jeudi 23 mars 2017

Agents territoriaux, aux mêmes attaques, la risposte nécessaire


Cela ne nous fait pas penser par hasard à ce qui se passe à Argenteuil ?
 

Territoriaux de la ville d'Angers et d'Angers Loire Métropole
Ras-le-bol

Mardi 21 mars, 150 travailleurs territoriaux, employés soit à la Ville d'Angers, soit à l'Agglomération ont manifesté devant la mairie pour faire entendre leur ras-le-bol. Ras-le-bol des départs en retraite non remplacés, du gel des effectifs, du recours aux contrats précaires, des missions basculés vers le secteur privé...
      EHPAD, centre communal d'action sociale (CCAS), assainissement, propreté publique, sports et loisirs, bâtiment... Les grévistes venaient de tous horizons, tant les problèmes se ressemblent d'un service à l'autre. Le manque d'effectifs a en effet partout pour conséquence une surcharge de travail pour les agents.
        Béchu, le maire LR, se cache derrière le fait qu'il n'a « pas de marge ». Mais l'argent public, à coup de CICE et de « pacte de responsabilité », coule à flots vers les poches du grand patronat. Alors les travailleurs territoriaux ont bien raison de réclamer qu'il revienne vers les services publics et ceux qui les font fonctionner.

mercredi 22 mars 2017

Nathalie ARTHAUD en campagne


Dans les médias

Aujourd’hui mercredi 22 mars
A 20 heures 30
LCI : Interview de Nathalie Arthaud

Et à 22 h.40

France Info TV : interview de Nathalie ARTHAUD

Demain jeudi 23 mars
à 07h50
France Inter : Interview de Nathalie Arthaud

Vendredi 24 mars
à 07h50
France Info TV : Interview de Jean-Pierre Mercier

Samedi 25 mars
à 08h40
LCI : Nathalie Arthaud est l'invitée de LCI Matin

 Jeudi 30 mars
RFI : Interview de Nathalie Arthaud
à 18h30



Médias : équité, égalité… pipeau !

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a défini des règles à destination des médias. Elles sont censées faire respecter l’équité entre les candidats à l’élection présidentielle, sur une période allant du 1er février au 10 avril. Puis les deux dernières semaines de la campagne devraient être une période d’égalité.
Or les temps de parole des candidats et de leurs soutiens, calculés entre le 1er février et le 5 mars, montrent ce qu’il en a été dans les principaux médias. Les « grands » candidats sont évidemment les mieux servis : 121 heures pour Fillon, 105 pour Hamon, 81 pour Macron, 80 pour Le Pen et 46 pour Mélenchon. C’est pure logique, diront les propriétaires et directeurs de chaînes privées comme publiques.
Mais même des politiciens qui seront d’évidence absents du scrutin ont été bien servis, comme Yannick Jadot, d’Europe Écologie-Les Verts, qui a bénéficié de 11 heures, Henri Guaino, le député LR des Yvelines, avec près de 8 heures, ou Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre de Sarkozy, avec plus de trois heures et demie.
Nathalie Arthaud, qui est effectivement candidate, a pu en tout et pour tout être entendue pendant deux heures. Et voilà l’équité telle que la conçoivent les médias, qu’ils soient aux mains de groupes privés ou de l’État.
                                    Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2537)


Dimanche prochain 26 mars à 15 heures
 avec Nathalie ARTHAUD
 


Venez soutenir notre candidate. Son grand meeting de campagne aura lieu le dimanche 26 mars, dans 15 jours maintenant, aux Docks de Paris, à Saint-Denis, près de la Porte de la Chapelle, à 15 heures.
Nous avons réservé un car qui partira à 14 heures ce jour-là du marché de la Colonie, derrière la gare principale d’Argenteuil. Il faut vite maintenant réserver sa place ! Le transport est gratuit, et il est aller-retour !
Pour réserver, me joindre :
06.99.49.98.64.
MDommarie@aol.com

