vendredi 12 mai 2017

Argenteuil, municipalité, ça tangue fort


Un turn-over, signe que ça tourne vraiment mal

C’est peu de dire qu’il y a un gros souci au niveau de la hiérarchie administrative dirigeant la commune d’Argenteuil.
         Après la disparition tragique du DGS, le directeur général des services, l’été dernier, il a fallu attendre novembre pour le remplacer. Il semble que très rapidement le remplacement n’a pas convenu. Nous sommes en mai, et l’on sait maintenant qu’il est sur le départ.
         Tout cela ne serait pas un problème si cela n’était pas à l’image d’un fonctionnement calamiteux de la commune. On aimerait connaître par ailleurs le coût de ce genre de départ qui a dû être négocié, mais dans quelles conditions ? Il est légitime de l’avancer quand tout cela se fait dans le secret.
         Il semble que ce soit la dernière DGS du premier mandat 2001-2008 de G. Mothron qui soit sur le retour…
         La municipalité tournerait-elle en rond ?

Nathalie ARTHAUD ; législatives 2017 : "Faire entendre le camp des travailleurs"


PCF-Mélenchon : ambiance, ambiance...


Législatives : petits calculs et règlements de comptes entre le PCF et Mélenchon

 
"Tu me tiens, je te tiens par la barbichette"

La « France insoumise » de Mélenchon  et le PCF viennent de rompre les négociations pour des candidatures communes aux législatives. Depuis des mois Mélenchon ne cachait pas son ambition de placer ses propres candidats, y compris face aux actuels députés du PCF, et de contraindre ses ex-alliés du Front de gauche à s’aligner derrière lui. Les dirigeants du PCF, après s’être auto-éliminés de la présidentielle et s’être soumis derrière le leader de France Insoumise, espéraient sauver les quelques élus qui leur restaient. Ils sont d’ailleurs toujours prêts pour cela à passer des accords avec EELV et le Parti socialiste.

         Les intérêts des travailleurs sont absents de ces marchandages. C’est en renouant avec la perspective communiste et avec la lutte de classe que la classe ouvrière changera son sort et cette société. C’est le sens de la présence des candidats de Lutte ouvrière, partout, aux législatives.
 
Et tout cela malgré les mamours ou autres manoeuvres
 

Fête de Lutte ouvrière à Presles les 3,4 et 5 juin 2017




Les cartes sont à 15 euros, les bons d’achat à 4 euros. Alors on les réserve dare-dare, et l’on consulte le site internet dédié à la fête. (à suivre)

jeudi 11 mai 2017

Macron président, et Maintenant ? Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


Pendant que le bateau coule, le spectacle continue

Rien ne manquait à la mise en scène, le soir du dimanche 7 mai dans la Cour carrée du Louvre. Plusieurs centaines de journalistes accrédités, les télévisions du monde entier. Le nouveau président traversant, seul, l’esplanade vers la tribune où l’attendait, en contrebas, la foule agitant des drapeaux bleu-blanc-rouge. Beethoven pour commencer et La Marseillaise pour finir !



Et les médias de s’extasier devant l’élection de ce jeune président, le plus jeune, répétaient-ils, depuis Louis-Napoléon Bonaparte qui, avant de se proclamer empereur, s’était fait élire président de la République quelques mois après que la première grande insurrection ouvrière contre la bourgeoisie, en juin 1848, eut été noyée dans le sang.

Mais la comparaison avec le précédent historique s’arrête là. Au temps de Louis-Napoléon Bonaparte, la bourgeoisie était encore jeune, avec toutes ses dents. Des décennies de prospérité et d’enrichissement l’attendaient sous un capitalisme en pleine vigueur.

Aujourd’hui, Macron arrive au service d’un capitalisme sénile, étouffant dans sa graisse financière, rongé par une crise économique dont il ne parvient pas à sortir.

Le chômage de masse, la détérioration des relations humaines, la pourriture de la vie sociale, le climat de guerre, le terrorisme sont les signes infaillibles du déclin du capitalisme à l’échelle internationale. Le capitalisme, anachronique par rapport aux immenses possibilités scientifiques et techniques de l’humanité, les dénature et pousse la société à la régression. Le seul moyen d’empêcher qu’il n’entraîne l’humanité vers la catastrophe est de mettre fin à cet ordre social.

