mardi 9 mai 2017

Education prioritaire : une mobilisation nécessaire. Un bel exemple


Vaulx-en-Velin (Rhône)
Les enseignants se mobilisent pour l’éducation prioritaire

 


                                         Le rassemblement devant l'inspection

À Vaulx-en-Velin, les enseignants n’ont pas attendu le résultat de l’élection présidentielle pour se faire entendre. Plusieurs écoles étaient fermées le vendredi 5 mai en raison d’un mouvement suivi par près de 140 grévistes.
    Réunis massivement en assemblée générale à l’école Youri Gagarine, ils ont dénoncé la baisse des moyens consacrés aux élèves en difficulté, alors que les effectifs augmentent dans ce secteur d’éducation prioritaire.
    Enseignants et parents d’élèves se sont ensuite invités dans les bureaux de l’inspecteur de l’Éducation nationale, puis dans le hall d’entrée de la mairie. Ils sont déterminés à maintenir la pression et préparent déjà leur prochaine mobilisation.

Algérie : élections loin de la vie de la population


Elections en Algérie : la population vote avec ses pieds

 
Les partis au pouvoir en Algérie, le FLN et son allié le RND, ont remporté les élections législatives. Mais seuls 38 % des électeurs se sont déplacés pour voter, après une campagne électorale marquée par de nombreux scandales liés, entre autres, à la corruption. Une campagne dans laquelle les intérêts des travailleurs n'étaient pas évoqués, même dans les discours des principaux partis d'opposition.

La situation de la population s'est encore aggravée depuis la chute du cours du pétrole, se traduisant par une inflation galopante, un délabrement accru des services publics, une augmentation des impôts et un recul de l'âge de la retraite...

Alors les perspectives ne peuvent venir que des mobilisations comme celles des travailleurs du secteur public qui, en octobre, avaient massivement fait grève contre les attaques gouvernementales

lundi 8 mai 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière de ce lundi 8 mai 2017


Macron président : les travailleurs devront se défendre par eux-mêmes ! 

Si l’échec de Le Pen dans la course à la présidence est un soulagement pour beaucoup, avec Macron à l’Élysée les travailleurs ont un adversaire déclaré de leurs intérêts.
Certes, Le Pen ne disposera pas des moyens de l’État pour distiller le poison de la division au sein du monde du travail. Mais, avec plus de 10 millions de voix, le Front national a obtenu plus de suffrages que jamais. Fillon et Dupont-Aignan ayant été éliminés, une partie de l’électorat de droite a logiquement voté Le Pen. Mais celle-ci a aussi bénéficié des voix de nombreux électeurs des classes populaires, écœurés par la politique menée au gouvernement par des partis qui prétendaient les représenter.
C’est un piège mortel. Le vote pour le Front national consacre l’abandon de toutes les valeurs du mouvement ouvrier, de la solidarité entre travailleurs, de l’internationalisme et du drapeau rouge, au profit d’idées chauvines et xénophobes. Une fraction importante du monde du travail a choisi d’exprimer sa colère en se subordonnant à une extrême droite dont la nature profonde est anti-ouvrière.
Le FN va chercher à bénéficier des déceptions qui seront inévitablement suscitées par Macron. Le parti d’extrême droite dresse les travailleurs les uns contre les autres, selon leurs origines, leur nationalité ou leur religion. Il les désarme ainsi dans le combat contre le grand capital. Ses succès électoraux encourageront les individus et les groupes fascisants contre les travailleurs immigrés et les étrangers. Et des hommes de main ainsi dressés constituent une menace pour l’ensemble des travailleurs, leurs syndicats, leurs associations et leurs libertés élémentaires. Ils sont une arme supplémentaire à la disposition du grand patronat.
Les 12 millions d’abstentionnistes, le chiffre record de 4 millions de votes blancs et nuls, en particulier dans les quartiers populaires, montrent qu’une partie importante des électeurs ont refusé le choix entre la millionnaire d’extrême droite et le représentant des banquiers.
La quasi-totalité des politiciens, de la droite filloniste à la gauche du PS, considèrent la victoire de Macron comme celle de la République et de la démocratie. Les milieux d’affaires jubilent.
Avec Macron, c’est un ennemi du monde du travail qui accède à l’Élysée ! Cet ancien banquier exécutera toutes les exigences du grand capital et de la haute finance.
Macron est l’auteur d’une loi qui étend le travail du dimanche, réduit les possibilités de recours aux prud’hommes et facilite les licenciements économiques. Il a inspiré la loi El Khomri, entièrement favorable au grand patronat.
Dès cet été, par ordonnances, il veut poursuivre la démolition du Code du travail. Il veut faciliter les licenciements, plafonner les indemnités prud’homales, augmenter la flexibilité et la précarité, supprimer les 35 heures. Les accords d’entreprise qu’il veut favoriser sont pain bénit pour le patronat. Macron veut supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires et faire 60 milliards d’économies sur les services publics, la santé et les indemnités aux chômeurs. Cette politique va laisser sur le carreau des millions de travailleurs.
Engagé dans une guerre sociale féroce, le grand patronat continuera à licencier et à supprimer des emplois, comme il le fait à Whirlpool, Mim, Vivarte, Tati et bien d’autres dont les médias ne parlent pas. Il va continuer à aggraver la précarité et à peser sur les salaires afin d’augmenter la richesse des capitalistes.
Alors, comme ils ont dû le faire contre Sarkozy puis contre Hollande, les travailleurs devront se défendre sur le terrain de la lutte de classe : les grèves et les manifestations de masse.
L’avidité du grand patronat finira par déclencher des explosions sociales, nécessaires pour empêcher que le monde du travail s’enfonce dans la misère. Mais elles ne seront pas suffisantes. Il faut que les travailleurs aient une claire conscience de leurs intérêts de classe : leur ennemi, c’est la grande bourgeoisie, qui exerce une dictature absolue sur les entreprises et sur l’économie.
Bien des menaces matérielles et politiques pèsent sur les travailleurs. La seule voie pour y faire face, pour s’opposer à l’aggravation de l’exploitation et au pourrissement de toute la vie sociale, c’est de renouer avec le combat. Le mouvement ouvrier dispose de toutes ses armes pour défendre ses intérêts contre le patronat et le gouvernement, et pour mettre fin au capitalisme et au pouvoir de la bourgeoisie

