jeudi 26 avril 2018

MJC d’Argenteuil : malgré les difficultés, elle demeure l’association locale la plus importante


En réponse aux croque-morts de la culture

 


Il y a quelques jours, Le Parisien-95 rapportait les difficultés qui n’ont pas cessé de s’accumuler depuis une dizaine d’années sur la Maison des Jeunes et de la Culture d’Argenteuil, mais qui se sont aggravées avec l’arrivée de la municipalité actuelle. Si l’ancien maire qui avait sans doute bien des projets la concernant n’a pas remplacé son directeur et l’a mise en difficulté sur ce plan, son successeur a amplifié le problème en réduisant considérablement la subvention municipale et surtout en supprimant une partie importante de ses locaux.
         Oui, la MJC d’Argenteuil, certes comme bien d’autres, est en difficulté. Alors que, plus que jamais, l’organisation collective de jeunes en liaison avec la culture et le lien avec les plus anciens est une évidente nécessité sociale.
         En tout cas, la MJC d’Argenteuil n’est pas morte, et loin de là. Et nous sommes de ceux qui ont la volonté qu’elle se développe à nouveau.
         Et c’est important de l’affirmer. Même si nous savons que c’est la remontée des luttes et de l’organisation collective au sein de la jeunesse et du monde du travail qui permettra véritablement que ce qui s’affaiblissait la veille connaisse à nouveaux de beaux lendemains.
         Que vive la MJC d’Argenteuil !

mercredi 25 avril 2018

SNCF : la grève tient bon


La détermination des grévistes



La cinquième séquence de grève des cheminots est de nouveau bien suivie, contrairement à ce qu'espérait Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, qui déclarait dimanche dernier que le mouvement s'essoufflait.
Les actions locales et régionales permettent aux grévistes de vérifier que le soutien populaire ne manque pas : collectes, distributions de tracts, rassemblements comme celui qui a regroupé hier, lundi 23 avril, des cheminots d'Ile-de-France devant la direction du Fret, dont la filialisation vient d'être confirmée par le Premier ministre.
Face à la détermination des cheminots qui ne faiblit pas, le gouvernement doit remballer son projet !

Argenteuil, municipalité, travaux, boulettes en série


Ils n’ont vraiment pas la main verte !

 
Avant travaux...

Nous avons vu il y a quelques jours, à propos du massif de fleurs face à la mairie, que la municipalité et ses hauts responsables en charge de l’affaire manquait pour le moins de goût.
         En tout cas, la preuve n’en est pas seulement boulevard Léon Feix, mais aussi, non loin, boulevard Gallieni, du côté du Garac.
         Un lecteur nous écrit pour nous dire qu’à l’occasion des travaux pour rendre le stationnement payant dans cette rue, des trottoirs y ont été refaits. Mais par la même occasion, du macadam a été malencontreusement versé à la base des arbres des trottoirs refaits, au point que ce macadam est en passe d’être retiré. Les troncs des arbres ont besoin de respirer ! Non ?
         Ce n’est pas parce que cela s’est pratiqué ailleurs qu’il faut récidiver. Les agents municipaux du service « Parcs et jardins » peuvent l’expliquer à quiconque.
         Alors, pourquoi faire appel à des entreprises extérieures quand ce service ou celui de la voirie pourraient superviser ou effectuer le travail sans problème. Comme leurs effectifs sont nettement insuffisants, il serait possible par la même occasion d’intégrer dans ces services tous les travailleurs de ces entreprises extérieures qui le souhaitent !

Migrants : députés LREM absents, dont la députée d’Argenteuil-Bezons


Se cacher, disparaître, se faire tout petit





C’est bien ce que nous disions, la député d’Argenteuil-Bezons a "fait le mort" sur le vote de la loi « asile immigration ». Il aura fallu le vote de la loi dimanche soir et son compte-rendu, puis l’information mise en ligne sur son site le lendemain, pour que le commun des mortels argenteuillais apprenne qu’elle n’était pas là pour voter cette loi, mais également qu’elle pas favorable pour voter contre. Il aura fallu l’intérêt d’un certain nombre d’habitants de la circonscription pour voir confirmer le motif de son absence dimanche soir, à l’image de celle d’une centaine de ses copains d’En marche, absents à ne pas douter pour les mêmes raisons qu’elle ce soir-là.