Bruno Leroux : tout le monde n'a pas un papa député


Les petits passe-droits d’un drôle de monde

Les sommes font certes moins rêver que la fortune accumulée par les 39 milliardaires que compte le pays. Elles sont encore loin de celles dont la famille Fillon a bénéficié, mais tout de même ! Les filles du député du 93, jusqu’à hier ministre de l’Intérieur, censé aider à l’application de la loi, le dénommé Bruno Leroux, ont bénéficié pendant des années alors qu’elles étaient lycéennes de petits « jobs » grâce à papa. Ont-ils donné lieu à un travail  effectif ?  On ne sait pas, mais tout le monde en doute. Tout cela pour un total de 55 000 euros. Petit calcul : pour 8 étés, cela fait près de 7000 euros l’été, pour deux il est vrai. C’est vrai, nettement moins que Pénélope !
         Ça aide d’avoir un papa député !
         Le monsieur vient de démissionner.

"Et appliquez la loi, toute la loi, les gars"


P. Doucet, le député d'Argenteuil-Bezons : un député ou un caméléon ? Les deux mon capitaine !


Un « sens du parti » ? Certes, le sien, son parti tout à fait personnel !

 Eh bien non, il n’a pas donné son parrainage à Hamon. Il l’a mis dans sa poche et cela vaut allégeance à Macron. Bien évidemment, le encore député d’Argenteuil-Bezons trouvera toujours une raison pour justifier son ralliement de fait au défenseur éhonté du capitalisme et de l’offensive contre le monde du travail.
         Mais il compte convaincre ses petits camarades de voter pour lui en juin ?

Un politicien en campagne. On oublie tout et on recommence !

Après avoir posé des jalons pour l’avenir (voir ci-dessus), P. Doucet est en campagne… pour tenter de conserver son poste de député !
         Il vient de sortir un quatre pages de campagne qui mériterait une étude minutieuse tellement il y a de commentaires à effectuer à son encontre.
         Pour ce matin, nous en resterons à deux éléments.
         1.Comme légende à une image, où on le voit parler sur BFMTV, il est indiqué : « Pour vous représenter à l’Assemblée nationale et dans tous les lieux de débats ». Effectivement on l’a beaucoup vu sur BFMTV ou RMC, lieux de débats tout à fait particuliers s'il en est. Mais certainement pas pour « représenter » la population. Ainsi, celle-ci à 70%, et bien plus dans les quartiers populaires, réprouvait la Loi Travail. Contre ces vents contraires, P. Doucet n’a eu de cesse de la défendre, lieutenant discipliné de son mentor Valls !
         2.Il écrit : « …elle (la gauche) n’a pas défendu sa vision de la France, jusqu’à se fourvoyer dans la question de la déchéance de la nationalité. » Laissons de côté la « vision de la France », et ne nous intéressons présentement uniquement à cette question scandaleuse de la « déchéance de la nationalité » où ces gens-là ont été chercher dans le programme du FN cette ignominie.
         Que disait et faisait à son propos le député P. Doucet :
         - entretien avec le site « Atlantico » le 8 janvier 2016 : « Philippe Doucet : Sensible aux remarques de nombreux citoyens bi-nationaux se sentant en risque d’exclusion de la nationalité française, je propose, pour qu’il n’y ait pas deux catégories de Français, la mise en place d’une déchéance de citoyenneté pour tous (français, bi-nationaux) et une peine d’indignité nationale. » ;
         - Le Parisien du 11 février 2016 : « Les avis sont partagés. Avant l'adoption hier du projet de loi constitutionnelle dans son ensemble, les députés val-d'oisiens s'étaient prononcés mardi soir sur l'article 2 qui prévoit d'inscrire dans la constitution le principe de déchéance de nationalité pour les personnes ayant été condamnées pour terrorisme.
A gauche, les socialistes Philippe Doucet, François Pupponi et Dominique Lefebvre se sont prononcés pour…
 »
         Il n’y a pas. P. Doucet est en train de réécrire sa propre histoire. D’un homme de ggauche, luttant contre les inégalités, et pour la fraternité humaine peut-être !
         A d’autres.

