dimanche 1 octobre 2017

PSA, Lidl, Free,… partout une exploitation capitaliste à la hausse


Chez PSA et chez les sous-traitants, la coupe est pleine !




Travailler du dimanche soir au samedi matin, soit sept jours sur sept, est devenu chose courante pour les équipes de nuit chez PSA mais aussi chez Faurecia. Les samedis travaillés s’accumulent, mais les patrons en veulent toujours plus.
         Un accord récent limitait chez PSA le recours aux séances de travail supplémentaires à un samedi par mois, or la direction souhaite maintenant ajouter un samedi supplémentaire pour les équipes de doublage et un dimanche pour l’équipe de nuit. Pour le système qui produit la 308, tous les samedis du mois de septembre ont été travaillés, et ce sera le même régime en octobre et novembre, jours fériés compris. Les commandes affluent, les bénéfices flambent, 1,25 milliard en six mois pour PSA, 970 millions pour Faurecia, en hausse de 72% en 2016, alors s’il y a tant de travail, il faudra contraindre les patrons à embaucher.
         De l’argent, il y en a, et des demandeurs d’emplois aussi.

Handicap, Ecole, AVS et déclarations d’intention et réalité insupportable. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Handicap à l’école : des situations insupportables

Le candidat Macron avait fait de la « question du handicap » un thème central de sa campagne, il s’était fermement engagé « à créer tous les postes d’AVS (auxiliaires de vie scolaire, qui accompagnent les enfants handicapés en classe) pour que les enfants vivant en situation de handicap puissent aller à l’école ».
Trois semaines après la rentrée, les promesses de Macron se heurtent à la réalité. Au moins 3 500 enfants handicapés sont toujours en attente d’un AVS, un chiffre donné par les associations de parents, et admis par le gouvernement.
Comment le gouvernement se justifie-t-il ? Il connaîtrait des difficultés de recrutement, en effet, la majorité des AVS sont recrutés en contrat précaire à temps partiel (20 h) payé 700 euros. Le gouvernement se plaint de ne pas avoir assez de candidats. Mais depuis longtemps les familles d’enfants handicapés, comme les enseignants, réclament que ces emplois soient pérennes, et que les personnes formées puissent exercer leur métier sur le long terme.
Au-delà du manque d’AVS dans l’urgence de cette rentrée, les familles d’enfants handicapés et les enseignants les accueillant en classe connaissent bien des difficultés au quotidien. Pour qu’un enfant en situation de handicap soit accompagné d’un AVS, il faut obtenir la notification délivrée par la Maison du handicap, après étude du dossier déposé par les parents. Or dans certains départements comme la Seine-Saint-Denis, cette notification met des mois à venir, parfois un an, après l’arrivée de l’enfant dans la classe. Et lorsque l’AVS est accordé, parfois son service ne couvre pas entièrement le temps de classe.
Enfin, certains enfants handicapés, même accompagnés d’un AVS, ne peuvent pas suivre l’enseignement. Ils attendent une place en structure d’accueil spécialisée, mais le nombre de places dans ces structures est insuffisant.
Alors, derrière les beaux discours des gouvernants, les familles et les enseignants sont souvent dans des situations intenables, simplement parce que les moyens ne sont pas attribués pour offrir aux enfants un accompagnement de qualité.

                                              Gaëlle Regent (Lutte ouvrière n°2565)

Capitalisme : sonde Cassini d'un côté, misère de l'autre, il faut résoudre la contradiction. Vive le communisme


Un tract diffusé à des lycéens de la région



Lutte ouvrière 

La sonde Cassini, partie de la Terre il y a 20 ans vers Saturne, vient de terminer sa mission. C’est la fin d'une longue mission initiée par la NASA Elle aura envoyé d’incroyables photos et permis de faire avancer la connaissance.

         Cette prouesse technique montre ce dont l’humanité est capable, à plus forte raison lorsque l’activité humaine est dégagée de la loi du profit. Exprimant son enthousiasme, et faisant allusion au centenaire de la Première Guerre mondiale, un physicien déclarait il y a trois ans : « 2014, c'est tellement mieux que 1914 ».

         Il est vrai que depuis 100 ans, la science n'a cessé de progresser, mais on ne peut pas en dire autant de la société. Par bien des aspects, autres que purement scientifiques, 2014 ressemble encore à 1914. Au regard du progrès scientifique, les tares de la société capitaliste actuelle n'en sont que plus révoltantes. Pourquoi est-il possible d'un côté de planifier 20 ans à l'avance une rencontre avec une planète très éloignée, alors que de l'autre il semble impossible de planifier la construction de logements pour tous, ou la production de médicaments et de nourriture pour éviter les épidémies et les famines ? Pourquoi une telle prouesse dans un domaine et une incurie dans tant d'autres ? 

         Le problème n'est pas technologique. Il est celui d’une société capitaliste où tout ou presque est soumis à la loi du profit, bénéfique pour une infime minorité, néfaste pour l'immense majorité.

         C’est contre cette société capitaliste maintenue dans une impasse, que combattent les communistes de Lutte ouvrière, une organisation révolutionnaire, internationaliste, trotskyste.