         Elle ne voulait pas voter pour mais elle ne voulait pas voter contre, Mais pourquoi, en toute logique, ne s’est-elle pas abstenue comme 14 membres du groupe LREM ?
         Non, elle s’est purement et simplement défaussée, en étant… absente.
         Pour sa gouverne « citoyenne », qu’elle lise attentivement les deux brèves suivantes portant sur le sort des migrants, et les actes fascisants de l’extrême-droite, en France comme en Grèce, contre les migrants, fragiles parmi les plus fragiles de nos frères de classe.

France, Grèce, la barbarie et la xénophobie, le terreau des crapules de l’extrême-droite


France : L’extrême droite dans le sillage du gouvernement



Avec deux hélicoptères et à grand renfort de caméras, un groupe d'extrême droite, « Génération identitaire », a organisé ce week-end une action destinée à bloquer des migrants qui tentent de rejoindre la France en passant par le col de l'Echelle, dans les Alpes. Ce groupe n'en est pas à sa première opération haineuse et violente contre des migrants. Il espère, à travers de telles opérations spectaculaires et odieuses, se faire une publicité peu ragoûtante.
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a certes dénoncé cette opération. Mais c'est bien le gouvernement auquel il appartient qui, en fermant les frontières et en poursuivant en justice ceux qui aident les réfugiés, contraint des hommes, des femmes et des enfants à traverser les Alpes à pied pour tenter de fuir la misère et l'oppression. C'est cette politique qui fournit le terreau sur lequel prospère cette extrême-droite fascisante. 
 

Grèce : des militants d'extrême-droite agressent des réfugiés



Dans la nuit de dimanche à lundi, un groupe se baptisant "Mouvement patriotique de Mytilène" s'en est pris physiquement à 200 migrants, afghans surtout, dont beaucoup de femmes et d'enfants, qui occupaient la place centrale de Mytilène, capitale de l'île de Lesbos. Les affrontements ont duré toute la nuit... 120 migrants et deux des agresseurs ont été conduits au poste.

Les crapules qui sont passés à l'acte contre ces déshérités n'ont, à l'évidence, pas grand-chose à craindre des autorités locales et de la police.

mardi 24 avril 2018

Argenteuil Domidep Les Pensées


   







Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 23 avril 2018 : « Comme les cheminots, osons relever la tête ! »



Comme les cheminots, osons relever la tête !

Près de trois semaines après le début de leur mouvement, les travailleurs de la SNCF restent déterminés, et la grève tient bon. Le 19 avril, ils étaient plus nombreux dans la grève que le 13, n’en déplaise à la direction de la SNCF qui annonce toutes les semaines que la grève recule. Dans les manifestations organisées ce jour-là dans tout le pays, on trouvait, solidaires des cheminots, des jeunes dénonçant la sélection à l’université, des retraités contre la ponction opérée sur leur retraite par la CSG, mais aussi des travailleurs d’autres secteurs du public et du privé.

À Reims, ce sont tous les employés d’un Monoprix qui ont déserté le magasin pour se joindre à la manifestation. À Limoges, des salariés de Legrand ou de l’usine d’emboutissage Steva, menacés de perdre leur emploi, étaient eux aussi dans la rue. Et dans bien d’autres villes, beaucoup ont profité de cette journée pour marquer leur solidarité avec les cheminots, mais aussi pour exprimer leur ras-le-bol.

Macron prétend ne pas être le « président des riches », ceux-ci n’ayant pas besoin d’un président pour les défendre, ajoute-t-il. C’est vrai ! La bourgeoisie, aux commandes dans cette société, n’a pas besoin d’un président mais d’un serviteur, qui la seconde dans la guerre qu’elle mène au monde du travail. Et Macron remplit le rôle à la perfection : des ordonnances de la loi travail en passant par la suppression quasi totale de l’ISF, l’augmentation de la CSG, le régime sec imposé à tout le secteur public, il prend des mesures en faveur de la classe riche.

