samedi 30 septembre 2017

Arabie Saoudite : vive le combat des femmes !


Vive les femmes qui se battent pour leurs droits !



L'Etat d'Arabie Saoudite a décidé d'autoriser les femmes à conduire une voiture... à partir de juin 2018. Mais même cela, c'est trop : une quinzaine de femmes qui se sont battues pour obtenir ce droit élémentaire ont reçu un appel menaçant en pleine nuit, de la part du ministère de l'Intérieur, pour les dissuader de continuer à militer.
         Ce pouvoir dictatorial maintient les femmes sous le joug des hommes et veut leur interdire toute expression. Mais cela n'a jamais empêché les gouvernements des grandes puissances, y compris celui de Macron, d'entretenir avec lui d'excellentes relations d'affaires et de le pourvoir en armes.

vendredi 29 septembre 2017

Argenteuil, Sempérit occupée !


Sempérit occupé



Depuis la fin du mois de juin dernier, les travailleurs de l’entreprise Sempérit savent que les actionnaires de cette multinationale veulent fermer leur usine d’Argenteuil de fabrication de bandes transporteuses.
         Depuis lors, ils ont le sentiment d’être abandonnés. La direction autrichienne fait comme si l’usine n’existe plus. Elle a nommé un sous-fifre pour traiter avec les travailleurs menacés de licenciement. Celui-ci ne leur propose que des indemnités dérisoires, alors qu’ils demandent un minimum de 80 000 euros pour tous.
         Pas étonnant que la colère gagner parmi ces travailleurs.
         Hier, ils ont décidé d’occuper l’usine de jour comme de nuit.
         Ils ont plus que jamais besoin du soutien de tous.

Retraités attaqués, retraités dans la rue


Pas d'âge pour se rebiffer



Partout dans le pays, les retraités manifestaient hier. Des milliers de retraités ont ainsi manifesté à Paris, de l’Opéra à Miromesnil.
         Il y a de quoi, ils ont été touchés par les attaques successives qui n’ont pas cessé de dégrader depuis 1993 le montant de leur retraite. Ils subissent de plus le gel des pensions depuis 2013 et par la répercussion des restrictions budgétaires sur la vie quotidienne, qui va continuer avec le gouvernement Macron.
         Mais en plus, le gouvernement demande à tous les retraités touchant au moins 1200 € de pension de sacrifier 1,7 % de cette pension en CSG dès janvier prochain ! Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a eu le culot de dire qu’ils devaient faire un effort « Pour les plus jeunes générations ».
         Mais en attendant, ce sont les riches à l’autre bout de l’éventail social qui vont profiter du cadeau de la suppression de l’essentiel de l’impôt sur la fortune, au nom de l’éternel « c’est pour leur permettre d’investir ». Ils pourront effectivement investir… dans les yachts de luxe, les jets privés, les chevaux de course, les lingots d’or, qui ne seront plus taxés
          Un prochain rendez-vous le 10 octobre ?


Free et Lidl font parler d'eux. Et la zone aéroportuaire de l'aéroport Charles de Gaulle ?


"Les patrons ils osent tout, c'est même à ça qu'on les reconnait"


Un envers du décors pas toujours beau à voir
Dans une annonce publiée dans la zone aéroportuaire de Roissy, l'entreprise Otessa cherche des hôtes et hôtesses d’accueil. Les candidats doivent être capables de gérer des situations dégradées, dans une amplitude horaire allant de 3 h du matin à 1 h du matin, parler couramment anglais, tout en étant ponctuel, de bonne présentation, dynamique et réactif.
         Les salariés de cette entreprise doivent rester debout huit heures par jour à accueillir et renseigner les passagers, scanner leurs billets. L'horaire de la pause, non payée, est décidé par les responsables et la salle de repos est au diable. Il s’agit de CDD de six mois. Tout ça pour le smic, avec des primes de nuit très faibles.
         Otessa se présente comme une petite entreprise. C'est aussi une filiale du Groupe Crit, un des leaders du travail temporaire avec un réseau international de 500 agences. Autant dire que ces champions de l’exploitation ont largement les moyens de payer des salaires corrects et d’assurer des conditions de travail décentes.

Essence, diésel, ils veulent nous pomper encore davantage


Ça pompe énormément



Le prix du diesel devrait augmenter de 10%, soit 7,6 centimes d’euros par litre, et ce rien que pour l’année 2018. Sur l’ensemble du quinquennat, cette augmentation devrait atteindre 31 centimes par litres.
Le gouvernement justifie ces augmentations en prétendant vouloir ramener le prix du diesel, particulièrement polluant, au niveau de celui de l’essence. Mais l’essence devrait, elle aussi, augmenter de 3,9 centimes.
En fait de souci de l’écologie et de la santé publique, il vaudrait mieux parler de racket pur et simple de tous ceux qui sont bien obligés de prendre leur voiture pour aller travailler faute de transports en commun !