Nathalie ARTHAUD : après le second tour, communiqué


Après le deuxième tour de l’élection présidentielle 2017

Communiqué

 

Emmanuel Macron a largement emporté l’élection présidentielle.

L’importance des abstentions et le nombre élevé des votes blancs et nuls ont cependant montré qu’une partie importante de l’électorat, notamment dans les quartiers populaires, a refusé le choix entre la millionnaire d’extrême droite et le larbin des banquiers.

La quasi-totalité du personnel politique de la bourgeoisie, de la droite extrême filloniste à la gauche du PS, se réjouit de ce qu’ils considèrent comme la victoire de la République et de la démocratie.

Mais si Le Pen a été écartée de l’Élysée, avec Macron, c’est quand même un exécuteur des basses œuvres de la bourgeoisie et un ennemi du monde du travail qui vient d’y accéder. Il exécutera sans état d’âme toutes les exigences du grand patronat et de la haute finance.

Les travailleurs, s’ils veulent s’opposer à toutes les mesures contraires à leurs intérêts, devront se défendre par les seules armes dont ils disposent : les grèves, les manifestations, les luttes collectives, tout comme ils ont dû le faire contre Hollande et contre Sarkozy.

Engagé dans une guerre de classe féroce contre les travailleurs, le grand patronat continuera les licenciements, les suppressions d’emplois, aggravera la précarité, pèsera sur les salaires afin d’augmenter la richesse de la classe capitaliste.

L’avidité du grand patronat finira par déclencher des explosions sociales. Ces explosions sociales, bien que nécessaires pour empêcher le monde du travail de sombrer dans la misère, ne seront cependant pas suffisantes. Il faut qu’elles soient guidées par une claire conscience de la part des travailleurs de leurs intérêts de classe. C’est-à-dire la conscience que leur ennemi principal, c’est la grande bourgeoisie, ceux qui exercent une dictature absolue sur les entreprises et sur l’économie.

