dimanche 16 juillet 2017

Argenteuil, ASVP, stationnement : du chiffre, du chiffre, et encore du chiffre


Chronique des travailleurs municipaux… et des habitants
 

Un stationnement correct qui devrait être totalement gratuit

 
Crapahutant dans le centre d’Argenteuil, les agents ASVP de la police municipale n’en peuvent apparemment plus de devoir marcher, marcher, et… verbaliser.
         Il faut faire du chiffre, du chiffre, et encore du chiffre.
         Et quand il s’agit de verbaliser pour un simple stationnement correctement effectué mais sans le ticket correspondant, c’est tout de même fort de café.
         Mais il faut faire du chiffre, du chiffre, et encore du chiffre.
         Les impôts que nous payons sous de multiples formes sont déjà particulièrement injustes, et servent en grande partie pour servir d’autres intérêts que l’intérêt dit « général » et le nôtre.
         Et il faut en plus payer le stationnement. Bref, un impôt supplémentaire ! Double peine !

Semaine de 4 jours, semaine de 5 jours, loin des intérêts de tous


Gribouille à l’école

 
La direction de l’Education nationale du Val d'Oise a rendu il y a quelques jours sa copie. Si un certain nombre de communes reviennent dès septembre à la semaine de 4 jours, Argenteuil, pour sa part, n’est donc pas concernée. La semaine pour les écoliers continuera à s’organiser sur cinq jours dans les écoles maternelles et élémentaires de la Ville.
         Cela laissera une année pour gérer cette véritable usine à gaz mise ne place sans discernement par Hollande, loin de la question des « rythmes scolaires » qui n’a jamais été qu’un prétexte et une variable d’ajustement au milieu de bien d’autres considérations discutables.
         L’année qui vient laissera effectivement à Argenteuil donc le temps pour la « concertation » nécessaire et promise. Aura-t-elle lieu ? Quelle forme prendra-t-elle ?

         Ce report à Argenteuil rassurera peut-être certains. Il décevra en revanche peut-être les employées communales des Ecoles pour qui un jour de travail sans enfant leur permettrait peut-être de souffler un peu face à une semaine aux horaires déments.
         Que ce soit pour les uns ou pour les autres, comme pour les enfants et leurs parents, il y aurait pourtant bien une solution qui convienne à chacun, à condition de s’en donner les moyens… Une solution qui respecte les rythmes de l’enfant, les contraintes de leurs parents, la vie de tous les travailleurs…
         Ce sera à nous tous d'y réfléchir, de la mettre en place, et de l’imposer.

Bavures policières en France et Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Pour résumer, du côté de l'Etat en France : "Circulez, il n'y a rien à voir"


On nous informe 

"Six experts, mandatés par le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, ont interpellé le 17 février le gouvernement français au sujet "de l’usage excessif de la force par la police concernant trois personnes d’origine africaine". La France disposait d’un délai de 60 jours pour répondre à l’instance des Nations unies située à Genève. Ce qu’elle a fait le 18 avril dernier. Les deux documents publics que nous publions ici interrogent autant qu’ils renseignent sur l’état des relations inquiétantes qu’entretiennent forces de l’ordre et population française.

Traité de "Nègre" par des policiers

Dans leur missive au gouvernement français, les six experts évoquent trois cas, qu’ils souhaitent voir "tirer au clair". Le premier est celui de François Bayiga, camerounais handicapé, porteur de "deux prothèses aux membres inférieurs et n’ayant plus qu’un bras". Vivant alors en France depuis trois ans, il a fait l’objet le 2 mai 2016 d’un contrôle d’identité par trois policiers sur un quai de la gare de Lyon à Paris. "Monsieur Bayiga leur a présenté sa carte de sécurité sociale qu’ils n’ont pas acceptée [...]", lit-on dans la missive. Selon les allégations, les policiers lui auraient dit qu’il était un bon à rien parce qu’il est noir, et l'auraient traité de "Nègre". Saisi au cou, plaqué au mur, "un des policiers a tiré sa prothèse droite, ce qui a entraîné sa chute". Les agents des forces de l’ordre ont justifié leur intervention ainsi : François Bayiga "s’apprêtait à uriner sur les voies". Le 12 décembre 2016, l’homme a finalement été condamné pour "immixtion de matières insalubres sur la voie publique" à une amende de 180 euros.