Etats-Unis : un geste de dignité contre le racisme


Trump : champion des racistes



Lors d'un discours, Trump a insulté un joueur de football américain, demandant même qu'il soit « viré » par la ligue de football américain (NFL), qui organise les principaux championnats. Pourquoi ? En 2016, le joueur en question s'était agenouillé pendant l'hymne américain, pour protester contre les meurtres racistes perpétrés par la police. Trump tient à montrer sa solidarité avec les tueurs en uniforme et caresse dans le sens du poil ses électeurs les plus réactionnaires et les plus racistes.
      Depuis, des dizaines de sportifs américains, des chanteurs, s'agenouillent ostensiblement pendant l'hymne américain, pour protester contre Trump et marquer leur solidarité avec les victimes des crimes de la police.
      Un geste de dignité face à la démagogie de Trump et au racisme de sa police.

jeudi 28 septembre 2017

EVS Val d’Oise, emplois « aidés, ils-elles « aident » la société, et non l’inverse !


Maintien en poste des 245 « EVS », un point c’est tout



Le gouvernement a annoncé cet été la diminution drastique des emplois aidés à l’horizon 2018. Dans le Val d’Oise, cela implique la disparition de tous les contrats d’aide administrative à la direction d’école. Ils sont 245.
         Ces emplois sont pourtant essentiels au fonctionnement des écoles primaires. Grâce aux travailleuses qui les occupent, s’il a quelque chose d’ "aidé" en la matière, ce sont les directions d’école qu’elles suppléent au niveau de nombreuses tâches administratives.
         Ces travailleuses doivent non seulement être maintenues sur les postes qu’elles occupent, mais être titularisées dans les meilleurs délais pour toutes celles qui le souhaitent.
         Pour le réclamer, un rassemblement était organisé hier devant la direction académique du Val d’Oise d’Osny, à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales de l’Education nationale du département. 

Et un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2565 à paraître 

Les emplois aidés : moins nombreux et moins financés

Le gouvernement a confirmé la semaine dernière la baisse du nombre d’emplois aidés. En 2018, l’État en financera 200 000 contre 320 000 cette année.
Mais ce mauvais coup en cache un autre : non seulement il réduit leur nombre, mais l’État diminue aussi leur financement. Le taux de prise en charge passerait ainsi à 50 % du smic brut en moyenne, contre 72,5 % en 2017. Aux collectivités et aux associations qui emploient ces travailleurs de compenser la différence.
Pour faire passer la pilule, le gouvernement a annoncé le maintien du crédit d’impôt sur la taxe sur les salaires (CITS), dont bénéficient les associations, et insiste sur l’allègement des charges patronales, lié à la transformation du CICE, dont elles bénéficieront en 2019, allègement censé leur permettre de compenser la baisse de prise en charge des emplois aidés.
Cela reste à voir, et surtout, cela ne règle pas le problème des collectivités locales, écoles et mairies qui, elles, devront dès 2018 trouver l’argent pour compenser cette baisse… ou supprimer elles-mêmes certains emplois qu’elles ne pourront plus financer.

                                                           J.L.G.

Val d’Oise : élections sénatoriales, le clan des quatre est élu


Palais Bourbon ou Palais du Luxembourg, tous des défenseurs du Palais


Ce n’est pas surprenant, mais les élections sénatoriales de dimanche dernier sont passées complètement inaperçues. Si les sénateurs sont renouvelés par moitié au niveau du pays, le Val d’Oise était concerné pour le renouvellement de ses quatre sénateurs. 3 LR ou dissident ont été élus, et un PS, l’inverse d’il y a six ans. Là encore rien d’étonnant.
         Le sénat a pourtant la possibilité de faire entrave aux votes des députés qui, eux, sont élus au suffrage universel direct.
         Mais pour le monde du travail, aucun risque de ce côté-là. Députés et sénateurs sont sur la même ligne, celle de la défense totale des intérêts des riches et du capital !

Faire la queue, il est vrai, ce n’est jamais super

C'est mieux que la queue...


Des grands électeurs se sont plaints de devoir faire la queue longtemps avant de pouvoir voter, et cela, en restant à la queue leu leu à l’extérieur de la préfecture de Cergy. Soit, il faisait bon ce matin-là, mais tout de même, pourquoi ne pas les avoir fait tous entrer dans la préfecture par le parvis ?
         Ces grands électeurs auront pu en tout cas profiter d’une petite leçon. Celle de vivre pour un jour seulement ce que vivent de nombreux habitants devant attendre et attendre avant de pouvoir effectuer leurs démarches dans les services publics utiles à la population mais où les réductions d’effectifs opèrent des ravages.