L’élection de Macron a été saluée par les représentants des deux grands partis de l’alternance qu’il a pourtant écartés de la course à l’Élysée. Saluée aussi par tous les « grands de ce monde », de Merkel à Trump. Saluée enfin par Gattaz, au nom de ses compères de la grande bourgeoisie.

Et si les valeurs boursières ne se sont pas de nouveau envolées, c’est juste parce que les marchés financiers avaient déjà anticipé au soir du premier tour l’accession de Macron à l’Élysée.

Un renouveau pour la galerie

Le renouveau de la vie politique, salué par la cohorte de politiciens présents sur les plateaux de télévision – les mêmes que les téléspectateurs ont l’habitude de voir depuis dix, vingt ans ou plus et qui se disputent déjà places et positions –, se limite cependant à la réussite d’une opération de marketing.

Elle a réussi, en effet, à faire un président de la République d’un jeune arriviste formaté par la banque et par les cabinets de l’Élysée. Le produit Macron a certes été servi par la chance : l’écroulement de la candidature Fillon, favori de l’électorat de droite et candidat de cœur de la bourgeoisie. Mais Macron a pu saisir sa chance parce que les grands médias, c’est-à-dire leurs propriétaires, les Dassault, Drahi, Bolloré, Arnault, Lagardère et quelques autres, se sont mis au service de son ascension.

Plus de 20 millions d’électeurs, 66 % des votants, ont voté pour Macron. Mais, en même temps, le total des bulletins blancs et nuls a explosé entre les deux tours. Les abstentions aussi (cf. notre tableau).

Les flonflons de la célébration ne peuvent pas cacher les refus du faux choix du deuxième tour qui se manifestent dans ces chiffres et le rejet que cela exprime. Comme ils ne peuvent pas cacher le fait que la colère s’est manifestée aussi à sa façon, c’est-à-dire la pire qui soit, à travers les votes en faveur de Le Pen. Au deuxième tour, Marine Le Pen a obtenu plus de 10 millions de voix, en augmentant de près de 3 millions le nombre de ses électeurs.

Le danger du Front national

Marine Le Pen n’a pas pu s’installer à l’Élysée. Mais ceux qui, dans les classes populaires, ont choisi de voter pour la représentante de l’extrême droite pour exprimer leur colère, sont toujours là, dans les entreprises, dans les quartiers pauvres.

Une fraction importante du monde du travail a choisi d’exprimer sa colère en se subordonnant à une extrême droite congénitalement antiouvrière.

Il n’y a pas lieu de revenir ici sur la responsabilité écrasante du parti stalinien et du parti social-démocrate dans cette évolution. Pas plus que sur leur responsabilité pour avoir démoli parmi les travailleurs les valeurs du mouvement ouvrier pour y substituer une phraséologie chauvine, xénophobe, raciste et réactionnaire.

Même si ce n’est que l’expression électorale du profond recul du mouvement ouvrier, cela en est une expression. Comme en est une aussi, même si c’est d’une autre manière, le fait qu’une autre partie de l’électorat ouvrier n’ait pas vu d’autre possibilité, pour conjurer ses craintes devant la montée du Front national, que de se jeter dans les bras de Macron.

Même les médias les mieux disposés à l’égard de Macron répètent qu’il ne connaîtra pas d’état de grâce. Et comment pourrait-il en être autrement lorsqu’il annonce que les mesures les plus urgentes qu’il compte prendre le seront par ordonnances, en se passant même des discussions au Parlement dont il ignore encore la composition ? Parmi les mesures qu’il considère les plus urgentes, il y a l’aggravation des lois El Khomri, il y a le démantèlement de la législation du travail et des conventions collectives au profit d’accords d’entreprise.

L’offensive à venir

À la différence de Hollande, Macron ne cherche même pas à dissimuler qu’il est décidé à exécuter tout ce que lui demandera le grand patronat. Celui-ci continuera son offensive contre la classe ouvrière, et plus généralement contre toutes les couches populaires.

Le nouvel exécutif mènera cette offensive au milieu de l’instabilité politique que va engendrer la compétition entre appareils et ambitions des politiciens pour profiter de la recomposition politique qui s’annonce.

