdront encore plusieurs centaines d’euros de pouvoir d’achat.

Le gouvernement a aussi annoncé des dizaines de milliers de suppressions d’emplois de fonctionnaires. Par ailleurs, 260 000 emplois aidés ont déjà été supprimés en deux ans, et le gouvernement veut encore tailler dans leurs effectifs. Toutes ces suppressions se traduiront par autant de chômeurs supplémentaires, et elles dégraderont encore plus des services utiles à la population.

Quant à l’assurance-chômage, le Medef veut diminuer les indemnités et leur durée, et la ministre du Travail Muriel Pénicaud a expliqué hier que le gouvernement « n’avait aucun tabou », façon hypocrite de dire qu’il voudrait les réduire. Et le Premier ministre Edouard Philippe, lui, s’en est pris aux arrêts maladie, trop nombreux à ses yeux.

Enfin, le gouvernement prépare une réforme des retraites, qui augmenterait la durée de cotisation et réduirait le montant des pensions.

C’est l’austérité pour les salariés et les retraités, mais pour les entreprises françaises, l’argent coule à flot. En 2017, elles ont versé 44 milliards d’euros à leurs actionnaires, un record en Europe, et 24 % de plus qu’en 2016 ! Peu de salaires ont connu une telle augmentation. Et pour cause : ces sommes sont directement volées sur notre travail, pour enrichir ceux qui détiennent le capital.

Le 9 octobre, la CGT, FO, Solidaires, les organisations de retraités, d’étudiants et de lycéens appellent à faire grève et à manifester contre la politique du gouvernement. Tout en sachant qu’une seule journée ne pourrait suffire à faire reculer le gouvernement et le patronat, il nous faut bien sûr y participer.
Les travailleurs ne doivent pas accepter la baisse des salaires et des pensions et la dégradation de leurs conditions d’existence. Alors, à l’heure des bonnes résolutions de rentrée, face aux attaques du patronat et du gouvernement, préparons-nous à rendre enfin les coups !

SAMU : des embauches supplémentaires pour un fonctionnement normal. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Samu : manque criant de personnel



Le magazine Le Point a publié un article sur les Samu titré « Quand le 15 ne répond pas », qui présente quelques chiffres chocs repris par une grande partie des médias. 4,6 millions d’appels reçus, soit 15 % du total, n’auraient pas été traités par les Samu.
Cet article contient également un classement des Samu basé sur le taux d’appels décrochés. L’avant-dernier de ce classement est le Samu de Paris, qui répondrait à moins d’un appel sur deux.
Ces chiffres et classements sont en grande partie faux. Ils ont été établis à partir de données officielles, souvent fragmentaires et incomplètes. Il est évidemment absurde de penser qu’à Paris le Samu ne répond qu’une fois sur deux. À contrario le professeur Carli, directeur du Samu de Paris, affirme que, « au Samu de Paris, le taux d’appels décrochés est en réalité de 76 % et on répond en moyenne aux appels en 48 secondes ».
En revanche, le constat que le Samu ne parvient pas à répondre à une partie des appels est parfaitement exact et la cause en est connue. Les assistants de régulation médicale (ARM), qui décrochent au 15, ne sont pas assez nombreux pour faire face au nombre d’appels qui vient encore d’augmenter de 20 % en cinq ans. Un rapport du Sénat de juillet 2017 mettait par exemple en évidence qu’à Paris, il faudrait 45 ARM pour faire face au volume d’appel et qu’il n’y en avait que 29 dans le service.
Pour que les Samu fonctionnent correctement, il faudrait donc embaucher des ARM et des médecins régulateurs. Et ce n’est pas ce que le gouvernement s’apprête à faire. Les journalistes du Point comme la ministre de la Santé, Agnès Buzin, préfèrent discuter de la mise en place d’un numéro unique pour l’urgence en remplacement du 15 (Samu), du 18 (pompiers) et du 17 (police). Mais il est clair qu’un tel numéro unifié, si les moyens humains pour répondre au téléphone restent insuffisants, ne résoudra rien et peut même s’avérer catastrophique.
                                                           Jean POLLUS (Lutte ouvrière n°2614)

Hôpitaux : la grande misère des hôpitaux. Un exemple à Lyon


Tout va très bien, madame la Ministre ?


Les couloirs des urgences de l'hôpital E. Herriot

Dans la nuit du dimanche 26 août, à l’hôpital E. Herriot, c’était la chasse aux brancards : plus de 80 patients étaient en attente aux urgences et plus rien pour les allonger. Cette situation s’est produite plusieurs fois en ce mois d’août.
     Comme chaque été la direction annonce qu’elle fermera un minimum de lits et que tout se passera bien. Mais compte tenu de l’afflux de patients en août, elle a dû rouvrir des lits en urgence dans plusieurs services, en doublant les chambres. Les patients se sont retrouvés collés les uns contre les autres, dans des services surchauffés. Il n’y a pas eu d’embauche, le personnel soignant a dû se débrouiller avec quelquefois des renforts venus d’autres services.
     L’engorgement des urgences tout au long de l’année est dû en grande partie au manque de lits de dégagement, qui est la conséquence d’une politique de fermeture d’hôpitaux depuis des décennies (120 000 lits ont disparu en 20 ans) amplifiée aujourd’hui par le tout ambulatoire, qui diminue encore le nombre de lits disponibles. Et les fermetures d’été et les fortes chaleurs ont. aggravé la situation.

Education, collèges dans le Val d’Oise en nombre très insuffisant


Il faut des 1ères pierres partout (et les suivantes !)

 
                                                                 Atrium Architectes

Ce matin, en grande pompe, la 1ère pierre du futur 3ème collège de Cormeilles-en-Parisis va être posée. Cette ville qui connaît un essor démographique important ces dernières années en a bien besoin. Il doit ouvrir ses portes à la rentrée 2019.
         Il y a bien d’autres communes qui connaissent dans le département un besoin équivalent et pour lesquelles rien n’est prévu, en tout cas à l’horizon.
         A Argenteuil en particulier, plusieurs collèges sont en situation d’urgence.
         Nous évoquions hier la situation du collège Jean-Jacques Rousseau du quartier du Val Notre-Dame qui est dans une situation critique au niveau des effectifs, au point que les enseignants ont décidé de ne pas reprendre normalement le travail aujourd’hui.
         Il faut un dixième collège public sur la Ville qui en compte actuellement neuf.

Argenteuil, problèmes à résoudre d’urgence. Ou trop pleines ou trop vides


A Joliot-Curie, « colonnes enterrées » qui débordent, à vider de toute urgence

Trop plein...

Au parking de la gare de la Colonie, des emplacements vides à occuper de toute urgence


Trop vide...