 

Allez voir un film riche de réflexion et d’engagement :
Le jeune Karl Marx de De Raoul Peck qui vient de sortir dans les salles


« 1917, la Révolution russe
Pour changer le monde, les travailleurs au pouvoir »
Meeting à Paris avec Nathalie ARTHAUD
Vendredi 20 octobre à 20 h 30
Palais de la Mutualité - 24 rue Saint-Victor
Paris 5ème - -Métro Maubert-Mutualité
Entrée libre

samedi 30 septembre 2017

Semperit Argeneuil : usine occupée, la population à leur côté !


Soutien à un combat difficile que ces travailleurs doivent gagner avec le soutien de tous



Depuis jeudi, les 64 travailleurs menacés de licenciement chez Sempérit occupent jour et nuit leur usine où ils ont travaillé des décennies pour certains, dans des conditions très difficiles.
         Aujourd’hui, les actionnaires de cette multinationale basée en Autriche veulent les jeter à la rue avec des indemnités de misère : une broutille dérisoire et provocatrice de 10 000 euros ! Les travailleurs demandent, eux, 80 000 euros minimum.
         Dans les jours et les semaines qui viennent, ces ouvriers sauront trouver les moyens pour que leur entreprise Sempérit arrête de faire la sourde oreille à leurs revendications.
         Les travailleurs d’Argenteuil, les habitants, doivent chaque jour leur apporter le soutien que leur combat mérite. Ils les trouveront rue des Charretiers, derrière la gare centrale d’Argenteuil.

Argenteuil, Boucle Nord, Métropole du Grand Paris et apprentis sorciers


Rififi à Boucle nord

 
Apparences policées... trompeuses

On ne sait pas ce qui s’est passé hier au soir lors du conseil du territoire Boucle Nord auquel appartient Argenteuil depuis que Georges Mothron a décidé d’y adhéré dans le cadre de son combat avec son prédécesseur. Le président de Boucle nord vient de rendre son tablier, un collègue LR pourtant du maire d’Argenteuil. Celui-ci est de la fronde.
         Tout cela se passe très loin des habitants d’Argenteuil, et il y a des enjeux et des rivalités, que ne connaissent que les acteurs encore dans la coulisse. Mais il n’y a sans doute pas que cela. Au 1er janvier prochain, la reprise de certaines compétences communales peut être décidée au profit des territoires de la Métropole du Grand Paris et aux dépens du champ de compétence exclusif des maires.
         Cela n’a pas gêné le maire d’Argenteuil que ce soit, très loin des habitants, ce conseil du territoire Boucle Nord qui vote la modification du PLU concernant Jean Vilar. Mais que sur d’autres plans, il découvre que l’on va rogner ses pouvoirs n’est apparemment pas forcément pour lui plaire.
         Mais il s’est tout de même engagé sur une drôle de voie en privilégiant ses inimitiés personnelles et en rejoignant ce Grand Paris. Aujourd’hui il se cogne à une réalité déplaisante dans un parcours dont il est le seul responsable. Un apprenti sorcier en quelque sorte.

Keolis, SNCF, 10 octobre, une hausse substantielle nécessaire des salaires


Il faut une lutte générale pour une hausse substantielle des salaires !

 
Un bus sans chauffeur, ce n'est rien.

Après une semaine, la grève continue au dépôt de bus Keolis de Bernes-sur-Oise dans le Val d’Oise,  ce qui a entraîné en particulier ces derniers jours l’arrêt du ramassage scolaire assuré par les chauffeurs de cette entreprise filiale de la SNCF.
         Les grévistes réclament une augmentation mensuelle des salaires de 100 euros, alors que leur direction leur propose... pratiquement rien !
         Ce sont tous les travailleurs qui sont concernés aujourd’hui par la nécessité de voir leurs salaires augmenter.
         La lutte pour une hausse substantielle et générale des salaires est partout à l’ordre du jour. Elle rejoint le combat contre les Ordonnances.
         Une prochaine grande journée d’action s’annonce pour le 10 octobre. Elle ne doit pas concerner uniquement les travailleurs de la fonction publique, mais s'adresser à tous les travailleurs.

Cash Investigation, Lidl, exploitations à tout va et tartuffes


Cachez cette exploitation que je ne saurais voir

 
Oui, il s'en passe des choses pas jolies...

La direction du groupe Lidl, entreprise allemande de hard discount, s'est insurgée au lendemain de la diffusion du reportage de Cash Investigation dénonçant les conditions de travail au sein de l'enseigne. « Ce sont des situations isolées », proteste la direction.
         « Isolées », les pauses pipi refusées ? « Isolées », les 8 tonnes soulevées par jour par les manutentionnaires ? « Isolées », les cadences infernales ?
         Pas du tout ! Si peu, que les salariés d'un magasin des Bouches-du-Rhône se sont mis en grève contre leurs conditions de travail et le licenciement d'un de leurs collègues.

Arabie Saoudite : vive le combat des femmes !


Vive les femmes qui se battent pour leurs droits !



L'Etat d'Arabie Saoudite a décidé d'autoriser les femmes à conduire une voiture... à partir de juin 2018. Mais même cela, c'est trop : une quinzaine de femmes qui se sont battues pour obtenir ce droit élémentaire ont reçu un appel menaçant en pleine nuit, de la part du ministère de l'Intérieur, pour les dissuader de continuer à militer.
         Ce pouvoir dictatorial maintient les femmes sous le joug des hommes et veut leur interdire toute expression. Mais cela n'a jamais empêché les gouvernements des grandes puissances, y compris celui de Macron, d'entretenir avec lui d'excellentes relations d'affaires et de le pourvoir en armes.