Par rapport aux menaces que recèle cette situation, la classe ouvrière a pris beaucoup de retard. Il ne réside pas dans un manque de combativité des travailleurs. Cette combativité, la classe ouvrière finira par la retrouver, car la grande bourgeoisie et son personnel politique ne lui laissent pas le choix. Mais rien ne serait plus dramatique, lorsque l’explosion sociale se produira, que de laisser des démagogues détourner les luttes vers des voies de garage. Et des candidats à ce rôle-là peuvent se trouver aussi bien du côté des mélenchonistes que du côté de l’extrême droite. Ne serait-ce qu’en orientant la lutte vers le protectionnisme ou, pire encore, vers le rejet des travailleurs étrangers, détachés ou pas.

Il ne s’agit pas seulement de défendre les seuls intérêts matériels des travailleurs. Il s’agit plus encore de mettre en avant leurs intérêts politiques. Les deux sont inséparables.

Les directions politiques du mouvement ouvrier, faillies de longue date, n’ont pas été remplacées par une autre décidée à défendre les intérêts matériels et politiques de la classe ouvrière.

Il faut un parti révolutionnaire

Il ne peut pas y avoir de tâche plus urgente que faire renaître un parti qui ait le programme, la volonté et la compétence pour incarner cela. Car la conscience de classe politique n’est jamais suspendue en l’air. Elle est incarnée par un parti communiste révolutionnaire. La nécessité de se donner un parti se pose à la classe ouvrière depuis longtemps. Le retard pris dans ce domaine représente de toute façon du temps perdu pour former des militants ouvriers et les aguerrir. Mais c’est avec la crise économique, la menace pour les masses ouvrières de tomber dans la misère, l’instabilité de la situation politique, la montée de l’extrême droite, que cette question devient cruciale.

Il ne s’agit pas d’être optimiste ou pessimiste. Il ne s’agit pas de spéculer en observateurs en dehors de la lutte des classes. Il s’agit de regarder la réalité en face pour en déduire ce qu’il y a à faire. Car une montée ouvrière puissante peut faire surgir par milliers des militants ouvriers, des cadres susceptibles de conduire le combat de leur classe. Mais il faut qu’ils trouvent le chemin vers l’expérience accumulée au cours des combats du passé de la classe ouvrière.

C’est un problème bien plus ample que l’échéance des élections législatives. Mais cette échéance peut et doit être un pas en avant dans cette direction. Voilà pourquoi Lutte ouvrière n’a pas l’intention de participer à quelque combinaison politicienne que ce soit. Elle présentera des candidats dans la quasi-totalité des circonscriptions. Elle veut permettre aux électeurs qui se reconnaissent dans le camp des travailleurs de voter sans apporter leur soutien à quelque future majorité parlementaire que ce soit. Elle vise à donner au courant qui se revendique du communisme, c’est-à-dire du combat contre la dictature de la grande bourgeoisie sur la société, les moyens de s’affirmer d’élection en élection.

Le futur parti ne se développera que dans les luttes quotidiennes, petites et grandes, de la classe ouvrière. Mais la permanence d’un courant communiste dans les élections contribue à lever un drapeau et à proposer un programme.

                                       Georges KALDY (Lutte ouvrière n°2545)

Val d'Oise, candidats de Lutte ouvrière aux élections législatives de juin prochain




1ère circonscription

Beaumont-sur-Oise, Magny-en-Vexin, Marines, Pontoise, La Vallée-du-Sausseron, Vigny.



Hélène HALBIN
Professeur des Écoles



Suppléant

Thierry PELLET
Responsable technique


2ème circonscription

Cergy Sud, L'Isle-Adam, Saint-Ouen-l'Aumône, Viarmes Commune de Neuville-sur-Oise



Abdel-Basett NEFTIA
Ajusteur



Suppléant

Gaëlle LEGAY
Professeure des écoles



3ème circonscription

Beauchamp, Cormeilles-en-Parisis, Herblay, Taverny.



Muriel MONCHAL
Enseignante


Suppléant

Alain NOÉ
Ouvrier aéronautique


4ème circonscription

Eaubonne, Ermont, Franconville, Saint-Leu-la-Forêt.



Marie-Françoise L'HOMMEDET
Enseignante

Suppléant

Abdelatif EL MARBATI
Aide-soignant


5ème circonscription

Argenteuil Est, Argenteuil Nord, Argenteuil Ouest, Bezons.