Asphyxié

Les deux autres cas qui ont retenu l’attention des experts du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme sont ceux d’Adama Traoré et Théo Luhaka. Le premier a été retrouvé mort asphyxié le jour de son 24e anniversaire, menotté sur le sol de la gendarmerie de Persan le 19 juillet 2016. Trois plaintes ont été déposées par la famille, le dossier a été dépaysé, la procédure étant désormais entre les mains de trois juges parisiennes. A propos de cette affaire, les auteurs du rapport demandent "instamment" à la France "une enquête rapide et impartiale", incluant une évaluation "de la conformité des agissements de la gendarmerie, conformément aux obligations de la France en vertu du droit international relatifs aux droits de l’homme".
Le groupe de travail exige aussi "des informations supplémentaires sur les causes physiques du décès de Monsieur Traoré", et de savoir "s’il a bénéficié d’une assistance médicale lors de sa détention". Réponse de la France : instruction en cours, couverte par le secret. A propos des communications mensongères du parquet de Pontoise évoquant une infection de la victime, les experts s’enquiert de "l’enquête menée contre le procureur". Là, le gouvernement français est clair : "Aucune enquête ne vise le procureur de la République de Pontoise."

"Impunité"

Pour Théo Luhaka, 22 ans, le rapport fait état d’un "contrôle particulièrement violent" le 2 février 2017 à Aulnay-sous-Bois, provoquant "60 jours d’incapacité temporaire de travail du fait d’une section du sphincter anal et d’une lésion du canal anal de dix centimètres de profondeur" qui l’obligent "à porter une poche externe". Les experts écrivent : "Nous exprimons nos interrogations à la suite des premières conclusions de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) qui écartent l’idée de 'viol délibéré' et parlent d’acte accidentel". Pour la France, l’instruction étant en cours, il convient "d’attendre les résultats des enquêtes afin de se prononcer".
Les experts se disent pourtant "particulièrement préoccupés par le fait que [...] ces incidents ne sont pas isolés". Ils citent le rapport de l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) sur les violences policières en France, qui montre qu’au cours de la dernière décennie, les Noirs et les Arabes étaient sept à huit fois plus susceptibles d’être soumis à un contrôle policier que les autres citoyens. "Notre préoccupation porte aussi sur la question de l’impunité", précisent les rapporteurs. Quelles mesures la France prend-elle pour y mettre fin ? Réponse : "Le gouvernement français conteste fermement les allégations selon lesquelles un usage excessif de la force pourrait rester impuni."  
Pour chacun des trois cas, le groupe de travail exprime dans son rapport son souhait d’être informé "en détail de toute action en justice qui a été prise" à l’encontre des auteurs présumés de ces "violations graves des droits de l’homme". Et "si des sanctions pénales, administratives ou disciplinaires ont été prises". Pour François Bayiga, Camerounais handicapé, la France répond : "La procédure diligentée à l’encontre des trois policiers a été classée sans suite par le parquet, en raison de l’absence d’infraction constituée. En revanche, monsieur Bayiga fait l’objet d’un rappel à la loi pour dénonciation calomnieuse." Et d’ajouter aussi : "Aucune indemnisation ne saurait lui être accordée dès lors que les forces de l’ordre n’ont commis aucune faute."

                                                Elsa Vigoureux, L’Obs
 
Ali Ziri
 

Sénat, "emplois familiaux", sans doute le sens de la famille


C’est plus fort qu’eux

 


Fillon et son "attachée parlementaire"

Cette semaine le Sénat doit voter la loi sur la transparence de la vie politique. Cette loi tient surtout du cinéma d'auto-absolution pour tenter d'enrayer la perte de crédit du monde politique.
Dans un premier temps, le Sénat a refusé de voter l'interdiction d'embaucher des attachés parlementaires dans sa famille. Cela l'affichait mal puisque c'était la mesure phare de cette loi. Il a fallu un second vote pour que le Sénat se ravise et vote cette interdiction.
Ce petit monde passe son temps à voter des restrictions et des attaques contre le monde du travail, mais a bien du mal à se contraindre.