L'avenir de la banlieue ouvrière ? A d'autres...

Thalès : dividendes à la hausse, salaires en berne


Thalès : des actionnaires toujours plus choyés

 
Thalès bat des records de rentabilité. L’année 2016 a été historique pour le groupe. Le chiffre d’affaires a augmenté de 6,80 %, et devrait encore augmenter de 5 % en 2017. Rien d’étonnant, pour la 4ème année consécutive les prises de commande dépasse les ventes. Depuis 2011 les dividendes ont doublé, par contre la masse salariale a baissé, et les effectifs ne suivent pas.

Il y a eu des débrayages répétés dans un grand nombre de sites avec des assemblées générales comme à Brive par exemple. Une journée d'action, le 9 mars, a été  suivie sur tous les sites avec arrêt de la production dans certains, mais la direction continue à ne proposer que quelques dizaines d'euros d'augmentations des salaires, augmentations liées aux résultats de chaque filiale et dont la répartition par salarié est décidée par l'encadrement.

Les dividendes des actionnaires seront, eux, en augmentation de 18%. Avec les 340 millions d'euros qu'ils vont se partager, il y a de quoi donner une augmentation de 400€ par mois à tous les travailleurs de Thalès dans le monde !

CGT : la nécssité d'indiquer la voie à suivre pour améliorer le rapport des forces


La CGT appelait hier à une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation. Un article du dernier numéro de notre hebdomadaire sur le sujet.

 

Journée CGT du 21 mars : les vœux pieux ne suffiront pas

Le 21 mars la CGT appelle à une journée nationale interprofessionnelle de mobilisations. Il s’agit, selon la confédération, d’agir pour la « reconquête de l’industrie et des services publics ».
Dans son appel, la CGT décrit ce que serait une économie où chacun trouverait son compte, les salariés, les consommateurs, les territoires et même la nature. On produirait pour les besoins de la population, les investissements publics contribueraient à un développement harmonieux, le chômage serait résorbé par la croissance économique et par la diminution du temps de travail. On pourrait même augmenter les salaires et résorber la précarité.
Tout cela serait sans doute très bien, mais il reste un problème : comment faire pour convaincre le patronat ? Car, pour l’instant, le grand patronat est maître chez lui. C’est lui qui décide ce qu’on produit, où et comment. C’est lui qui ferme, souvent, et ouvre, rarement, des usines. C’est lui qui bloque les salaires, supprime les emplois, impose la précarité généralisée, attaque les retraites. C’est l’État qui défend ses intérêts, qui fracasse les services publics pour pouvoir subventionner le grand capital. C’est le même État qui mène la guerre aux travailleurs, chaque jour, partout et toujours, et y compris lorsqu’il est dirigé par un gouvernement qui se dit de gauche. Le système capitaliste en crise, autre notion absente de l’appel syndical, ramène en arrière toute la société afin que les profits soient augmentés. L’appel syndical peut-il suffire pour inverser cette évolution ?
Pour remonter la pente, les travailleurs devront se battre durement, en masse, avec des objectifs qui en valent la peine. Pour faire reculer le grand patronat, il faudra être assez forts pour lui faire craindre de tout perdre, comme en 1936. Ne pas dire cette vérité aux travailleurs, c’est leur bander les yeux et leur lier les mains.
La situation du monde du travail se dégrade chaque jour, depuis des dizaines d’années, sous les coups portés tout à fait consciemment par le patronat. Les travailleurs le voient et le savent. La direction de la CGT se contente là de leur dire que « ce serait bien si cela se passait autrement », sans même indiquer par quel chemin arriver dans ce paradis.
Le rapport de force entre le patronat et les travailleurs ne s’inversera pas du jour au lendemain. Mais la moindre des choses serait d’indiquer la voie pour le faire.

                                            Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2537)