Dominique MARIETTE
Professeur retraité


Suppléant

Michel CAMPAGNAC
Enseignant


6ème circonscription

Enghien-les-Bains, Saint-Gratien, Sannois, Soisy-sous-Montmorency.



Agnès REINMANN
Institutrice spécialisée




Suppléant

Juan MUNOZ
Technicien


7ème circonscription

Domont, Ecouen, Montmorency, Sarcelles Sud-Ouest


Gilles BONHOMME
Formateur



Suppléant

Régine LAGARRIGUE
Secrétaire


8ème circonscription

Garges-lès-Gonesse Est, Garges-lès-Gonesse Ouest, Sarcelles Nord-Est, Villiers-le-Bel.



Rémi GAJDOS
Ouvrier de l'automobile



Suppléant

Jean-Claude BON
Technicien


9ème circonscription

Gonesse, Goussainville, Luzarches.



Danièle HANRYON
Agent de sûreté



Suppléant

Patrick GAYRAUD
Ajusteur fraiseur


10ème circonscription

Cergy Nord, L'Hautil (moins la commune de Neuville-sur-Oise)


Éric CASSAN
Conducteur de bus



Suppléant

Bruno POTREL
Facteur

Argenteuil, P. Doucet, Valls


Où est le sud, où le nord, quelle direction prendre ?

Comme son mentor Valls, le député encore-PS et encore-député d’Argenteuil-Bezons est dans la difficulté. Il est toujours le candidat investi par son parti d’origine, et toujours pas investi par le courant-mode « En marche ». Mais à la différence de son copain Valls, il paraît qu’il ne le cherche pas. Bien sûr, si c’est lui qui le dit…

         Le sport d’équilibriste n’est pour lui apparemment pas de tout repos.

         Et rien dans la loi travail dont il a été le champion pour le guider. Rien non plus dans la loi sur l’état d’urgence pour le soutenir. Et pas de 49-3 pour vaincre sans périr !

         Bref, sur un fil, le saut vers l’inconnu…
 

                                                   Quelque peu dubitatif…

 
Mais moins que son mentor qui lundi avait vraiment mauvaise mine. Sans doute cherchait-il son investiture...
 

Argenteuil travailleurs territoriaux. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Argenteuil : une grève des communaux massivement suivie


Depuis 2014, sous prétexte de difficultés financières, la municipalité d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise, n’a cessé d’aggraver les conditions de travail des travailleurs communaux. La semaine de travail a été allongée sans augmentation de salaire correspondante, la charge de travail augmentée, alors que les effectifs sont partout à la baisse.

Depuis trois ans, de nombreux services ont été touchés par des mouvements de grève : le service des écoles à différentes reprises, mais aussi celui de la voirie en décembre dernier. Fin avril, c’était au tour de la quasi-totalité des crèches municipales d’être en grève. Et cela chaque fois pour les mêmes raisons.

Mardi 2 mai, les travailleurs des services affaires générales et état civil ont à leur tour arrêté le travail la journée, ce qui ne s’était pas vu depuis des lustres dans ces services. La grève a été massivement suivie, avec sans doute plus de 80 % de participants qui ont mis une chaude ambiance dans l’hôtel de ville où ces travailleuses, pour l’essentiel, subissent quotidiennement des conditions de travail déplorables.

Ainsi, les dépassements d’horaire non payés ne sont pas rares. La reconnaissance de la municipalité et de la hiérarchie n’est pas au rendez-vous. La charge de travail a augmenté avec la mutualisation des deux services, et dernièrement une nouvelle fois avec la réduction du nombre de lieux de réalisation de la carte d’identité. Celle-ci est concentrée à la mairie d’Argenteuil et pèse sur ces travailleurs. À la revendication de la hausse des effectifs s’ajoute celle d’une revalorisation des salaires.

Une délégation a été reçue mais, comme on pouvait s’y attendre, rien n’en est ressorti, à part… le changement d’appellation de la fonction de ces travailleurs !

En fait, ce qu’ils subissent est général dans tous les services de la ville. Il leur faudra se retrouver tous ensemble pour poser leurs revendications, qui risquent d’être bien semblables d’un service à l’autre.

                                                Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2545)