Netanyhaou, Orban, marchandages entre amis


L'alliance réactionnaire d'Orban et de Netanyahou

 


Sur l'affiche : "Ne laissez pas Soros rire le dernier "

Le milliardaire Georges Soros, juif et hongrois d'origine, établi aux États-Unis, subit depuis des mois une campagne de calomnies du gouvernement de Victor Orban car il finance en Hongrie des ONG favorables aux minorités, aux migrants et une université privée plutôt hostile au pouvoir. L'ambassadeur d'Israël en Hongrie, qui avait d'abord dénoncé une campagne d'affiches « qui évoque de tristes souvenirs et sème la haine » a été recadré par Netanyhaou. Motif ? Soros soutient en Israël des ONG trop critiques vis-à-vis de la politique d'occupation de la Palestine.

Netanyahou apporte ainsi son soutien au très réactionnaire Orban à qui il s'apprête à rendre visite. Qui se ressemble s'assemble !

samedi 15 juillet 2017

Argenteuil, Val-sud, une cité à l'abandon


Abandon !

Au Val-sud, Val d’Oise-Habitat possède un certain nombre de bâtiments. Au- 10-12 de la rue Charcot, elle les laisse purement et simplement à l’abandon. L’entretien n’est plus assuré, car VOH aurait oublié depuis un certain temps de régler les factures. La situation est telle que les services d’hygiène s’inquiètent.
         Sur un autre plan, un parking payant (15 euros par mois) avait été installé sans que l’on demande l’avis des locataires ! Résultat, son installation à fait long feu, mais pas les frais occasionnés !
         Georges Mothron et son adjoint Philippe Métézeau ne font-ils pas partie du conseil d’administration de VOH ?

Mathématiques dans le Val d'Oise : un mauvais calcul


L’inquiétude grandit.

Fin juin, Le Parisien relayait l’information selon laquelle, pour la rentrée prochaine, 165 postes de profs de maths seraient vacants dans le Val d’Oise. Ceci vient de loin : les suppressions de postes dans le passé, les salaires bloqués, la dégradation des conditions dans les collèges et lycées autant pour les enseignants que pour les élèves (les classes surchargées,  de moins en moins d’adultes à plein temps). Bref, chaque rentrée est plus difficile que la précédente, la prochaine s’annonce noire. Faisons un calcul rapide : aux 165 postes sans titulaire, on peut ajouter les nouveaux enseignants qui ne viendront finalement pas dans le Val d’Oise, les enseignants qui seront absents (longue maladie, maternité), on arrive donc facilement à 200 postes non pourvus ; à quatre classe par prof, et 30 élèves par classe (moyenne collège/lycée) cela fera environ 24 000 élèves du Val d’Oise qui n’auront pas de cours de maths en Septembre ! Les parents d’élèves se rappellent l’an dernier où ils ont cherché eux-mêmes des personnes qui pourraient « faire prof », par petites annonces, par tractage sur les marchés, en appelant des connaissances. Depuis l’article du Parisien, l’inquiétude est palpable, cela discute de ce qu’il faudrait faire, de marquer le coup de façon plus importante. L’idée de manifester nombreux dès le début Septembre fait son chemin.

Indemnités de licenciement.... vent et.... marchandages illusoires


Licenciements avec les remerciements du gouvernement


La ministre du travail a annoncé que les indemnités légales de licenciements seraient augmentées à la rentrée. De combien ? Mystère. Cette annonce est destinée à faire accepter aux syndicats qui se prêtent aux fausses « négociations » estivales, la charrette de mesures qui vont permettre aux patrons de licencier sans craindre la loi. Le gouvernement veut en particulier réduire fortement le recours au tribunal des Prud'hommes et plafonner les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif.
         Les travailleurs n'ont aucune raison de se sentir engagés par les parlottes des dirigeants syndicaux avec les ministres. Ils doivent faire confiance à leur force collective, pour imposer l'interdiction des licenciements.