Les travailleurs n’ont aucune raison de rejoindre la caste politique de tous bords qui se félicite de l’échec de Marine Le Pen. Car le Front national a obtenu plus de suffrages que jamais dans le passé, y compris dans les quartiers populaires.

Il est dans l’ordre des choses qu’une partie de l’électorat de droite, son candidat Fillon ayant été éliminé, vienne à la rescousse de Le Pen. Mais la candidate d’extrême droite n’aurait pas recueilli un nombre record de suffrages si une partie du monde du travail, écœurée par la politique des partis qui prétendaient le représenter, n’avait pas choisi d’exprimer sa colère en votant pour Le Pen la candidate du Front National.

C’est un piège mortel. Ce vote consacre l’abandon par un nombre croissant de travailleurs de toutes les valeurs du mouvement ouvrier : l’abandon de la solidarité entre travailleurs contre la grande bourgeoisie qui les exploite ; l’abandon de l’internationalisme pour le chauvinisme ; l’abandon du drapeau rouge pour le bleu-blanc-rouge.

La progression de l’influence du Front national parmi les travailleurs, même si elle est pour le moment surtout électorale, encouragera les moins conscients de la classe ouvrière à reprendre à leur compte les préjugés réactionnaires exacerbés par le Front national. Le parti d’extrême droite dresse les travailleurs les uns contre les autres et les désarme dans le combat contre le grand capital. Son succès électoral encouragera les groupes et les individus les plus ouvertement hostiles aux travailleurs qui gravitent à l’intérieur et autour du Front national à passer à l’action, en commençant sans doute par s’en prendre aux travailleurs immigrés. Mais des hommes de main dressés contre les travailleurs étrangers constituent une menace pour l’ensemble des travailleurs, leurs syndicats, leurs associations, leurs libertés élémentaires, et une arme supplémentaire à la disposition du grand patronat.

Pour faire face aux menaces matérielles et politiques qui pèsent sur les travailleurs, il est vital qu’ils retrouvent la conscience que la seule voie pour s’opposer à l’aggravation de l’exploitation et au pourrissement de toute la vie sociale est de renouer avec le combat du mouvement ouvrier contre le capitalisme, avec l’objectif ultime de mettre fin au pouvoir de la bourgeoisie.

                                              Nathalie ARTHAUD, le 7.05.2017

Argenteuil : résultats

Commune de Argenteuil

Résultats de la commune au 2d tour

Liste des candidats Voix% Inscrits% Exprimés
M. Emmanuel MACRON25 919 48,19 77,39
Mme Marine LE PEN7 572 14,08 22,61



Nombre% Inscrits% Votants
Inscrits53 787
Abstentions16 792 31,22
Votants36 995 68,78
Blancs2 740 5,09 7,41
Nuls764 1,42 2,07
Exprimés33 491 62,27 90,53

Elections présidentielles 2017 résultats

Résultats incomplets calculés sur la base de 99.99% des inscrits reçus

Résultats au 2d tour

Liste des candidats Voix% Inscrits% Exprimés
M. Emmanuel MACRON20 703 694 43,63 66,06
Mme Marine LE PEN10 637 120 22,42 33,94



Nombre% Inscrits% Votants
Inscrits47 448 929
Abstentions12 041 313 25,38
Votants35 407 616 74,62
Blancs3 006 106 6,34 8,49
Nuls1 060 696 2,24 3,00
Exprimés31 340 814 66,05 88,51

dimanche 7 mai 2017

Karl Marx n'ira pas voter aujourd'hui


Karl Marx 2017

 


Il y a 199 ans naissait Karl Marx. Dans un texte de 1871 en hommage au modèle de démocratie ouvrière qu'avait été la Commune de Paris, il résumait le sens du suffrage universel dans les « démocraties » bourgeoises : « Décider une fois tous les trois ou six ans quel membre de la classe dirigeante (va) représenter et fouler aux pieds le peuple ».

Une appréciation qui n'a pas pris une ride !

 

Photos du Camp des travailleurs, conscience, lutte et dignité

La Commune de Paris de 1871

Lénine en 1917

Le Congrès de Tours décembre 1920



Femmes en grève en 1936


Trotsky, Rosmer, le petit-fils, Nathalia et la compagne de Rosmer,

Mai 1968. Le 13 mai ?