Macron ose dire qu’il n’y a aucun rapport entre les différents mécontentements qui s’expriment. Mais c’est bien l’ensemble du monde du travail qui a toutes les raisons d’être mécontent ! Car la politique de Macron vise en fait tous les travailleurs. Lors d’une visite à Saint-Dié, dans les Vosges, il a fait la leçon à un cheminot en lui expliquant qu’il devait accepter le changement… Un changement vers le pire, bien sûr ! D’après lui, les cheminots auraient d’autant moins de raisons d’être contre la suppression du statut qu’elle ne touche que les futurs embauchés.

Dans le monde de la grande bourgeoisie, il va de soi qu’on transmettra sa richesse et sa position sociale en haut de l’échelle à ses enfants, mais les travailleurs devraient accepter que leurs enfants perdent les quelques avantages conquis par leurs aînés ? Eh bien, les cheminots refusent que les générations futures soient condamnées à des emplois au rabais, et c’est tout à leur honneur ! Ils s’opposent ainsi à l’avenir que le patronat voudrait imposer à tous les travailleurs, fait de précarité généralisée, de bas salaires et de conditions de travail dégradées.

Macron peut toujours prétendre ne voir « aucun rapport entre les colères », c’est bien là que se trouve l’origine commune de toutes les inquiétudes, de tous les mécontentements. Le retraité qui voit ses revenus baisser sait que cet argent ne servira pas à ce qu’il soit mieux soigné ou à créer des emplois pour ses petits-enfants. Le lycéen qui boucle péniblement son dossier de candidature à la fac sait qu’on lui impose cette mascarade parce que les universités débordent et qu’une partie de la jeunesse sera laissée à la porte faute de place. Les travailleurs menacés de licenciement, ceux qui revendiquent des augmentations de salaire, ceux condamnés aux missions d’intérim ou aux temps partiels imposés savent qu’ils sont sacrifiés pour la sauvegarde des profits.

Avec son mépris habituel, Macron s’est défendu de ceux qui le contestaient en s’exclamant : « On a pris en France l'habitude de la plainte », ajoutant : « On regarde son petit bout de lopin et on dit “voilà, moi, on m'a enlevé ça” ». Loin de ne pas savoir regarder plus loin que leur « petit bout de lopin », les cheminots se battent pour ne pas se laisser dépouiller de leurs droits. Ils ont mille fois raison ! Avec leur grève, ils ont transformé l’indignation, le dégoût que chaque travailleur peut ressentir individuellement contre ce qu’il subit, en une riposte collective. Loin de se plaindre, ils se battent, et c’est bien ce qui gêne Macron !

Le fait que la grève des cheminots dure, qu’ils s’adressent aux usagers mais aussi à d’autres catégories de travailleurs, est positif pour l’ensemble du monde du travail. Pour tous ceux qui refusent de subir les attaques, la lutte des cheminots incarne une contestation plus large, exprime leur colère. C’est un encouragement pour tous ceux qui veulent redresser la tête.

Alors, faisons tout pour que la grève des cheminots ouvre la voie à un combat plus large, à l’offensive de l’ensemble du monde du travail, nécessaire pour faire reculer le grand patronat et son représentant en chef Macron !

Migrants : une nouvelle loi contre les migrants


Des droits élémentaires bafoués

 
Fuir...

La loi « Asile et immigration » a été votée par les députés godillots de Macron. Elle renforce les dispositions répressives contre les migrants. Le gouvernement avait prétendu vouloir faire preuve « d'humanité » mais, avec cette loi, ceux qui tentent de rejoindre la France seront plus durement traités. Il y aura un assouplissement concernant le délit de solidarité, mais cela reste un délit !
Comme ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, le gouvernement parle de droit d'asile, mais il va poursuivre les expulsions massives, bafouant ainsi les droits élémentaires.